04/05/2018

CFF : des prix renversants

IMG_2457.jpgVoyager en train, c’est cher. C’est en tout cas ce que pense une majorité des gens. Certes, avec le demi-tarif, et à condition de l’utiliser tout de même plusieurs fois par année pour le rentabiliser, c’est déjà plus abordable. Mais un aller-retour Genève-Berne à 51 francs, ce n’est tout de même pas donné, surtout si on est plusieurs adultes.

Il est toutefois possible de voyager avec les CFF à des prix défiant toute concurrence.  Je l’ai découvert presque par hasard en voulant me rendre à Delémont au début du mois d’avril. J’avais certes lu à la fin du mois de mars que les CFF allaient revoir à la baisse une partie de leurs prix avec notamment des billets dégriffés dont le prix normal pourrait être réduit de 70%, en particulier aux heures creuses.

Quelle n’a donc pas été ma (bonne) surprise lorsque voulant acheter mon billet pour Delémont un samedi en partant à 7h15 de Genève et à 17h45 de Delémont, pas vraiment des heures creuses, que l’aller et retour était à 19 francs et 20 centimes au lieu de 64 francs avec le demi-tarif ! Un prix renversant ! J’ai à partir de là regarder d’autres offres et ai pu constater qu’à certaines heures un Genève-Berne coûtait 7 francs 70 ou encore un Genève-Lugano 27 francs 40 !

Alors bien sûr, mieux vaut réserver son billet dès que son achat est possible, soit 30 jours à l’avance, et avoir de la souplesse au niveau de ses horaires pour voyager à petit prix avec les CFF. A moins d’être suffisamment réactif, et un peu chanceux, pour obtenir une carte journalière à…29 francs (toujours avec le demi-tarif) et là plus aucune contrainte d’horaire et plus d’excuses pour privilégier ce moyen de transport qui préserve notre environnement !

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10/04/2018

Jamais content!

Les comptes 2017 de la Ville de Genève sont largement bénéficiaires et tout le monde devrait s’en réjouir! Et bien non! La droite municipale, oui celle qui voulait faire des coupes pour 2,5 millions dans ce même budget et qui s’est faite renvoyée à ses études par le peuple le 4 mars dernier, ne peut bien évidemment pas afficher sa satisfaction sans quoi toute sa stratégie du « je coupe pour couper » s’effondrerait d’un seul coup.

Et cela reviendrait également à reconnaître que la Ville de Genève est fort bien gérée depuis de très nombreuses années par la Conseillère administrative socialiste, et candidate au Conseil d’Etat, Sandrine Salerno. Voilà qui en est trop pour cette majorité qui, année après année, voit ses prévisions catastrophiques être démenties par la réalité des chiffres qui est têtue. Ne reste donc plus que la mauvaise foi pour affirmer au PDC « qu'il n’y a pas de quoi pavoiser » ou encore au PLR que « l’excédent est  construit sur des recettes artificielles ou fictives ».

En attendant, les citoyennes et citoyens de la Ville de Genève sauront sans doute, eux, apprécier que les comptes présentent un boni de 33,5 millions, supérieur de 32,1 millions à ce qui était budgété, et pourront entonner en pensant à la droite municipale la chanson d’Alain Souchon « Jamais content»! 

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11/03/2018

40 ans après sa mort Cloclo est bien vivant !

IMG_1911.jpgIl paraît que les personnes qui l’ont vécu se souviennent de ce qu’elles faisaient quand elles ont appris la mort de Claude François, il y a très exactement 40 ans, le 11 mars 1978. C’est mon cas.

J’avais 13 ans et je regardais l’émission du samedi après-midi sur TF1, présentée par Denise Fabre, quand soudain un message apparut au bas de l’écran annonçant que le chanteur était mort. Stupeur et incrédulité ! Comment était-il possible qu’une des plus grandes vedettes de la variété française des années 60 et 70 ait disparu aussi soudainement ? La réponse vint quelques minutes plus tard et nul n’ignore depuis lors que l’eau et l’électricité ne font pas bon ménage…

40 ans après cet événement tragique, Claude François continue d’être bien vivant grâce à ses chansons indémodables, comme l’a montré le succès remporté par M. Pokora avec son CD de reprises. Il continue d’être également bien présent grâce aux nombreux reportages qui lui ont été consacrés et qui mettent en lumière une personnalité pour le moins complexe qui contribue à sa légende. Et puis, on n’oubliera pas le grand écran avec deux films, « Podium » et « Cloclo », qui ont eux aussi participé à entretenir le souvenir du chanteur qui a vendu plus de disques depuis sa mort que lors de son vivant !

