18/08/2018

« Mission: Impossible » : un sixième épisode à la hauteur

IMG_3879.jpgRares sont les séries qui ne s'essoufflent pas déjà au deuxième épisode, alors quand on en est au sixième…Pourtant, « Mission: Impossible » échappe à cette règle, le dernier volet de la saga, intitulé « Fall Out »,  étant, à l'image de l'avant-dernier, à la hauteur des attentes des fans de la franchise.

On retrouve donc pour la sixième fois Tom Cruise dans la peau d'Ethan Hunt. Sa mission va consister à réparer les dégâts qu'il a lui-même provoqués en refusant de sacrifier un membre de son équipe avec comme conséquence un vol de plutonium qui a permis à de dangereux terroristes de fabriquer trois bombes nucléaires. Il s'agira bien évidemment pour Hunt et son équipe d'éviter que l'irréparable ne se produise.

Ce scénario, dont l'originalité n'est certes pas la première des vertus, est le prétexte à des scènes d'action plus incroyables les unes que les autres. Et tant pis pour les invraisemblances qui sont inhérentes à ce genre de film. Paris, avec des courses-poursuites haletantes dans ses rues, mais aussi Londres, Berlin et le Cachemire (le tournage a eu lieu en Norvège et en Nouvelle-Zélande) servent de somptueux décors à cet épisode. La dernière partie, sensée se dérouler au Cachemire, est époustouflante aussi bien du point de l'action, avec une course-poursuite spectaculaire en hélicoptère, que des décors naturels absolument superbes.

Ce sixième (et dernier?) opus est sans doute plus dramatique que les précédents, Ethan Hunt se retrouvant à plusieurs reprises confronté à son passé et à ses sentiments. Cela n'empêche toutefois pas des notes d'humour, également caractéristiques de la série. Tom Cruise, qui s'est fait une double fracture au niveau de la cheville pendant le tournage en sautant entre deux immeubles au cours d'une cascade, est fidèle à lui-même. Il est toujours très crédible dans son rôle, à tel point qu'on dirait que le temps n'a pas prise sur lui au même titre d'ailleurs que le thème musical toujours aussi génial dans ses différentes déclinaisons. On ne voit pas passer les 2h30 du film, c'est tout dire. (4 étoiles)

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14/08/2018

« The Lady » : remarquable Emma Thomson

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Adapté du roman britannique de Ian McEwan, par ailleurs également scénariste du film, intitulé « The Children Act » (titre original du film), une référence à une loi de 1989 qui place l’intérêt de l’enfant au-dessus de toute considération, « The Lady » a comme personnage principal une Juge à la Haute Cour de Londres, Fiona Maye.

Passionnée par son travail au point de renoncer à devenir mère et à négliger sa relation de couple qui malgré les avertissements de son mari est au bord du gouffre, Fiona Maye va devoir trancher sur le cas d’un adolescent qui refuse une transfusion sanguine, seule à même de le sauver. Mais avant de rendre son verdict, elle décide d’aller le voir sur son lit d’hôpital. Leur rencontre va bouleverser le cours des choses.

 De facture classique qui sied fort bien à son contexte, le point fort du film est indéniablement son interprète principale, Emma Thomson, d’une remarquable justesse dans son rôle de juge. Le fait qu’elle ait assisté, en compagnie du réalisateur, à plusieurs audiences à la cour de justice n’est sans doute pas étranger à ce constat, sans oublier bien évidemment son talent reconnu de longue date. La relation entre Fiona Maye et l’adolescent (Fionn Whitehead, héros de « Dunkerque », excellent lui aussi) est au cœur de ce drame. Elle atteint des sommets d’émotion au moment où la juge prend sa décision au milieu du film.

 Afin de ne pas dévoiler ce verdict, on n’en dira pas plus sur la seconde partie, si ce n’est qu’elle est moins convaincante. Elle prend des allures de mélodrame dont les intentions ne sont pas toujours très claires avec une fin qui toutefois ne manquera pas d’émouvoir aux larmes celles et ceux qui auront laissé leurs sentiments prendre le dessus sur leur mental. (3 étoiles)

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13/08/2018

Un sérieux coup de pédale s’impose

IMG_3875.jpgSurprise à la lecture du tout premier sondage sur les votations du 23 septembre : le contre-projet direct à l’Initiative vélo ne fait pas le tabac auquel on pourrait s’attendre.

En effet, seuls 48% des personnes ayant répondu au sondage Tamedia (ils sont plutôt fiables d’habitude) disent oui ou plutôt oui (44% non ou plutôt non) à cet objet plutôt inoffensif qui charge la Confédération de soutenir des mesures en faveur de la mobilité douce et des pistes cyclables.

