05/12/2012

36 heures de réflexion

Guillaume Barazzone avait certes annoncé à la presse ses intentions de démissionner s’il était élu au Conseil administratif, mais il m’avait aussi dit durant la campagne qu’il ne démissionnerait pas, le PDC ne voulant pas prendre le risque de perdre un siège.

C’est la raison pour laquelle j’ai attendu sa démission effective lundi passé et d’être contacté par le service du Grand Conseil avant de commencer  une véritable réflexion pour savoir si je voulais siéger ou non en tant que député. 36 heures après avoir reçu le mail dudit service, j’ai pris ma décision.

Après avoir pesé le contre (en tant qu’indépendant je ne pourrai pas siéger en commission, j’étais candidat sur la liste d’un parti que j’ai quitté ce qui me vaudra, à n’en pas douter, de sa part et de son allié PLR des remarques pour le moins désagréables) et le pour  (je suis avant tout un élu du peuple, j’ai une longue expérience parlementaire qui me permettra de me mettre rapidement dans le bain, j’ai l’occasion de tenter de corriger la loi sur les droits politiques qui a montré certaines limites lors de ma campagne indépendante pour le CA, je suis convaincu que seul un équilibre des sacrifices peut aider à résoudre les problèmes budgétaires et j’aimerais faire entendre cette voix), j’ai pris la décision d’accepter le mandat de député.

Ceci ne signifie pas pour autant que je pourrai siéger puisque la commission des droits politiques, puis le Grand Conseil, devront encore décider ces prochains jours si ma fonction de directeur d’établissement scolaire est compatible ou non avec la loi (se référer à mon texte précédent pour en savoir plus : http://independance.blog.tdg.ch/archive/2012/12/03/ultima...).

Pour être fixé une fois pour toute sur cette éventuelle incompatibilité, notamment dans la perspective des élections d’octobre 2013, il fallait que j’accepte tout d’abord le mandat de député. Dont acte.

A suivre…

Commentaires

Autant j'ai reconnu votre loyauté à vos propres convictions et votre courage de démissionner du PDC lors de l'élection partielle à la cours des comptes et l'alliance d'alors avec un UDC.

Autant je pouvais comprendre votre choix de vous présenter au CA de la Ville, vous pouviez y avoir un réel rôle à jouer et des possibilités de le faire.

Autant aujourd'hui, j'avoue ne pas comprendre votre choix et en être déçu. La vision que j'avais de vous (en vous côtoyant de loin lors des assemblée PDC) ne devait pas être la bonne. Et la manière dont vous avez volontairement entretenu un certain buzz ces derniers jours me confirme dans ma nouvelle vision de votre égo.

Écrit par : Philippe Calame | 05/12/2012

C'est effectivement votre droit le plus stricte de siéger, mais permettez-moi de m'interroger :

Vous aviez basé cet automne toute votre campagne au conseil administratif de la Ville de Genève sur 1) votre appartenance à aucun parti 2) votre indépendance par rapport aux milieux économique : vous n'aviez cessé de proclamer - à tort - le fait que le candidat de l'Entente était inféodé à la FER, etc.

Or aujourd'hui, vous acceptez un siège que vous avez obtenu 1) grâce au PDC (si vous n'aviez pas figuré sur la liste d'un parti politique, vous n'auriez jamais obtenu 7% des voix et donc gagné ce siège au Grand Conseil) 2) grâce entre autres aux milieux économiques, puisque ceux-ci ont soutenu financièrement - et en toute transparence - la campagne du PDC.

Vous profitez donc d'une situation que vous n'avez cessé de dénoncer il y a quelques semaines à peine pour tenter d'être élu à l'exécutif de la Ville.

Ma question : où est votre cohérence ? Ne seriez-vous pas juste un opportuniste ?

Écrit par : Barbey Marie | 05/12/2012

Décidément, vous ne manquez pas d'air, votre égo est sans limite, même pas celle de la décence!
Imaginons que, par un incompréhensible et scandaleux coup de baguette magique, la commission des droits politiques se permette de contourner la loi et que vous soyez donc autorisé à siéger au Grand Conseil. Sans aucune participation aux commissions, vous y seriez condamné à un rôle de "potiche"...il est vrai que vous en avez déjà l'habitude dans le cadre de votre profession de directeurs d'établissement! Rôle qu'en plus, vous ne joueriez que pendant quelques petits mois puisqu'à coup sûr, vous ne seriez pas réélu en octobre 2013. Car, vous le savez, votre précédent résultat n'est dû qu'au fait que vous figuriez sur la liste PDC! Un élu du peuple, dites-vous, permettez-moi d'en douter! Combien de voix déjà?

Écrit par : Duval | 05/12/2012

Cher Didier Bonny,
Contrairement aux autre commentaires, je trouve la décision équilibrée, d'autant qu'il y a bien un objectif précis basé sur votre expérience, et qui pourrait aboutir à un projet de loi concernant les droits politiques.

Ceux qui ont été élus l'ont été aussi grâce à des voix n'appartenant pas au parti. On les a ajoutés sur d'autres liste. Donc l'élu, bien que bénéficiant de sa liste de parti est avant tout élu par la population dans son ensemble. Vous avez été élu aussi par ceux qui n'étaient pas pdc et vous ont ajouté sur leur liste. Vous êtes plus légitime que celui qui s'est "reposé" sur la liste d'un parti et a essayé de ne pas faire de vague afin de ne pas être barré pour rester en tête. Ce n'est pas votre cas, et c'est à votre honneur. Bienvenu parmi nous au Grand Conseil.

Écrit par : Jack_line | 05/12/2012

Vous ne pourrez pas siéger au Grand Conseil ! La commission des droits politiques ne pourra faire une exception sans violer notre état de droit. Si vous avez un tant soit peu un sens civique, vous placeriez au-dessus de votre ego le bien de la Cité et feriez le deuil de votre ambition de devenir député.
Maintenant, si vous avez trop de chagrin, il vous reste la possibilité, pour entrer au Grand Conseil, de démissionner de votre poste de haut cadre au DIP et de tenir une classe au primaire.
Il s’agit de retrouver, pour vous, le principe de réalité que vous avez un peu oublié, calfeutré que vous êtes dans les placards dorés du DIP !

Écrit par : Michèle Roullet | 05/12/2012

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