17/12/2012

Député en sursis, suite mais pas fin

Mon devenir de député…ou pas intéresse passablement de gens, si j’en crois les nombreuses questions que l’on me pose à ce sujet depuis deux semaines. Il faut bien dire que la plupart de ces personnes ne comprennent  pas pourquoi la commission des droits politiques n’a pas encore donné son feu vert pour que je siège alors que j’étais déjà député lors de la précédente législature et que j’exerce toujours la même profession.

Je leur donne alors l’explication suivante que je partage sur mon blog aujourd'hui pour être, une fois encore, le plus transparent possible :

En octobre 2005, quand je me suis présenté, j’étais enseignant primaire.

En septembre 2007, quand je suis devenu député en tant que « viennent-ensuite », j’étais devenu directeur d’école depuis un mois, mais avec un statut de cadre intermédiaire, ce qui ne posait aucun problème en regard de la loi sur les incompatibilités.

En septembre 2008, la fonction de directeur d’établissement scolaire a été réévaluée au rang de cadre supérieur, ce que j’ai fait savoir au Grand Conseil sans que cela provoque de réaction particulière. Un citoyen très attentif à la fonction de directeur du primaire (je le salue au passage, car je sais qu’il est un de mes fidèles lecteurs) a alors écrit au Bureau du Grand Conseil pour lui faire savoir que mon nouveau statut violait la loi.

Suite à cette interpellation, le Bureau a saisi la commission des droits politiques pour qu’elle statue sur mon cas. Cette dernière, à une très large majorité (de mémoire 14 contre 1), a décidé que mon nouveau statut professionnel n’était pas incompatible avec la fonction de député parce que je n’étais pas dans l’entourage immédiat du Conseiller d’Etat.

En octobre 2009, je ne suis pas réélu à la députation, je suis troisième des « viennent-ensuite ».

En novembre 2012, je me présente comme candidat indépendant à l’élection complémentaire du Conseil administratif de la Ville de Genève, ce qui ne plaît pas à tout le monde, et je suis entre temps devenu le premier des « viennent-ensuite » sur la liste PDC.

Le 26 novembre 2012, suite à la démission du Grand Conseil du nouveau Conseiller administratif de la Ville de Genève, je suis appelé à le remplacer, malgré le fait que j’aie démissionné du PDC 15 mois auparavant,  comme la loi me l’y autorise le siège appartenant à la personne élue et non au parti.

Le 28 novembre, je communique au service du Grand Conseil que j’accepte de siéger en tant qu’indépendant. Le jour même, la commission des droits politiques statue sur ma compatibilité et décide de…ne rien décider et de demander un avis de droit ainsi que mon cahier des charges. L’avis de droit n’est pas rendu à ce jour. La commission devrait donc, si tout va bien, prendre sa décision le 9 janvier.

Mais une fois que j’ai donné toutes ces explications à mes interlocuteurs, ils ne comprennent toujours pas pourquoi j’ai pu siéger et que je ne le pourrais plus. Et c’est là que la question du règlement de compte intervient et que je sors mon joker étant tenu à un droit de réserve tant que la décision n’est pas prise. A suivre.

Commentaires

Je ne comprends pas:

vous laissez entendre qu'il s'agit d'un règlement de compte mais vous sortez votre joker.

Quand on sort un joker c'est justement pour ne donner aucune information. Or vous la donnez quand-même même si c'est de manière incomplète. Donc ce n'est pas un joker. "Je dis mais je ne dis pas, tra la la!"

Vous laissez même planer une sorte de menace: "... étant tenu à un droit de réserve tant que la décision n’est pas prise". Après, quand elle sera prise, on sait donc déjà que vous ne vous sentirez plus tenu par votre DEVOIR (pas un droit...) de réserve. C'est bien une menace.

(Un devoir, pas un droit; un droit ce serait si l'on vous contraignait à parler: vous auriez un droit de réserve. Le devoir c'est quand vous-même voulez parlez mais que votre fonction l'interdit).

Mais votre devoir de réserve n'est-il pas lié à votre fonction de directeur? Ne serait-il lié qu'à une éventuelle fonction de député?


Enfin tout laisse à penser que vous en faites une affaire très personnelle:

"Mon devenir de député…ou pas..."
"Et c’est là que la question du règlement de compte intervient"
"je sors mon joker étant tenu à un droit de réserve tant que..." (devoir, pas droit...)

Au fond il ne s'agit que de vous. La fonction de député semble peu importante dans cette affaire. Vous fixez l'attention sur vous et l'on ne sait même plus si vous avez un projet politique autre que de siéger. Je ne suis pas contre une part d'ego dans les activités humaines. Mais pas que.

Ego sum. Ou "Règlement de compte à O.K. corral". A choix.

Écrit par : hommelibre | 17/12/2012

Le citoyen attentif reste coi face à votre soi-disant "honnêteté" et "transparence"!
J' "admire" votre façon de faire...bravo pour le chantage que vous tentez désespérément d'exercer sur la commission des droits politiques:
"Et c’est là que la question du règlement de compte intervient et que je sors mon joker étant tenu à un droit de réserve tant que la décision n’est pas prise".
Décidément, votre moralité n'a pas de limite...bel exemple pour les élèves...
Pour le reste, je renvoie les lecteurs au récent billet que j'ai posté sur mon blog "Honnêteté et crédibilité ou théâtre Guignol"

Écrit par : Duval | 17/12/2012

A lire les peu constructif commentaires précédent, vous êtes l'ex PDC traître a abattre. La famille politique c'est peut être un peu comme certaines organisations informelles, on les quittes mort ou on ne les quittes pas :-) Tenez-bon !

Écrit par : Raventos | 19/12/2012

Les commentaires sont fermés.