31/08/2013

Qui sont les Pirates ? (3)

Avoir une liste de 17 candidates et candidats représente un avantage indéniable: il est possible de faire connaissance avec chacun d’eux, dans un esprit de proximité cher au Parti Pirate, et de savoir ainsi qui sont les femmes et les hommes qui portent les valeurs du Parti Pirate pour les élections du 6 octobre. Troisième et dernière partie (1).

Corine-O-Sudan.jpgFemme épicurienne de 47 ans, Corinne Olivier Sudan a accompli sa scolarité à Genève ainsi que son apprentissage d’employée de bureau. Elle est mère de deux grands garçons en cours d’études. Corinne Olivier Sudan a travaillé pendant plus de 20 ans dans le commerce spécialisé de cigares. Après une reconversion professionnelle, elle occupe un poste d’assistante administrative. Sa découverte du Parti Pirate lui a donné envie de faire avancer notre démocratie afin de redonner à chacun le pouvoir d’agir.

Son projet pour Genève : désengorger la circulation des véhicules au centre ville et remettre sur la table le projet d’une traversée de la rade.

Flyer_pirate_liste_recto_ok.jpg47 ans, né à Genève de parents réfugiés Hongrois. Eaux-Viviens de cœur et de fait, Alexandre Takacs a étudié la physique. C’est depuis toujours un indécrottable amateur de technologie, mais aussi d’épistémologie. Actif dans les technologies de l’information depuis 30 ans, Alexandre est entrepreneur dans l’impression 3D.

Son projet pour Genève: apporter transparence et pragmatisme dans la gestion de nos affaires locales, tout en explorant les apports possibles des technologies modernes.

alexis.jpg35 ans, Alexis Roussel est père de deux enfants et habite Collonges-Bellerive. Il a grandi aux Pays-Bas. Sur le plan professionnel, après des études en droit public, il a travaillé pour les Nations-Unies où il formait des collectivités locales dans l’utilisation des nouvelles technologies. Il a participé à l’organisation des Sommets Mondiaux sur la Société de l’Information. Constatant que les changements au sein de la société n’étaient par pris en compte dans le monde politique, il décide de s’engager au sein du Parti Pirate en fondant la section genevoise. Il est président du Parti Pirate Suisse.

Alexis Roussel s’engage pour la protection des données personnelles et milite pour que ces données appartiennent aux citoyens. Il fait aussi la promotion de la maîtrise complète des outils informatiques par l’Etat notamment par l’utilisation des logiciels libres et la mobilisation des citoyens ayant des compétences en informatique. Il est candidat au Grand Conseil et au Conseil d'Etat.

Son projet pour Genève: faire du canton un modèle dans l’économie de l’identité numérique : respect de la sphère privée, droit à l’image, l’identité numérique protégée par la sphère privée.

Didier.jpg48 ans, au bénéfice d’une double formation d’enseignant et d’historien, Didier Bonny exerce la profession de directeur d’établissement scolaire dans le primaire à Meyrin. Il est très investi dans le milieu associatif (président du Groupe sida Genève, membre du comité de l’ATE, du Conseil de fondation « Au cœur des Grottes » et de la Fédération genevoise des associations LGBT).

Engagé en politique depuis près de 30 ans, Didier Bonny a exercé la fonction de conseiller municipal de la Ville de Genève de 1993 à 2007, puis celle de député de 2007 à 2009. Après un rapprochement du PDC avec l’UDC, Didier Bonny démissionne du PDC en 2011. Il siège actuellement comme député indépendant au Grand Conseil. Il a adhéré au Parti Pirate parce qu’il se retrouve dans ses valeurs et peut ainsi faire bénéficier ce jeune parti de son expérience. Il est candidat au Grand Conseil et au Conseil d’Etat.

