30/12/2012

"La vérité sur l'affaire Harry Quebert", un soulagement

"Un bon livre, Marcus, est un livre que l'on regrette d'avoir terminé", épilogue de "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" que je viens de terminer une semaine après l'avoir entamé.
Et pourtant, je suis soulagé de l'avoir fini.
De là à dire que le roman dont tout le monde parle est mauvais, est un pas que je ne franchirai bien évidemment pas. Je ne suis pas habilité à le faire et ce serait pour le moins exagéré. Je dis simplement qu'en tant que lecteur j'ai par moment dû me pousser pour le continuer. Des longueurs et un nombre invraisemblable de rebondissements qui, certes, témoignent de l'intelligence remarquable de l'auteur pour la construction de son histoire, mais qui au bout du compte nuisent de mon point de vue à l'ensemble. C'est ainsi que j'ai eu beaucoup de peine à m'attacher aux personnages étant en attente du prochain coup de théâtre, sachant au bout d'un moment que l'auteur s'ingéniait à m'envoyer sans cesse sur de fausses pistes, ce qui a fini par me lasser.
J'ai par contre beaucoup aimé les têtes de chapitres, les 31 conseils pour écrire, dont le cinquième: "Un nouveau livre, Marcus, c'est une nouvelle vie qui commence. C'est aussi un moment de grand altruisme: vous offrez, à qui veut le découvrir, une partie de vous. Certains adoreront, d'autres détesteront (...)."
Et d'autres encore, ajouterai-je, apprécieront la qualité de l'ouvrage, mais auront de la peine à être totalement partie prenante.

24/12/2012

Rendez-vous en 2013!

recto carte voeux 2012.jpgQuand j'ai décidé, après une année de réflexion (et oui, il y a certaine décision qu'il faut laisser mûrir!), d'ouvrir un blog à la fin du mois d'août dernier, je n'avais pas idée où cela m'emmènerait.

Quatre mois plus tard, et après avoir publié pas loin d'une cinquantaine de textes, je tiens à remercier, en cette période de fêtes de fin d'année, toutes celles et ceux, de plus en plus nombreux au fur et à mesure des semaines, qui m'ont lu sur des sujets très différents, comme celui sur la lutte contre le sida qui, en tant que président du Groupe sida Genève, m'est cher.

Certes, cela m'a parfois valu des commentaires acerbes, mais aussi des témoignages qui m'ont touché. Le but d'un blog n'est-il pas de faire réagir?

Et je compte bien continuer en 2013 qui sera, entre autres, une année riche en événements sur le plan politique !

En attendant d'autres publications sur mon blog l'année prochaine, je vous souhaite d'excellentes fêtes et une année 2013 à la hauteur de vos espérances!

20/12/2012

Diego, parti sans laisser de traces

Cher Diego,

Cela faisait plusieurs années que je n’avais plus pensé à toi. Et puis, il y a deux semaines, tu t’es rappelé à mon bon souvenir suite à une décision du gouvernement suisse.

En effet, le 7 décembre le Conseil fédéral a décidé d’octroyer, à partir du 1er février 2013, un permis de séjour aux jeunes sans-papiers pour la durée de leur formation, concrétisant une motion qui fera date du conseiller national Luc Barthassat acceptée par les Chambres fédérales.

Grâce à cette mesure, il sera ainsi possible de suivre la filière de l’apprentissage et non plus seulement celle des études, ce qui répare une inégalité de traitement. Bien sûr, plusieurs conditions devront être remplies pour obtenir ce droit de séjour, dont une durée de cinq ans de scolarisation sans interruption. Mais c’est un vrai progrès dans cette période où les ouvertures de notre pays vers l’extérieur sont rares. Il faut donc l’apprécier à sa juste valeur.

Tu comprends sans doute mieux à présent pourquoi cette décision m’a fait penser à toi. Toi qui as fréquenté la classe dont j'étais le co-titulaire avec Nicoletta pendant quelques mois il y a huit ans. Toi qui as disparu du jour au lendemain, expulsé vers ton pays d’origine, la Bolivie.

Quelques mois au cours desquels tes progrès en français avaient été à tel point remarquables que tu maîtrisais presque aussi bien la conjugaison et la grammaire que tes camarades! Si tu avais pu rester, ta grande facilité t’aurait sans doute permis de poursuivre une scolarité post-obligatoire, ce qui aurait été une chance puisque la filière de l’apprentissage t’aurait alors été interdite.

Maintenant que tu es devenu un jeune adulte, j’espère que tu auras pu tirer parti en Bolivie de cette facilité d’apprendre et que tu pourras en faire le meilleur usage au cours de ta vie pour toi-même et pour celles et ceux que tu fréquenteras.

Je te souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année.

Bien à toi.

Didier