03/12/2012

Ultimatum

La sautière du Grand Conseil m’a déjà contacté suite à l’annonce ce matin de Guillaume Barazzone de démissionner du Grand Conseil. Je peux donc à présent prendre « officiellement » ma décision.

Nous avons convenu que je donnerais ma réponse au plus tard ce mercredi à midi afin que la commission des droits politiques, qui se réunit mercredi à 17h, puisse, le cas échéant, donner un préavis positif ou négatif au Grand Conseil sur ma compatibilité à siéger.

Et ce ne serait dans mon cas pas qu’une simple formalité, car la discussion avait déjà eu lieu en 2008 au moment où les directeurs d’établissement du primaire avaient obtenu le statut de cadre supérieur et non pas de cadre intermédiaire comme l’étaient les inspecteurs. Finalement, la décision avait été prise que je pouvais continuer de siéger n’étant pas dans l’entourage immédiat du Conseiller d’Etat.

Mais aujourd’hui si je décidais de siéger comme indépendant, alors que mes conditions professionnelles sont  exactement les mêmes qu’en 2008, je ne serais pas étonné que par calcul politique le débat soit tout autre…

Commentaires

Cette fois, c'est la commission des droits politiques qui va étudier votre cas...et non les copains du bureau du GC! Ca change la donne. Je ne vois pas comment cette commission pourrait détourner la loi qui est très claire, ne vous en déplaise.
Mais votre dernier § est assez significatif...seriez-vous en train de vous trouver une porte de sortie honorable?

Écrit par : Duval | 03/12/2012

En tout cas, je vous souhaite bien du courage pour prendre cette décision difficile. Un conseil: évitez de lire les journaux ou tout autre média jusqu'à votre décision. Cette décision, vous devez la prendre seul.

Écrit par : Jeune | 03/12/2012

Et vous irez y faire quoi? La carpe??? privé que vous serez de commissions...

Écrit par : Jacques de Curtis | 03/12/2012

En effet, ton statut est différent de celui de 2008....puisque tu avais fait campagne en 2005 comme instituteur. Ta nomination à la fonction d'inspecteur t'autorisait à siéger comme "viennent ensuite". Par contre, celle de directeur (cadre supérieur) te prive de ce privilège!
Tu as toujours la solution de démissionner de ton poste de directeur et demander de revenir à ton premier amour (l'enseignement dans une classe), pour siéger comme indépendant! Choix cornélien...pour les quelques mois qui restent avant l'échéance de l'automne 2013!

Écrit par : J-F Girardet | 03/12/2012

Je vous ai trouvé une solution! Adhérez au PS, là où vous auriez dû toujours aller...oups mais pas forcément compatible avec les vues du paternel...

Écrit par : Jacques de Curtis | 04/12/2012

@ Jean-François: La commission des droits politiques avait déjà statué en 2008 du fait de mon changement de statut en cours de législature et avait décidé (de mémoire à 14 contre 1) que je pouvais continuer de siéger...

Écrit par : didier bonny | 04/12/2012

@ Jacques de Curtis: Mon père est quelqu'un de très ouvert qui m'a toujours soutenu dans mes choix. Votre commentaire est gratuitement méchant. Je l'ai tout de même publié pour qu'on puisse se rendre compte que la bêtise humaine n'a hélas pas de limite...

Écrit par : didier bonny | 04/12/2012

"Mais aujourd’hui si je décidais de siéger comme indépendant, alors que mes conditions professionnelles sont exactement les mêmes qu’en 2008, je ne serais pas étonné que par calcul politique le débat soit tout autre…"
Que voulez-vous donc dire par là? Serait-ce que vous admettez que la loi peut être contournée comme on l'entend?

Écrit par : Duval | 04/12/2012

@ Duval: la loi ne peut pas être contournée, mais elle peut, comme vous le savez très bien, donner lieu à différentes interprétations. Si je décidais demain d'accepter le mandat de député, nous verrions alors l'interprétation qu'en donneraient la commission des droits politiques puis le Grand Conseil. Mais en auront-ils l'occasion?

Écrit par : Didier Bonny | 04/12/2012

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