Son projet pour Genève: renforcer l’enseignement de l’informatique et de l’éducation à la citoyenneté pour faire des jeunes d’aujourd’hui les adultes responsables et actifs de demain !

daniel.jpg58 ans, père de trois enfants, habitant à Onex, Daniel Ceszkowski exerce la profession de consultant indépendant en gestion d’entreprise. Après des études universitaires à Genève, il a travaillé dès 1977 dans le domaine informatique, notamment comme analyste système jusqu’en 1984. En 1985, il étudie une année à l’IMD à Lausanne puis, après y avoir obtenu un MBA, il s’oriente vers une carrière dans la finance. Il travaille plusieurs années dans le négoce d’actions, d’obligations et sur les marchés à terme, puis est responsable financier pour la Suisse d’une multinationale américaine dans le domaine du transport de colis et de marchandises.

Daniel Ceszkowski se lance dans la politique en adhérant au Parti Pirate Suisse en 2009. Il trouve dans le Parti Pirate les valeurs qui correspondent à ses idéaux. Il est candidat au Grand Conseil et au Conseil d’État.

Son projet pour Genève: faire de Genève un lieu sûr, sans que la sécurité ne soit assurée au détriment de la protection de la sphère privée. Faire de Genève un lieu où chacun peut se loger, en simplifiant les procédures. Faire de Genève un lieu où on peut facilement se déplacer, en appliquant une approche pragmatique et consensuelle entre les différents acteurs.

 

(1) Première partie: http://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/08/21/temp-4...

     Deuxième partie: http://independance.blog.tdg.ch/archive/2013/08/22/temp-3...

29/08/2013

Lutter contre l'homophobie (journal d'un député indépendant 16)

SOS homophobie.gif« Homophobie : la lutte contre les discriminations doit s’institutionnaliser !». C’est le titre de la motion 2092 que le Grand Conseil a voté lors de sa séance du 29 août. J’ai pris la parole lors du débat pour exprimer mon soutien à cette motion de la manière suivante :

 

« Notre Grand Conseil a affiché sa volonté quasi unanime lors de sa session du vendredi 22 février que les actes homophobes soient pénalisés en adoptant la résolution 563 et en faisant ainsi usage de son droit d’initiative cantonal auprès de l’Assemblée fédérale.

Grâce aux nombreuses auditions faites en commission lors de l’examen de la résolution 563 et à l’excellent rapport de notre collègue Mme Roiz, vous avez pu vous rendre compte, Mesdames et Messieurs les députés, des ravages que peuvent faire les actes homophobes, notamment sur les jeunes homosexuel-le-s qui font deux à cinq fois plus de tentatives de suicide que la population hétérosexuelle.

Nous avons tous pu constater lors du débat sur le mariage pour tous en France ou à l’occasion du dérapage récent d’un conseiller municipal de la Ville de Genève que les préjugés avaient la vie dure et qu’il s’agissait de les combattre jour après jour.

C’est ce que fait le DIP en prenant cette question de la lutte contre l’homophobie très au sérieux, puisqu’il a engagé une chargée de mission à 40% pour traiter de ce sujet et soutenu de nombreuses actions de sensibilisation que l’on trouve énumérées dans les considérants de la motion 2092.

Cette politique volontariste de lutte contre l’homophobie mise en place par le DIP ces dernières années ne doit  pas dépendre de la volonté de tel homme ou de telle femme politique. Elle doit donc être institutionnalisée d’où le sens de cette motion que je vous invite à renvoyer unanime au Conseil d’Etat. »

27/08/2013

Stop à l'abus de démocratie (journal d'un député indépendant 15)

J’ai déposé un projet loi qui permettra à l’avenir de rendre les élections plus démocratiques et plus transparentes, à condition qu’il soit voté, évidemment...Il fait suite au dépôt des 30 (!) listes pour l’élection au Conseil d’Etat du 6 octobre prochain.

Comme j’ai eu l’occasion de le dénoncer ici-même le 1er juillet dernier, c’est un abus de démocratie manifeste qu’il convient de corriger. J’en détaille les raisons dans l’exposé des motifs ci-dessous. Je proposerai ce projet de loi à la signature de toutes les députées et députés. Cela donnera déjà une indication sur ses chances d’aboutir une fois renvoyé en commission le 19 septembre. A suivre…
 
Projet de loi modifiant la loi sur l’exercice des droits politiques (LEDP) (A 5 05)

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève décrète ce qui suit :

Art. 1  Modifications
La loi sur l’exercice des droits politiques, du 15 octobre 1982, est modifiée comme suit :

Art. 25, al. 6 (nouveau)
6 Un candidat ne peut figurer que sur une seule liste.

