05/06/2013

Augmentation des cas VIH, une bonne nouvelle?

Au lendemain de la manifestation «Une  table pour la solidarité » du Groupe sida Genève,  qui a rencontré pour la septième fois consécutive un grand succès, sans toutefois permettre de battre le record de l’année précédente (21 500 francs récoltés contre 24 000 en 2012), il n’est pas inutile de se pencher quelques instants sur une information publiée la semaine dernière par l’OFSP (Office fédéral de la santé publique) en lien avec le sida et qui n’a fait guère de bruit dans les médias, et pourtant...

Il s’agit des données statistiques alarmantes sur le nombre de cas VIH enregistrés en 2012.

L’année dernière, 645 cas de VIH ont été comptabilisés contre 562 en 2011, soit une augmentation de 15% après trois années consécutives de baisse. Les hommes sont plus touchés que les femmes, soit 478 cas (+ 13%) contre 156 (+ 17%). Les cantons urbains sont les plus touchés et parmi eux Genève qui a  une forte migration de personnes originaires de pays où le sida fait des ravages et une importante communauté gay. C’est ainsi que 86 personnes ont été diagnostiquées séropositives en 2012 contre 53 en 2011.

Comment peut-on l’expliquer ?

L’Office fédéral de la santé publique se dit actuellement empruntée à le faire, tout en émettant l’hypothèse que l'augmentation du nombre de tests de dépistage, plus particulièrement chez les hommes qui ont du sexe avec les hommes (HSH) a pu avoir un impact certain. Cette catégorie représente en effet près de la moitié des cas diagnostiqués (288 ou 45%) et a fait l’objet d’une campagne ciblée, avec notamment des bons gratuits pour un test, pour inciter les 20 à 30% de séropositifs qui s'ignorent à se faire dépister.

Si cette hypothèse était vérifiée, ce serait une bonne nouvelle pour l’avenir, puisque l’on sait qu’une personne qui est sous trithérapie, et suit son traitement correctement, n’est pas contagieuse. On peut donc espérer que les données 2013 soient à nouveau à la baisse.

Ce n’est toutefois pas l’espoir qui permettra de lutter contre le sida, mais bien les moyens qui seront mis à disposition des acteurs qui mènent sur le terrain ce combat, et parmi eux le Groupe sida Genève. La baisse de 5% de la subvention votée par le Grand Conseil au mois d’avril ne va hélas pas dans ce sens, alors que les statistiques 2012 démontrent que 30 ans après la découverte de la maladie celle-ci est loin d’être vaincue !

Commentaires

Comment voudriez-vous que cette pathologie soit vaincue puisqu'on la présente de façon réduite comme une maladie due à un virus alors qu'il s'agit d'un syndrome: le Syndrome d'ImmunoDéficience Acquise. Il y a donc DES agents pathogènes. La médecine académique s'est emparée de ce sujet alors que moult scientifiques sérieux ont mis en évidence plusieurs paramètres qui, s'ils étaient respectés, permettraient de bien meilleurs résultats et éviteraient des dépenses énormes à la recherche d'un vaccin impossible et pour cause!
Chacun peut faire son avis en cliquant sur Google "les dissidents du Sida" et "les 10 plus gros mensonges concernant le SIDA."

Écrit par : Marie-France de Meuron | 05/06/2013

@Marie-France de Meuron

Syndrome = ensemble de signes cliniques et de symptômes. Il n'est pas question là d'agent apthogène et encore moins de leur nombre.

L'agent responsable du SIDA est le VIH (ce qui n'exclue pas le fait que des facteurs (génétiques ou autres) puissent favoriser son action ou au contraire la restreinte/bloquer). C'est lui qui cause la déficience immunitaire et aucun autre. Et c'est là-dessus que d'autres pathogènes peuvent proliférer et mettre en danger al santé du malade. Ces derniers ne sont pas l'agent causal du syndrome. Ce sont des agents pathogène opportuniste.

C'est prouvé scientifique, ce sont des faits. Vos suggestions de recherche google: la sempiternelle theorie du complots. Mais zero preuves, rien, nada. C'est lassant... de vos "moults scientifiques sérieux" soutenant d'autre thoerie, je vous dirait que moulte d'entre eux ont fait machine arrière voyant les bons résultats des trithérapie et autres traitement du SIDA.

