21/07/2013

Série de l'été, 3ème épisode l'adc

Les candidates et candidats au Conseil d’Etat, mais également dans une moindre mesure celles et ceux au Grand Conseil, reçoivent de nombreux questionnaires de tous horizons, à remplir à titre individuel ou au nom de leur parti, dans lesquels leur avis est demandé en lien avec les préoccupations de leurs auteurs.

J’ai décidé, afin que les électrices et électeurs qui le souhaitent puissent connaître mes prises de position, de publier ici-même, sous forme d’une série estivale, mes réponses aux questionnaires que je remplis. 

Après celles adressées à  la Société pédagogique genevoise (http://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/07/07/serie-...) et à l’Association Transports et Environnement(http://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/07/07/serie-...), voici le troisième épisode : l’association pour la danse contemporaine (adc).

1. Après l’adoption de la loi cantonale sur la culture en mai dernier quels sont selon vous les enjeux culturels prioritaires des quatre prochaines années ?

- Mettre l'accent sur les investissements avec trois priorités : rénovation du musée d'arts et d'histoire, constructions de la Nouvelle Comédie et du Pavillon de la danse.

- Faciliter l’accès à la culture pour tout le monde en mettant, par exemple, en place des médiateurs culturels pour certaines œuvres. Les musées, les théâtres, les salles de spectacles, les bibliothèques, les cinémas, entre autres, doivent être ouverts à toutes les populations en proposant une offre culturelle riche et équilibrée.

- Soutenir les acteurs locaux et développer une culture de proximité qui s’inscrit dans une dimension sociale de la culture, comme cela s’est fait, par exemple, dans le quartier des Libellules où ceux qui le souhaitaient ont pu exprimer leur créativité.

2. Si vous reprenez le Département de l’instruction publique, comment allez-vous engager  les missions et les changements que le texte de la loi suppose, notamment le soutien à la création et à la relève, le soutien aux institutions dites « stratégiques » et la concertation avec les communes et la Ville de Genève ?

Un partenariat avec les communes, particulièrement celle de la Ville de Genève qui consacre 200 millions de son budget annuel à la culture, est impératif. Si je reprenais le DIP, je rappellerais aux députés que cette loi a été votée à la quasi unanimité et qu’il s’agit dès lors de se donner les moyens pour concrétiser les intentions qu’elle contient. Je serais attentif à ce que le soutien à la création et à la relève soient prioritaires. Genève ne peut pas jouer un rôle en vue en matière de culture sans les créatrices et créateurs locaux.

Quant aux institutions dites « stratégiques », qui sont en quelque sorte la vitrine culturelle de Genève, cette nouvelle loi permettra de clarifier les rôles entre, principalement, la Ville de Genève et le canton. Leur dimension régionale nécessite d’élargir l’assise des soutiens publics et donc de bénéficier de celui du canton.

3. La danse s’est considérablement développée à Genève et rayonne aujourd’hui bien au-delà du canton. Le projet d’un lieu pour la danse (le Pavillon), porté par l’ADC et la Ville de Genève, est aussi bien engagé. Comment voyez-vous le développement du soutien cantonal à la danse?

La danse est un des secteurs de la culture les moins subventionnés alors qu’elle participe à son rayonnement à l’intérieur et à l’extérieur du canton. Elle doit donc être mieux soutenue. Le Pavillon de la danse fait partie des trois investissements à réaliser en priorité durant la prochaine législature. Il est temps que le canton entre franchement dans la danse !

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