30/03/2013

Réussite ou ratage?

Le dernier Almodovar est-il "un huis-clos aérien très réussi" ou un "gros ratage"? Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est relativement rare de lire deux critiques aussi tranchées sur un film (cf. extraits ci-dessous). Résultat: ça donne très envie d'aller le voir et de connaître l'avis de ceux qui l'ont déjà vu (qu'ils ne se gênent pas de publier un commentaire). On aura donc l'occasion d'en reparler.  

Un huis-clos aérien très réussi (têtu.com)

Avec sa nouvelle comédie, un genre que le cinéaste madrilène avait oublié depuis un certain temps, Pedro Almodóvar propose une dramédie à la follitude assumée et réjouissante. Qui est aussi une métaphore maline et acide sur l’Espagne d’aujourd’hui. Un huit clos aérien très réussi.

Madrid, de nos jours. Un avion est en partance pour le Mexique. A son bord, entre autres, un banquier en cavale, une quinquagénaire allumeuse, une vierge effarouchée, un jeune couple en voyage de noces et un équipage très haut en couleurs. Une avarie technique va bientôt bousculer le destin de cette micro-société. Et révéler chez chacun leur part de fantasmes, d’angoisses et de non-dits…(...)

Avec Les amants passagers, il signe la première vraie comédie sur la crise que l’Espagne, et l’Europe, traverse. D’autant plus troublante et barrée qu’il ne propose qu’une échappatoire: une sexualité à nouveau libérée…

Un gros ratage (le blog d'Edmée)

Quelle mouche a donc piqué Pedro Almodovar pour qu’il se laisse aller à une médiocrité si indigne de lui dans Les amants passagers ? Avec cet improbable retour aux sources, le réalisateur livre une comédie qui se veut loufoque, provocatrice, transgressive, déjantée et kitchissime. Seulement dans sa tête, hélas! (…)

Rien à sauver dans ce laborieux huis-clos couronné par une chorégraphie démente de trois stewards sur I’am so excited des Pointer Sisters. Cette sitcom pathétiquement ringarde, vulgaire et caricaturale est saturée de surcroît de couleurs agressivement criardes. Antonio Banderas et Penelope Cruz ont été bien inspirés de n'y faire qu’une apparition. Il reste à espérer que ce gros ratage n’est que... passager pour le grand Almodovar qu’on aime.

25/03/2013

Le lundi au soleil

Quand les événements ne tournent pas dans votre sens, on peut adopter deux attitudes: continuer à les subir en attendant que ça passe, peut-être, ou alors essayer de faire en sorte que cela change, même si parfois cela revient à utiliser la méthode Coué. 

En ce début de semaine pascale, et après m'être fait très copieusement arrosé sous le ciel plombé de Milan ce week-end (ville au demeurant qui mérite d'être visitée, car elle ne se résume pas, et de loin, à sa superbe cathédrale et à ses magasins), une mélodie sortie de mon enfance est venue à mon secours pour voir d'un oeil plus positif ce début de semaine: "Le lundi au soleil" de Claude François.

Je la partage avec vous en espérant qu'elle vous apportera, d'une manière ou d'une autre, un peu de soleil dans votre journée...

http://www.youtube.com/watch?v=BVUqI8MK794

21/03/2013

Le PLR lâché par le MCG (journal d'un député indépendant 9)

La suspension du bouclier fiscal pour les années 2014 et 2015 a été voté par 44 oui (Alternative et MCG) contre 42 non (UDC et Entente) et mon abstention. Le Conseil d'Etat n'a pas, comme il l'avait fait pour le budget la semaine dernière, demandé le troisième débat.

Cette sage décision a pour conséquence qu'on en reparlera à une prochaine séance, très vraisemblablement après le vote du budget. Cette décision est frappée au coin du bon sens, car elle évite, en tout cas en théorie, de lier le vote du budget 2013 avec le vote de ce projet de loi. C'est la raison pour laquelle je me suis abstenu après avoir demandé lors de mon intervention, en vain, aux auteurs du projet de loi socialiste de le retirer.

Pourquoi cette demande? Parce que l'intérêt général doit primer sur les querelles politiciennes et les "je te tiens, tu me tiens par la barbichette". Il est, en effet, primordial que le 25 avril l'Etat de Genève ait un budget. Un budget qui tienne la route, c'est-à-dire sans une coupe linéaire catastrophique de 2%. En renonçant au troisième débat sur la suspension du bouclier fiscal, le Conseil d'Etat permet au PLR de revoir sa position de la semaine dernière, ce qui n'aurait sans doute pas été possible s'il avait été définitivement voté. Il lui aurait alors fallu renier son vote "budget équilibré" lié, en tout cas c'était le prétexte, à la demande de traitement en urgence de ce projet de loi.

Le PLR ayant pu constater qu'il avait bel et bien été piégé par le MCG (cf. sur mon blog, "le PLR piégé"), qui a voté comme un seul homme la suspension du bouclier fiscal, il faut espérer qu'il se souvienne le 25 avril qu'il est un parti gouvernemental. Si tel devait être le cas, alors Genève aura un budget 2013 qui ne sera pas taillé à la hache, comme c'est le cas actuellement à la fin des débats de la semaine dernière!