Art. 81, al. 3 (nouvelle teneur), al. 4 (supprimé)
3 Pour toutes les élections, les frais d’impression et d’expédition des bulletins sont à la charge de l’Etat.

Art. 82  Participation aux frais électoraux (nouvelle teneur)
L’Etat participe aux frais électoraux des partis politiques, autres associations ou groupements en prenant à sa charge les frais d’impression et d’expéditions des bulletins.

Art. 100, al. 2 (nouvelle teneur)
2 Dans ce second tour, des listes avec des appellations différentes du premier tour peuvent être déposées.

Art. 2 Entrée en vigueur
La présente loi entre en vigueur le lendemain de sa promulgation dans la Feuille d'avis officielle.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames et  Messieurs les députés,

Ce ne sont pas moins de trente listes différentes qui ont été déposées pour l’élection du Conseil d’Etat du 6 octobre 2013 ! Soit plus d’une liste par candidat, puisqu’il y en a 29 en tout.

Des listes, mises à part celles au nom des partis, aux allures de slogans électoraux : « Halte aux bouchons. Traversons la Rade ! », « Suisses de la région », « Egalité homme-femme », « Carton rouge ! Sortez les sortants », « Loger nos enfants », « L’action pour la sécurité », « Contre le diktat des assurances maladies », « Pour la défense de nos aînés-e-s », « Pour créer l’emploi et protéger les travailleur-euse-s »,  « Un emploi pour tous », « Ceux qui agissent », « Pour la priorité de l’emploi aux résidents genevois », « Les habitant-e-s de Vernier, Lancy, Meyrin, Carouge et Onex », « Tolérance zéro : Stop cambrioleurs, dealers, mendiants, voleurs », « Défense de locataires : Stop à la spéculation, construisons des logements », « Pour la défense des assurés, des retraités et pour une médecine de qualité pour tous », « Respect de la volonté populaire : Confirmons la baisse des tarifs des TPG ! », « Pour des PME fortes et créatrices d’emplois » et enfin « Pour circuler sans galérer – Stop aux bouchons ».

Cette liste est édifiante et consternante. La multiplication de ces listes, qui coûtent chacune 3 000 F à ceux qui les déposent, est clairement un abus de démocratie. Cette manœuvre, car cela en est bien une, permet aux partis qui ont de l’argent, donc ceux qui sont déjà en place et qui touchent de l’argent public, de s’arroger les emplacements publics pour l’affichage et ainsi d’exposer beaucoup plus leurs candidat-e-s.

Ce n’est pas normal dans un système démocratique qui devrait faire en sorte que chaque candidat-e soit mis sur un pied d’égalité en matière de prestations publiques. Le présent projet de loi remédie à cette situation en précisant qu’un-e candidat-e ne peut figurer que sur une seule liste et que les frais d’impression et d’envois sont à la charge de l’Etat. Des frais qui seront fortement diminués en raison d’un nombre de listes nettement inférieur.

De plus, en modifiant la loi dans le sens souhaité par ce projet de loi, notre démocratie y gagnera en transparence. En effet, au premier tour de scrutin les électrices et les électeurs pourront clairement identifier l’étiquette partisane des candidat-e-s et ne pas se faire abuser par des listes dont l’intitulé laisserait à penser que lesdits candidat-e-s défendent une cause qui n’est en fait pas une priorité de leur parti !

Afin de permettre aux candidat-e-s qui le souhaitent de faire liste commune au second tour sous l’appellation d’une nouvelle liste, ce projet de loi modifie également l’article 100 de l’exercice des droits politiques en autorisant le dépôt de listes avec des noms différents au second tour. Avec cette modification, l’obligation qu’un-e candidat-e ne peut figurer que sur une seule liste n’empêchera par conséquent pas de déposer, par exemple, une liste « Entente PLR-PDC » ou « Alternative Verts-PS-Ensemble à Gauche » au second tour, si tel n’a pas déjà été le cas au premier.