Il n’y a toutefois pas de quoi s’affoler, car la campagne vient juste de débuter et seule l’UDC, que les questions environnementales n’intéressent pas, est opposée à ce que les voies cyclables soient mentionnées dans la Constitution, au même titre que les chemins et sentiers de randonnée pédestre le sont depuis…40 ans. Ces premiers chiffres doivent cependant servir d’avertissement à celles et ceux qui soutiennent ce texte pour qu’une campagne efficace soit menée au cours des prochaines semaines.

En cas de réponse positive du peuple le 23 septembre, la Confédération pourra donc soutenir les cantons lors de l’aménagement de voies cyclables de qualité. Et l’on sait que c’est une condition importante pour que le nombre de personnes qui optent pour le vélo, moyen de locomotion très peu énergivore et respectueux de l’environnement, augmente.

Un sérieux coup de pédale s’impose, car il est plus que temps d’attribuer au vélo la place qu’il mérite !

 

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11/08/2018

Du grand au petit écran : Meryl Streep éblouissante dans « Ricki and the Flash »

IMG_3873.jpgFans de Meryl Streep, RTS UN vous gâte ! Une semaine après sa superbe performance en Florence Foster Jenkins, revoilà la brillantissime actrice américaine sur le petit écran. Elle est géniale dans « Ricki and the Flash » et sa seule présence dans le rôle principal est déjà une raison suffisante pour se mettre devant la télévision dimanche soir.

Ricki Rendazzo (Meryl Streep) a quitté son mari (Kevin Kline), remarié depuis, et ses trois enfants devenus adultes, il y a de nombreuses années pour poursuivre son rêve de devenir une rock star. Un rêve qui se concrétise le soir avec son groupe « Ricki and the Flash » en reprenant des standards de la chanson américaine dans un bar de banlieue et la journée en étant caissière dans un supermarché.

Entretenant des relations à distance, au sens propre et figuré, avec ses deux fils et sa fille, Ricki est un jour appelée à l’aide par son ex-mari quand leur fille (Mamie Gummer, la propre fille de Meryl Streep) plonge dans une grave dépression après son divorce. Les retrouvailles avec cette « mauvaise » mère au look improbable et aux manières qui n’ont pas grand-chose à voir avec le milieu bourgeois dans lequel évolue sa famille ne vont évidemment pas se faire facilement.

On l’aura compris, ce n’est pas l’originalité du scénario le point fort du film, mais le jeu des acteurs, tous excellents, et plusieurs scènes très réussies qui le composent. A commencer par celles qui mettent en scène « Ricki and the Flash » dans le bar avec une Meryl Streep qui s’en donne à cœur joie en chantant de manière très convaincante avec sa voie grave faite pour le rock. Les scènes familiales, celle du restaurant est particulièrement jouissive, et celles du mariage, qui concluent en beauté le film, sont également à relever. Un film au final sans grandes surprises, mais qui donne une pêche d’enfer à l’image d’une Meryl Streep plus énergique que jamais et sur laquelle le temps ne semble pas avoir de prise !

4 étoiles, « Ricki and the Flash », RTS UN, dimanche 12 août, 20h35.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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08/08/2018

« Sans un bruit »: une réussite dans le genre

IMG_3787.jpgAmateurs et amatrices de thrillers fantastico-horrifiques, ne manquez pas d’aller voir « Sans un bruit » (titre français de « A quiet place » qui signifie « un endroit tranquille » qui ne l’est que dans les apparences) qui vous tiendra en haleine pratiquement du début à la fin.

L’histoire tient en trois lignes: une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures, qui ressemblent à des fourmis géantes aveugles, et qui ont déjà fait des ravages parmi les humains. Elles vous attaquent au moindre bruit. Et si elles vous entendent, il est déjà trop tard.
 
À partir de ce synopsis, facile d’imaginer comment il va être compliqué pour ces parents et leurs trois enfants d’éviter tout bruit au risque d’être immédiatement tué, et encore plus spécialement quand la maman va bientôt accoucher. Réussiront-ils à s’en sortir et à trouver une solution pour se débarrasser de ces créatures maléfiques?
 
Réponses après 90 minutes d’un suspense par moment insoutenable grâce à de nombreux rebondissements, certes parfois peu crédibles, mais là n’est pas vraiment l’important pour un film qui appartient à la catégorie « fantastique », des acteurs excellents (John Krasinski, rôle principal masculin, est également le réalisateur du film), une mise en scène parfaitement maîtrisée, une atmosphère « délicieusement » anxiogène. Bref, un film efficace, nerveux et spectaculaire. Une réussite dans le genre. (4 étoiles)

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