Écrit par : Pierre Roche | 06/06/2013

Fatiguez vous pas Pierre Roche. Il n'y a pas de preuve qu'il n'existe pas le petit VIH.
Détendez vous et tout ira bien.
Il y a moult autre causes pour une déficience immunitaire et prétendre le contraire en est une justement.
Bien à vous

Écrit par : jarod siegrist | 06/06/2013

C'est bien triste de devoir répondre encore une fois à cette théorie du complot autour de la cause du SIDA. D'autant plus que la gloire d'avoir demontré la relation causale entre VIH et SIDA (via les effets bénéfiques du traitement antirétroviral) est aussi Suisse, grâce à la publications d'une célèbre étude menée par Mattias Egger en collaboration avec la Cohorte Suisse VIH... à lire sur le Lancet 2005 (Sterne et al, Lancet 2005, volume 366, pages 378 à 384). Lisez surtout le magnifique éditorial dans le même numéro: *Medical miracles do happen*...

Écrit par : Francesco Negro | 06/06/2013

Ayant entendu plusieurs fois durant 2012, autant dans les médias que par des personnes au hasard, des choses du genre "de toute façon, à la fin de l'année on est morts", j'ai esquissé une ébauche d'explication dans mon blog.

Tant que personne n'osera aller en consultation et dire "oui j'ai bien cru qu'on allait disparaître à la fin 2012 et j'ai donc fait le fou", cela ne va pas sortir. L'OFSP ferait cependant bien de creuser cette piste, à mon humble avis.

http://autreregard.blog.tdg.ch/archive/2012/12/19/de-combien-sera-monte-le-taux-de-sida-a-partir-du-22-12-2012.html#comments

Écrit par : Danijol | 07/06/2013

@j. siegrist :

Joli...Mais vous n'imaginez tout de même pas faire changer d'avis Monsieur Pierre Roche? :S

Écrit par : DY | 07/06/2013

Pierre Roche, combien de fois ce qui est prouvé scientifiquement est désapprouvé X temps après? Combien de médicaments sont retirés du commerce alors qu'ils avaient été testés et validés selon un protocole admis par la science médicale?
Vous décrétez que c'est le virus qui cause la déficience immunitaire et aucun autre.
Et pourquoi ne serait-il pas une signature de la maladie, comme toutes les affections opportunistes?
C'est trop facile de donner un coup de torchon sur tous les scientifiques rigoureux qui ont prouvé que le virus HIV n'est pas l'essentiel du S.I.D.A. Si vous avez besoin de parler de théorie du complot, c'est bien qu'il vous concerne vous-même mais dans un autre sens. Pourquoi ces scientifiques ne sont pas admis aux congrès internationaux. C'est évidemment pour les faire taire.

En voulant attaquer un virus, la médecine occidentale ne s'attaque pas à l'ensemble complexe des causes créant le S.I.D.A. Ceux qui ont su le faire ont des guérisons bien plus nettes et sans tous les effets secondaires des antirétroviraux.

Écrit par : Marie-Fance de Meuron | 07/06/2013

Que le VIH ne soit pas la cause du SIDA était malheureusement aussi l'opinion de Thabo Mbeki, Président de l'Afrique du Sud entre 1999 et 2008. Sa politique irresponsable est la cause de la mort prématurée (par le SIDA) d'au moins 330'000 sudafricains. Voir aussi http://www.hsph.harvard.edu/news/press-releases/researchers-estimate-lives-lost-delay-arv-drug-use-hivaids-south-africa/

Écrit par : Francesco Negro | 07/06/2013

Francesco Negro,
Il y a tellement de paramètres qui crèent le Syndrome d'Immunodéficiene Acquise que c'est trop facile de mettre la faute sur un seul élément. Que ce soit un virus ou l'avis d'un président. C'est tellement facile de mettre la responsabilité sur un agent causal alors que tout nous prouve actuellement que la maladie est loin d'être comprise donc d'être jugulée. Evidemment, on peut dire que c'est faute de moyens financiers mais là aussi, on met la faute vers l'extérieur et, pendant ce temps, tous les facteurs qui conduisent au syndrome ont le champ libre! On se satisfait trop souvent de la trithérapie qui est une thérapie très lourde tant pour le patient que pour les finances et qui n'aboutit pas à une éradication du syndrome.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11/06/2013

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