Bonn(y)dée

  • Le 5 avril : Transition écologique et justice sociale !

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    IMG_0508.jpgEn cette période difficile, nos pensées vont à celles et ceux qui luttent pour maintenir à flot nos institutions et sont au front pour faire fonctionner notre système de santé ainsi que notre approvisionnement et notre sécurité.

    Nos pensées vont également à toutes celles et ceux qui sont touché·e·s dans leur santé par le virus ainsi qu’à leurs proches. Malgré la situation extrême dans laquelle nous nous trouvons, le 2ème tour des élections au Conseil administratif est maintenu. Plus que jamais il est important de nommer des représentant·e·s à la hauteur des enjeux. Dès lors, les 4 candidat·e·s Sami Kanaan, Frédérique Perler, Christina Kitsos et Alfonso Gomez se présentent en Ville de Genève sur la liste n°1.

    Elles et ils s’engagent à agir concrètement en matière de justice sociale, d’égalité et de lutte contre les changements climatiques. Elles et ils portent les valeurs de solidarité, d’inclusion et de participation.

    Dès aujourd’hui, nous devons agir ensemble pour soutenir notre collectivité sur tous les plans face à l’urgence, tout en nous préparant aux conséquences de la crise. Nous devons agir et penser à tous les défis sociaux, environnementaux et économiques auxquels il nous faudra donner une réponse solidaire et engagée !

    Seule une équipe soudée sera en mesure de gérer cette situation exceptionnelle.
    Ne manquez pas ce rendez-vous démocratique.
    Le 5 avril, faites entendre votre voix !

    Votez la liste 1 : Sami Kanaan, Frédérique Perler, Christina Kitsos et Alfonso Gomez

    Programme et candidat·e·s :
    https://noussommesvertes2020.ch/
    https://2020.ps-geneve.ch

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  • Du grand au petit écran : « Tu ne tueras point »

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    IMG_0486.jpgEnvie de voir un film qui vous prend aux tripes ? Alors, « Tu ne tueras point » est pour vous. A une condition toutefois : ne pas être une âme sensible, car les scènes de bataille de la deuxième partie du film sont d'un réalisme hallucinant, par moment à la limite du supportable.

    Basé sur une histoire vraie, « Tu ne tueras point » raconte l'histoire de Desmond Doss, un jeune homme qui veut absolument s'engager dans l'armée américaine pour servir son pays au cours de la seconde guerre mondiale tout en refusant de porter une arme, sa foi le lui interdisant.

    La première partie du film est consacrée à l'enfance de Desmond, ce qui permet de comprendre les fondements de son objection de conscience, et à sa rencontre avec la femme de sa vie. Elle va être à l'origine, de par son métier d'infirmière, de l'engagement que Desmond souhaite avoir au sein de l’armée : soldat sanitaire pour sauver des vies. Seulement, même dans cette fonction, refuser de porter une arme revient à être un objecteur de conscience. Avant de pouvoir aller sur les champs de bataille, Desmond va tout d'abord devoir se battre, sans violence, contre les idées reçues de ses camarades et les instances militaires qui veulent s'en débarrasser. Vainqueur de ce combat, Desmond pourra alors, dans la deuxième partie du film, remplir la mission qu'il s'est fixée avec l'aide de Dieu.

    « Tu ne tueras point » est un film qui ne laisse pas indifférent, et ce bien au-delà de la dureté des scènes de bataille qui montrent bien l'horreur de la guerre. Il questionne sur la foi qui peut renverser les montagnes, sur la violence intériorisée et ce que l'on peut en faire, sur le besoin de s'engager malgré sa différence, sur l'absurdité de la guerre. Le film de Mel Gibson, 6 nominations aux Oscars 2017, n'est pas parfait. On peut lui reprocher quelques longueurs, un brin de manichéisme et d'appuyer un peu trop sur la foi de Desmond.

    Mais ces défauts sont largement compensés par des images à couper le souffle, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard, un montage brillant, des acteurs excellents, à commencer par Andrew Garfield qui donne toute sa crédibilité à ce soldat venu d'ailleurs, un suspense par moment insoutenable et des émotions tout au long du film qui finissent par vous clouer sur votre siège au moment du générique de fin.

    Inédit. 4 étoiles. « Tu ne tueras point ». France 3, jeudi 26 mars, 21h05.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : « 3 Billboards » (« Les panneaux de la vengeance »)

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    IMG_0467.jpg« 3 Billboards » (en français « Les panneaux de la vengeance » alors qu’il n’est aucunement question de vengeance dans le film…), César 2019 du meilleur film étranger, mêle à la fois tragédie et comédie, ce qui est souvent un pari risqué. En effet, si la sauce ne prend pas, le film peut vite devenir indigeste.

    Autant le dire tout de suite, et à quelques détails près, le mélange des genres est réussi dans « 3 Billboards » grâce à un scénario inventif, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard, des images magnifiques et une distribution exceptionnelle à la tête de laquelle on retrouve Frances McDormand (Oscar 2018 de la meilleure actrice), Sam Rockwell (Oscar 2018 du meilleur acteur dans un second rôle) et Woody Harreslon.

