10/10/2012

Le candidat choisi par le PLR et l'indépendance

Dans le discours que le candidat choisi par le PLR a prononcé pour lancer sa campagne à la fin du mois dernier, il est question à un moment donné de ma candidature.

On peut y entendre ceci : "Un autre candidat se dit indépendant et simultanément se fait le porte-voix des cyclistes, des homosexuels, des Pâquis, de telle ou telle association. Est-ce vraiment cela l’indépendance?"  A noter que sur le site du candidat choisi par le PLR,  les mots « homosexuels » et « Pâquis » ont disparu : ils devaient sans doute faire tâche dans le discours  «propre en ordre » du candidat choisi par le PLR.

Mais l’essentiel est ailleurs : comment un candidat soutenu à coup de dizaines (centaines ?) de milliers de francs  par les milieux économiques, et choisi par un parti qui n’est pas le sien, peut-il donner des leçons sur ce qu’est l’indépendance ? Comment peut-il dire qu’il veut être élu « pour représenter tous les Genevois » alors qu’il devra inévitablement rendre des comptes à ceux qui l’auront largement soutenu financièrement pendant cette campagne ?

Après tout, pourquoi pas ? Celles et ceux qui voteront pour lui le savent, ou tout du moins devraient le savoir. Alors qu’il l’assume et évite de jouer les donneurs de leçons sur ce qu’est l’indépendance !

Commentaires

Excellent !

Écrit par : Pascal Décaillet | 10/10/2012

Comment pouvez-vous donc douter de l’indépendance de ce très précieux Guillaume Barazzone, un pur produit de la méritocratie genevoise, un homme qui s’est toujours engagé pour la défense des plus démunis, un homme avec des convictions politiques profondes et non pas de simples éléments de langage vulgaires à visée électoraliste ?

La ville de Genève a rarement eut la chance de disposer d’un candidat de ce calibre. Chaque intervention de Monsieur Barazzone laisse une trace indélébile du niveau de sophistication de sa rhétorique politique. Cet humaniste n’hésite d’ailleurs pas à citer en exemple de grands noms de l’Histoire politique comme celui du très centriste Jean-François Coppet.

Lors du discours d’inauguration de sa campagne, Monsieur Barazzone a affirmé « qu’il se battait pour ses idées et pas pour des intérêts ». Et des idées, il en a énormément comme l’atteste son programme électoral extrêmement riche en propositions innovantes, audacieuses, documentés et maîtrisées. Au hasard : « construire davantage de logement » ou encore « modifier l’éclairage public ». Ne s’agit-il pas là de propositions dignes de la Genève internationale ?

Mais au-delà des mots, il y a les actes. Et sur ce point, Monsieur Barazzone, s’il est élu, ne se contentera pas de « gérer » la ville de Genève. Non. Gérer une des vingt villes les plus globalisées du monde est une activité beaucoup trop facile pour un être aussi savant et compétent que lui. Lui, il l’a fera « progresser » (car il est bien connu des bonnes gens qu’une gestion efficiente n’est déjà pas une forme de progrès). Tout du moins, ce sont les propos qu’il a tenu durant ce même discours. Mais encore une fois, les bonnes gens savent bien que si Monsieur Barazzone dit quelque chose, c’est qu’il le fera. Comment peut-il en être autrement ?

Pour vous en convaincre, je vous invite à réentendre son discours donné dans ce lieu populaire qu’est la brasserie aux Halles de l’île face à un public endimanché extrêmement hétéroclite traduisant la capacité de Monsieur Barazzone à dépasser les frontières de sa classe sociale : http://www.youtube.com/watch?v=lLlwwvdlGgY&feature=plcp

Écrit par : Drope | 11/10/2012

La jalousie est un vilain défaut.
Monsieur Bonny soyez positif et arrêter de vous plaindre.
Quand a l'indépendance, je n'y crois pas une seconde. Vous n'êtes pas plus indépendant que Barazzone.
Barazzone est le candidat de l'Entente, ou est le problème !
Je peux vous dire que c'est bien le PDC qui lui demande de se présenter.
Tiens pour la route, j'ai été le témoin du soutien enthousiaste de membres d'autres partis, non PLR et de gauche

Écrit par : Bertrand Buchs | 11/10/2012

Votre candidature « indépendante » est animée par un esprit de revanche contre votre ancien parti. Et l'on ne construit rien de crédible avec un esprit de revanche.

Écrit par : Cerutti Benoît | 11/10/2012

Cher Benoît, entièrement d'accord! Je l'ai dit dès l'annonce de ma candidature, la revanche n'est pas un bon moteur. C'est la raison pour laquelle ma candidature n'a rien à voir avec elle...

Écrit par : Didier Bonny | 11/10/2012

Cher Docteur, entièrement d'accord! La jalousie est un vilain défaut que je ne connais, heureusement,pas. Je suis très positif et ne me plains pas: je compte bien créer la surprise le 4 novembre. Mon blog ne faisait que de répondre à la mise en doute de mon indépendance par, je persiste, le candidat choisi par le PLR. Quand on me cherche, on me trouve...

Écrit par : Didier Bonny | 11/10/2012

Les commentaires sont fermés.