25/10/2012

1 franc dépensé pour la sécurité = 1 franc dépensé pour la prévention

Etre en sécurité, c’est se sentir à l’abri du danger et protégé par la force publique. Ce sentiment est mis à mal quand il y a des déprédations régulières sur le domaine public, du tapage nocturne ou encore quand les dealers s’approprient des rues, des parcs ou des préaux et que la force publique semble inopérante. Cela n’est pas acceptable. La population attend des réponses concrètes et efficaces pour que la délinquance et les incivilités diminuent.

L’augmentation continue des forces de police, cantonale ou municipale, fait partie de la solution. En effet, une présence accrue des agents de la police municipale sur le terrain permettra de prévenir les agressions et les vols en tout genre, mais ce n’est pas la panacée pour résoudre tous les problèmes. C’est pourquoi je propose la mise en place d’un système de prévention en collaboration avec les forces de sécurité pour faire respecter les dispositions légales. D’où ma proposition « 1 franc dépensé pour la sécurité = 1 franc dépensé pour la prévention ».

Prenons l’exemple des fêtes arrosées dans les parcs : elles génèrent des déchets, des désagréments pour le voisinage et des problèmes d’abus d’alcools, en particulier chez les jeunes. Je souhaite mettre en place un projet pilote comprenant un travailleur social, un policier municipal, un policier cantonal et une personne membre d’une association experte sur les thèmes des conduites addictives. Leur mission : aller à la rencontre de ces jeunes fêtards pour les responsabiliser. Une solution plus constructive que de simplement fermer les préaux, ce qui ne ferait que déplacer le problème dans un autre endroit du quartier. Une telle fermeture ne doit être envisagée qu’en ultime recours, comme ce fut le cas il y a quelques années pour le préau de l’école des Vollandes, aux Eaux-Vives.

En tant que directeur d’établissement scolaire, j’ai pu expérimenter et apprécier  la force du réseau où chacun occupe une place qui permet de resserrer les mailles du filet et d’améliorer le bien vivre ensemble. Cette approche est moins spectaculaire que de faire des déclarations à l’emporte-pièce sur la fermeture de tous les préaux durant la nuit ou l’armement de la police municipale, mais elle vise le long terme.

Le « tout sécuritaire » a ses limites. Développer le volet « prévention », également dans les lieux d’éducation et d’animation sur les conséquences de la drogue et de l’alcoolisme, est essentiel : ne traiter que le symptôme est insuffisant, cela ne règle pas le problème en profondeur. La sécurité, c’est la répression ET la prévention. Une bonne articulation entre les deux est une nécessité pour améliorer la qualité de vie en Ville de Genève.

Commentaires

Incroyable... vous avez reussi a placer le "sentiment subjectif d'insecurité" que même la gauche commence a trouver depassé.

Je vous predis votre integration au PS d'ici une année.

Écrit par : Eastwood | 26/10/2012

C'est bien gentil de parler de prévention s'agissant de la propreté des parcs ou de la consommation d'alcool abusive, mais pour le trafic de drogues, les cambriolages et les attaques sur les personnes agées, on fait quoi comme prévention? On invite une des charmantes petites frappes d'outre Méditerannée qui arpentes nos quais pour boire un thé et lui dire que c'est pas bien tout ça, et qu'il faut qu'il se responsabilise?

Écrit par : Amusé | 26/10/2012

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