    Le film raconte l’histoire de Mildred Hayes qui, lassée que l’enquête sur la mort de sa fille violemment assassinée n’avance pas, décide un beau jour de louer 3 panneaux publicitaires immenses et abandonnés à l’entrée de la ville afin d’interpeller la police sur son inaction. Cette initiative va mettre le feu, au sens propre et figuré, dans cette petite ville du Missouri qui cumule les travers d’une Amérique réactionnaire, à savoir, entre autres, bêtise, violence, racisme, homophobie et alcoolisme, caractérisée par le personnage du policier Jason Dixon (génial Sam Rockwell).

    Si le trait est volontairement forcé, ce qui permet de jouer sur un humour noir du meilleur effet, c’est pour mieux questionner les notions de justice et de pardon, mais aussi la capacité de l’être humain d’évoluer dans un contexte qui bouge à l’image d’une fin très réussie. « 3 Billboards » est parfois déroutant, jamais ennuyeux malgré son rythme relativement lent et, au final, souvent jouissif.

    Inédit. 4 étoiles. « 3 Billboards » (« Les panneaux de la vengeance »). RTS 1, lundi 23 mars, 20h45.

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • « Dark Waters » : justice contre intérêts financiers

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    IMG_0371.jpgTiré d’une histoire vraie, « Dark Waters » se déroule sur près de deux décennies et raconte le combat de Rob Bilott, avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques et qui, ironie du sort, va mener un combat sans merci contre l’une d’elle.

    Rob Bilott, qui a vécu une partie de son enfance dans cette région, est interpellé par un paysan dont les bêtes meurent les unes après les autres après avoir eu un comportement extrêmement agressif et présentant de graves anomalies physiques. L’avocat découvre assez rapidement que ce sont les rejets toxiques de l’usine du puissant groupe chimique DuPont, premier employeur de la région, qui sont les responsables de cette pollution mortelle. Mais pour le prouver, il va devoir affronter de nombreux obstacles qui vont mettre en péril sa carrière, sa vie de famille et sa santé.

    Film-enquête sur un des plus gros scandales industriels et environnementaux de ces quarante dernières années, « Dark Waters » expose avec une grande précision et beaucoup de sérieux, à l’image de son excellent interprète principal Mark Ruffalo, les tenants et aboutissants de cette sordide affaire. A tel point que le film, après un début captivant et enlevé, prend des allures de documentaire, ce qui n’est pas sans conséquence sur son rythme qui connaît une nette baisse de régime dans une deuxième partie qui fait écho à la très grande patience dont les protagonistes ont dû faire preuve pour avoir une réponse de la justice.

    Mais malgré cette faiblesse, les questions que soulèvent le film, et notamment celle de la complexité du combat de la justice contre d’énormes intérêts financiers, ne laisseront personne indifférent. (3 étoiles)

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas désagréable, mais pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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  • Du grand au petit écran : « Happy Birthdead » et « Ant-Man »

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    IMG_0437.jpgTree revit sans cesse sa journée d’anniversaire qui se termine quoiqu’elle fasse par sa mort, d’où le titre du film. Et pas n’importe quel mort, puisqu’elle est assassinée de manière toujours brutale par un mystérieux meurtrier masqué avant de se réveiller le lendemain matin et de revivre son cauchemar jusqu’à ce qu’elle découvre finalement qui veut sa mort.

    Si utilise certains codes du film d’horreur - les cris, des bruits stridents, une musique angoissante, une héroïne tout juste sortie de l’adolescence et la romance qui va inévitablement avec, les armes blanches - le film est avant tout un thriller qui lorgne du côté du fantastique et avec pas mal d’humour.

    Le point fort du film est incontestablement le fait de ne pas ennuyer le spectateur malgré son côté répétitif et de l’impliquer dans l’histoire à la recherche d’indices pour tenter de découvrir l’assassin. Il y a même un côté jouissif à anticiper le meurtre de l’héroïne et la retrouver dans le plan suivant se réveiller une nouvelle fois pour affronter une « même » journée avec une autre stratégie pour démasquer, au sens propre et figuré, son meurtrier.

    Si le scénario est donc très efficace dans les scènes d’action, on n’en dira pas autant dans celles qui développent les relations entre les personnages d’une platitude certaine, frôlant même parfois la mièvrerie. Pas de quoi toutefois renoncer à voir le film si on est un amateur du genre.

    Inédit. 3 étoiles. « Happy Birthdead ». RTS 1, nuit du vendredi 20 au samedi 21 mars, 00h45.

    IMG_0439.jpgDoté de pouvoirs qui lui permettent de se faire aussi petit qu'une fourmi, mais avec une force inversement proportionnelle à sa taille, « Ant-Man » va devoir affronter le méchant de service, lui aussi en possession de cette technologie, pour l'empêcher de la vendre à des fins guerrières. Rien de bien neuf par rapport au film de ce genre sur le fond, mais on n'en dira pas autant sur le forme.

    En effet, l'humour est omniprésent et on rit franchement à plusieurs reprises. Les clins d'œil aux Avengers, la bande de copains déjantée de Scott ou encore les effets comiques dus au contraste « grand-petit » sont très drôles. Les effets spéciaux sont formidables. Ils sont au service du film et non le contraire, ce qui n'est pas toujours le cas dans ce genre de production. Au final, un divertissement de bonne facture et bienvenu dans cette période compliquée.

    3 étoiles. « Ant-Man ». RTS 2, vendredi 20 mars, 23h20.

     

    5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

     

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