30/01/2013

Journal d'un député indépendant (1)

Je vais jusqu'à la fin de la législature rendre compte régulièrement sur ce blog de mes activités de député indépendant, et notamment de mes votes, comme je l'ai annoncé dans mon texte « De la compatibilité à la prestation de serment » http://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/01/26/de-la-....

C'est ainsi qu'après ma prestation de serment, j'ai participé à ma première séance de député indépendant sans bien évidemment avoir pu la préparer, ce qui ne m'a toutefois pas empêché de voter sur les trois objets discutés ce soir-là après avoir écouté attentivement les débats.

Le premier point concernait  le Plan d’actions P+R 2011-2014 qui a été renvoyé au Conseil d’Etat par une majorité qui ne le trouve pas à son goût, car pas assez développé ou profitant en premier lieu aux frontaliers (MCG, UDC, PLR). J’ai voté contre ce renvoi avec l’Alternative et…le PDC.

Le deuxième vote consistait a approuvé le plan directeur du réseau routier 2011-2014, ce qui fut  fait à une large majorité, seul l’UDC s’y opposant.

Enfin, le dernier objet traitait des prestations communales complémentaires aux prestations cantonales. Un sujet que je connais bien pour l'avoir étudié et défendu à de nombreuses reprises dans le cadre de la commission sociale de la Ville de Genève durant mes 14 ans de Conseil municipal. Je suis même à l'origine de la dernière augmentation en date de leur montant.

Les socialistes souhaitaient que cette possibilité de prestations communales complémentaires soient inscrites dans la loi suite au différend qui avait opposé François Longchamp, qui voulaient les supprimer au nom de l'équité entre les citoyens  genevois (mais où est l'équité, par exemple, en matière fiscale entre les communes ?), à Manuel Tornare, ce dernier ayant finalement obtenu gain de cause devant la justice.

Il s’agissait donc par ce vote d’entériner ce que la justice avait décidé. Ce qui aurait dû, de mon point de vue, apparaître comme une simple formalité a finalement débouché sur un vote négatif, les socialistes ne pouvant compter que sur l’appui du MCG, de quelques rares Verts et de ma voix.

Prochaines séances du Grand Conseil les 21 et 22 février avec, peut-être, le vote du budget 2013. A suivre.

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28/01/2013

Adoption pour tous, nouveau pas franchi

Alors qu’en France le débat, qui promet d’être pour le moins houleux, sur le mariage pour tous va s'ouvrir demain, un nouveau pas  a été franchi très discrètement en Suisse la semaine dernière pour une meilleure égalité des droits pour toutes et tous.

En effet, la commission des affaires juridiques du Conseil des Etats s’est ralliée à la décision du Conseil national, selon laquelle l’adoption de l’enfant de son ou sa partenaire devrait être possible pour toute personne adulte, quel que soit son état civil ou son mode de vie.

La commission s’est penchée à nouveau sur la motion adoptée par le Conseil des Etats en mars 2012, qui « chargeait le Conseil fédéral de présenter les modifications législatives nécessaires de sorte que toute personne adulte, quel que soit son état civil ou son mode de vie, puisse adopter un enfant, en particulier celui de son ou sa partenaire, si l'adoption constitue la meilleure solution pour le bien-être de l'enfant.»

Par 9 voix contre 3, la commission des affaires juridiques propose au Conseil des Etats d’adopter la motion modifiée par le Conseil national, qui veut limiter l’adoption aux enfants de son ou de sa partenaire. Les membres de la commission favorables à cette motion ont mis en évidence le fait que les familles homoparentales ou les couples de concubins qui élèvent des enfants sont aujourd’hui une réalité sociale et qu’il s’agit en particulier d’améliorer la protection des enfants concernés, surtout lorsqu’un des parents biologiques fait défaut.

La motion initiale du Conseil des Etats allait donc plus loin, adoption possible au-delà de l’enfant de son partenaire pour les couples homosexuels, que celle qui sera très probablement votée à la session de printemps.

On peut regretter ce pas en arrière, qui diminue les risques de référendum, mais on peut aussi se féliciter qu’au bout du compte cela soit un premier pas en avant qui devrait être suivi, souhaitons-le, par d’autres ces prochaines années dans le but d’obtenir une égalité des droits pour toutes et tous.

 

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26/01/2013

De la compatibilité à la prestation de serment

Le feuilleton concernant la compatibilité entre ma fonction de directeur d’établissement scolaire et celle de député a pris fin hier peu avant 18 heures.  Pour celles et ceux qui voudraient avoir un bon résumé des arguments « pour » et « contre »,  je les invite à cliquer sur le lien suivant : http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/23853114.

En effet, je ne reviendrai pas sur le débat préférant regarder vers l’avenir plutôt que de pointer du clavier les champions du retournement de veste qui se reconnaîtront sans problème.

Vendredi soir, j’ai donc pu prêter serment. C’était la sixième fois que je le faisais dans cette salle, très exactement 20 ans après la première en janvier 1993 quand je suis entré comme « vient-ensuite » au Conseil municipal de la Ville de Genève. 

C’est toujours un moment émouvant, tout particulièrement quand vous entrez en cours de législature et que vous êtes seul face au président. Cette sixième prestation de serment était forcément très spéciale étant donné les circonstances particulières qui l’ont précédée.