A titre personnel, les souvenirs en lien avec Claude François sont nombreux, à commencer par « Le lundi au soleil » qui est le tout premier 45 tours de ma collection et la photo ci-jointe est celle de la couverture originale. Je pourrais aussi citer la revue des députés 2009 où dans le cadre d’un sketch nommé « l’école des fans », je jouais Cloclo et chantais une version adaptée de « Alexandrie, Alexandra », la chanson sur laquelle tout le monde a dansé au moins une fois dans sa vie, tant elle fait partie du patrimoine des soirées dansantes !

Je trouve d’ailleurs toujours formidable de voir des jeunes nés bien après la mort de Claude François chanter et danser sur ses chansons donnant l’impression que le temps est suspendu alors que l’année prochaine il aurait eu 80 ans…

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25/02/2018

Lutte contre les discriminations : ça avance !

Après avoir pris connaissance de la consultation, à laquelle le canton de Genève n’a pas participé contrairement à 22 autres cantons, ce qui est incompréhensible, la commission des affaires juridiques du Conseil national a poursuivi ses travaux de mise en œuvre de l’initiative parlementaire du conseiller national Mathias Reynard, intitulée «Lutter contre les discriminations basées sur l'orientation sexuelle», déposée le…7 mars 2013, soit il y a pratiquement 5 ans jour pour jour (1) !

Comme on ne le sait que trop, le chemin est long, trop long en Suisse en matière d’égalité des droits pour les personnes LGBT. C’est ainsi qu’après une entrée en matière favorable de la Commission des affaires juridiques du Conseil national en février 2014, la Commission des affaires juridiques du Conseil des Etats avait quant à elle refusé d’approuver cette décision en juillet 2014. Qu’à cela ne tienne, la Commission du Conseil national avait tout de même proposé à son plénum, en novembre 2014, de donner suite à l’initiative, ce que celui-ci a fait en mars 2015. La Commission des Etats s’est alors ralliée à cette décision en avril 2015. Puis, plus rien jusqu’en mars 2017, date à laquelle le Conseil national a prolongé jusqu’à la session de printemps 2019 le délai imparti pour traiter l’initiative, celui-ci étant en voie d’être dépassé.

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23/02/2018

Votations en Ville de Genève : 6 X NON

L’échéance du 4 mars approchant à grands pas, il est temps pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore fait de voter ! Les électrices et électeurs de la Ville de Genève sont particulièrement sollicités puisqu’ils ont la possibilité de voter à huit reprises. Deux sujets retiennent particulièrement l’attention : les Fêtes de Genève et les coupes budgétaires.

sans-titre 2.pngConcernant ces dernières, rappelons que la votation vise à refuser des coupes linéaires (2,5 millions touchant la culture, l’allocation de rentrée scolaire, la solidarité internationale et les dépenses générales des départements avec des conséquences, notamment, sur la sécurité incendie, l’entretien des parcs, des places de jeux, des bâtiments scolaires et l’organisation de manifestations populaires) qui ne se justifient absolument pas du fait que les finances de la Ville de Genève sont saines.

Alors que le budget 2018 n’a toujours pas été voté par le Conseil municipal, la victoire du NON enverrait un signal très clair à la majorité: si elle s’entête dans sa politique de diminution des charges à la hache, elle devra faire face à de nouveaux référendums. C’est pourquoi il faut voter quatre fois NON le 4 mars.

sans-titre.pngQuant à la votation sur les Fêtes de Genève, qui s’inscrit dans un contexte qui a vu les deux derniers exercices se solder par un déficit cumulé de dix millions de francs, les votant.e.s ont le choix entre deux projets qui sentent la naphtaline: se focaliser sur le nombre de jours que doivent durer ces fêtes, en y ajoutant la place des forains, est en effet un débat du siècle passé. Il est temps de tout mettre à plat et de réfléchir au concept des Fêtes de Genève en n’évitant aucune question, y compris celle de leur existence.

C’est la raison pour laquelle il faut voter deux fois NON le 4 mars afin de laisser la porte ouverte à toutes les options. Voter OUI à l’initiative et/ou au contre-projet figerait en effet un concept qui a fait son temps.

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