26/08/2013

L'échelle du milieu

La Ville de Genève va donc accorder une allocation de rentrée aux enfants des familles qui bénéficient des subsides pour l'assurance maladie et qui ont un permis.
 
Avec cette mesure, on ne prend pas, une fois encore, en compte l'effet de seuil - les familles qui sont juste au-dessus de la limite paient leur assurance maladie plein pot et n'auront pas le droit à cette allocation -ni les élèves clandestins qui sont pourtant scolarisés de plein droit et qui auraient, pour la plupart d'entre eux, bien besoin de cette allocation.
 
Si cette mesure profitera à beaucoup de familles, et c'est tant mieux, il faut toutefois constater qu'avec la manière dont elle est appliquée, il ne fait pas bon se retrouver juste au-dessus ou juste au-dessous du dernier échelon. C'est l'échelle du milieu.
 
La Ville de Genève, et son Conseil administratif à majorité de gauche,  n'aurait-elle pas pu essayer de changer la recette habituelle, même si c'est compliqué sur un plan administratif, je l'admets, et donner une somme différente aux familles en fonction du revenu?
 
Lisser la courbe n'est certes pas parfait, mais c'est en tout cas plus équitable que la solution retenue.
 
 

Commentaires

Je serais assez d'accord de suivre cette logique, mais à condition de pousser le raisonnement jusqu'au bout. A savoir la non gratuité du matériel scolaire de base pour les familles aisées... ce statut restant à déterminer.
Iriez-vous jusqu'à l'accepter?

Écrit par : Duval | 26/08/2013

Intéressant...donc vous préconisez le versement de ces allocations spéciales, décidées par le CA de la Ville, dont deux membres sont candidats aux prochaines élections au Conseil d'Etat, sans consultation du Conseil municipal, également aux enfants scolarises des clandestins, qui ne paient pas d'impôts.
Dites-moi M. Bonny, si vous êtes élu au Conseil d'Etat, combien de temps votre angélisme va-t-il mettre pour ruiner définitivement les finances du canton? Vous en avez d'autres idées aussi bonnes?
Parce que n'importe qui peut promettre de raser gratis, tant que ce sont les autres qui payent le coiffeur.

Écrit par : mauro poggia | 27/08/2013

Heu....j'attends votre réponse M.Bonny?

Écrit par : Duval | 27/08/2013

@Duval: je ne partage pas votre point de vue sur la "non gratuité" pour les familles aisées, car elles paient largement les fournitures au travers de leurs impôts.

Écrit par : didier bonny | 27/08/2013

@ mauro poggia: 1° le CA prélève cette somme sur une ligne qui a été votée par la CM au budget. 2° Je mettais juste en avant, mais vous l'aviez très bien compris, que mettre une telle mesure sur pied n'est pas sans créer d'autres problèmes. Ce n'est pas de l'angélisme de ma part que de considérer qu'à partir du moment que les élèves clandestins ont le droit d'être scolarisés, ils devraient aussi, au niveau du principe, avoir le droit de bénéficier de cette allocation. Et ce n'est pas les quelques milliers de francs de dépenses supplémentaires qui ruineraient les finances de la Ville de Genève.

Écrit par : didier bonny | 27/08/2013

TOUS les autres cantons ont donc tort, eux qui ne donnent pas cette gratuité aux élèves? C'est encore Genève qui a raison bien sûr.
Ne pensez-vous pas que cet argent (produit du contribuable) pourrait être mieux utilisé à l'école? Et ce n'est pas une somme dérisoire, car 20/25 frs par année et par élèves....ça fait pas mal.
Pour ceux que ça intéresse, j'ai publié en mai un billet à ce sujet sur mon blog:
http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2013/05/05/le-cadeau-des-contribuables.html

Écrit par : Duval | 27/08/2013

Un petit détail: de nombreux clandestins qui travaillent, payent des impôts, soit parce qu'ils s'annoncent spontanément à l'administration fiscale, soit parce que leur patron prélève de l'impôt à la source, selon la procédure spécialement prévue pour les travailleurs au noir par l'administration fiscale.
L'administration encaisse bien évidemment ces impôts sans le moindre état d'âme...

Écrit par : Lulu | 27/08/2013

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