31/07/2013

Une "bonne nouvelle" qui demande confirmation

Lors d’une précédente publication, j’avais mis en avant les données statistiques alarmantes publiées par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) sur le nombre de cas VIH enregistrés en 2012 en Suisse et à Genève (http://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/06/05/augmen...).

C’est en effet 645 cas de VIH qui ont été comptabilisés contre 562 en 2011, soit une augmentation de 15% après trois années consécutives de baisse. Les cantons urbains sont les plus touchés et parmi eux Genève qui a  une forte migration de personnes originaires de pays où le sida fait des ravages et une importante communauté gay. C’est ainsi que 86 personnes ont été diagnostiquées séropositives en 2012 contre 53 en 2011.

L’OFSP se disait emprunté à expliquer cette brusque flambée tout en émettant l’hypothèse, partagée par le Groupe sida Genève, qu’elle pourrait être due à l'augmentation du nombre de tests de dépistage, plus particulièrement chez les hommes qui ont du sexe avec les hommes (HSH).

J’avais conclu que si cette hypothèse était vérifiée, ce serait alors une bonne nouvelle pour l’avenir, puisque l’on sait qu’une personne qui est sous trithérapie, et suit son traitement correctement, n’est pas contagieuse.

Depuis la publication des chiffres épidémiologiques du VIH en 2012,  la Commission fédérale sur la santé sexuelle (CFSS) s'est penchée de plus près sur ces données pour une première évaluation. Elle est arrivée à la conclusion qu’il n'y a aucune flambée du VIH en Suisse: "Les chiffres disponibles montrent une augmentation de nouveaux diagnostics de VIH, mais pas de hausse de nouvelles infections. Sur la base des données disponibles, la CFSS conclut que les groupes à risque ont été testés plus fréquemment ou de manière plus ciblée en 2012."

Il semblerait donc bien que l’augmentation du nombre de cas VIH en 2012 soit paradoxalement une bonne nouvelle qui demande toutefois à être confirmée dans les mois et années à venir.

 

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