Toutefois, au moment de la lecture du serment par le président, je n’ai pas pensé une seconde à l’environnement, mais à la responsabilité que notre démocratie me confiait une nouvelle fois en étant un des 100 représentants des électrices et électeurs du canton de Genève.  C’est donc avec émotion et gratitude que j’ai prononcé le « je le promets ».

Après ce moment solennel, j’ai rejoint ma place qui se trouve au sein du groupe…radical (les groupes radical et libéral sont distincts jusqu’à la fin de la législature) juste à côté du…PDC. Je suis assis un siège derrière celui que j’occupais lors de la précédente législature, je ne suis donc pas trop dépaysé !

Je dois dire que j’ai reçu un accueil  plutôt chaleureux non seulement de celles et ceux qui ont voté en faveur de ma compatibilité, mais également d'autres députés, notamment ceux avec lesquels j’ai siégé auparavant. Et j’ai reçu un magnifique cadeau : 5 kilos de papier qui contenaient les trois premiers objets sur lesquels j’ai pu voter.

J’y reviendrai très prochainement dans le cadre des publications que j’entends mettre régulièrement sur mon blog en lien avec mon activité de député au cours de ces prochains mois.

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24/01/2013

De la fausse insignifiance de la potiche

Quand on est un homme ou une femme « public », on est forcément exposé et encore plus particulièrement quand on est un homme ou une femme politique.

Etre exposé signifie être critiqué positivement, mais surtout négativement tant il est vrai que les frustrations s’expriment souvent beaucoup plus que les félicitations sur la place publique. C’est regrettable, mais c’est comme ça.

La critique constructive, même dure, se comprend parfaitement. Mais qu’en est-il de ces critiques gratuites qui ne visent qu’à dénigrer une personne et ne font pas avancer d’un pouce le débat démocratique ?  Faut-il y répondre, en risquant de donner alors à celui qui attaque l’importance qu’il n’a pas, mais qu’il cherche désespérément à avoir, ou alors faut-il l’ignorer avec le risque que certaines personnes finissent par prendre ces critiques pour  de l’argent comptant ?

Cette question je me la pose de temps en temps, comme par exemple aujourd’hui quand je lis dans le blog de mon « critique intime », Duval, les propos qu’il tient à mon égard suite à la décision que la Commission des droits politiques a prise hier soir sur la compatibilité entre ma fonction de directeur d'école primaire et celle de député (extrait) :

« Il ne s'agit pas ici du cas insignifiant de Bonny. Peu importe qu'il lui plaise de siéger au GC telle une potiche qu'il sera. Indépendant, il ne pourra faire partie d'aucune commission et sera donc complètement inutile. Il est vrai que c'est une situation qu'il affectionne particulièrement puisque déjà, dans le cadre de sa profession, il s'y complaît! Bon, lui qui travaille à temps partiel, ça lui permettra au moins d'encaisser ses jetons de présence et d'arrondir ses fins de mois sur le dos des contribuables.....Qu'il siège ou pas (pendant à peine 8 mois) n'a pas une grande importance. D'autant plus qu'à coup sûr, il ne sera pas élu en octobre prochain. Triste et méprisable sire en définitive. »

Et puis, à chaque fois, j’arrive à la même conclusion : finalement ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir un « critique intime ». C’est la preuve d’une certaine notoriété, car il n’y a aucun intérêt à attaquer quelqu’un qui a l'insignifiance d'une potiche, non ?

Certes, c’est répétitif, peu inventif et donc quelque peu lassant et cela me dérange !

Je ne voudrais pas en effet qu’à la longue mon « critique intime » ne soit plus lu, car alors ma notoriété en prendrait un sale coup. Le dicton ne dit-il pas « que l’on parle de vous en bien ou en mal, pourvu que l’on parle de vous ? »

 

 

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23/01/2013

Le préavis de la Commission des droits politiques

Comme prévu, j’ai été auditionné mercredi soir par la Commission des droits politiques. Cette audition s’est déroulée dans une atmosphère propice aux échanges. Les questions ont en effet été franches, mais posées toujours de manière respectueuse.

Au terme de cette audition, qui a duré une trentaine de minutes, la Commission des droits politiques a statué favorablement sur la compatibilité entre ma fonction de directeur d'établissement scolaire primaire et celle de député, comme l’atteste le communiqué de presse envoyé aux médias mercredi en début se soirée :
     

                                                                   Genève, le 23 janvier 2013
     
Commission des droits politiques, examen de la compatibilité de M. Didier Bonny

Mesdames et Messieurs les représentant-e-s de la presse et des médias,

A l’issue de ses travaux, et après avoir auditionné M. Didier Bonny, la Commission des droits politiques a préavisé favorablement à l’intention de la plénière sa compatibilité.
Ce point devrait être traité lors de la séance de ce vendredi 25 janvier à 17 heures.
     

                                                                  Pour la commission des droits politiques :

                                                                  Serge Hiltpold

                                                                  Président


Ainsi, si le Grand Conseil suit le préavis de la Commission des droits politiques, je devrais prêter serment vendredi soir 25 janvier à 20h30.

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