18/09/2013

Pierre Maudet, assurance tous risques?

C'est la question que l'on peut se poser en découvrant la synthèse du point presse du Conseil d'Etat de ce jour où l'on peut lire, suite au drame de la Pâquerette, que "le Conseil d’Etat a décidé de transférer, immédiatement et provisoirement, le centre de sociothérapie de la Pâquerette – actuellement administré par les Hôpitaux universitaires genevois –, sous la juridiction exclusive du département de la sécurité, au sein de l’office cantonal de la détention. Cette décision a été prise pour garantir la sécurité de la population et des collaborateurs, ainsi que la pérennité des actions sociothérapeutiques dans la perspective de la réinsertion des détenus."

Faut-il en déduire que la sécurité de la population et des collaborateurs n'aurait pas été assurée si les HUG avaient continué à administrer la Pâquerette? Et qu'une tragédie telle que celle de la semaine dernière aurait pu alors se reproduire? On a peine à le croire.

Ne serait-ce pas alors plutôt, étant donné le départ de Pierre-François Unger, une opération de communication visant à faire penser à la population que Pierre Maudet, qui lui se représente, est l'assurance tous risques des Genevoises et des Genevois? C'est une hypothèse.

Hypothèse qui toutefois met une énorme responsabilité sur les épaules de Pierre Maudet à qui il ne sera rien pardonné en cas de nouveau drame, ce qui n'est bien évidemment pas à souhaiter!

 

 

Commentaires

ma décision fut "no comment" sur tous blogs TDG, tous auteurs ne faisant que tirer la couverture de ce drame sur leurs égos

jusqu'à vous lire ici: pour vous ou selon votre présentation, la conséquence de ce drame serait politique, serait de prendre une direction, celle de la responsabilité, sur le département de la sécurité/ou PM

mais cette voie est la pire. c'est une fausse solution. vouée à l'échec

bien sûr que les psy ne sont pas les seuls pros de la Réhab. ne doivent pas être seuls. ni les politiques, ni les juges non plus. La solution est quelque part entre

du moins si j'en crois mes expériences de pro en matière de "réhab". Qualité professionnelle indispensable dans ce boulot: être à l'affut, et capables de les détecter, du moindre signe tricky chez nos "patients": nous devions être capables d'être pire qu'un criminel, pire que tout flic, et voir tous signes avant-coureur indiquant que le patient allait basculer, voir une menace de suicide, fuite, vol, viol, agressions, auto-destruction etc.

ce concept dont le succès (% de résultats surpassant la moyenne générale mondiale) nous conduisit à être "modèle" en ce domaine pour l'Europe à cette époque (séminaires à Nice par ex. pour les français)

le concept était simple et devait l'être.
fondé sur règles de fonctionnement de groupe incluant tous intervenants, PSY inclus, aux applications strictes (exclusion immédiate sur vote/réunion extraordinaire du team, du patient contrevenant avec annulation du jugement du tribunal, retour immédiat à case prison sans espoir d'aides thérapeutique ultérieures)
règles connues devant être adoptées de tous, chances de réussite de fonctionnement basées sur esprit d'équipe au savoir travailler en team (esprit anglo-saxon) que les latinos genevois méconnaissent et méprisent et dont ils sont incapables (et ce même au prix de la vie d'un de leurs membres), car faisant passer leurs égo de chef par-dessus tout

ce n'est qu'un concept de travail en équipe, où le psy est à la même hauteur que tous les autres thérapeutes intervenants quelque soient leurs qualifications, où chaque membre à le même droit de parler, de proposer, de contester, de critiquer, de refuser une mesure: d'ailleurs chaque mesure est discutée et votée en réunion hebdo de l'équipe, sur la base de l'état des lieux de chaque "patient", en vue de sa réhabilitation

- fondé sur travail de groupe d'une équipe encadrante les "patients". équipe composée d'accompagnants (assistants-es sociaux), d'un psy, de sociologues
- basée sur règles de fonctionnement claires que tous (équipes & "malades") devaient adopter et suivre sous peine d'exclusion
- suivis quotidiens relatés sous forme de rapports aux équipes-relais (surveillance H24)
- réunions hebdo des équipes pour discuter des cas posant questions, des problèmes survenus dans la semaine, et besoins ou spécificités de "patient" pouvant générer un +gros problème pour lui &/ou l'ensemble (équipe & patients)

je travaillais dans une équipe appliquant un concept en totale opposition aux règles et manières de travailler de la Pâquerette/HUG/juges de ce canton


tel que composé et fondé sur de telles règles, notre team aurait rejeté,
lors de sa réunion hebdo en charge de jauger la situation avant et afin d'autoriser une telle sortie, comme tout autre démarche (sortie dentiste par ex.)
un par un, chacun des éléments ayant conduit à l'assassinat de cette assistante sociale.


triste constat qui se perpétuera faute de suisses après les élections: ce qui n'est pas demandé des responsables nommés en poste payés par le contribuable à Genève, ce ne sont ni les compétences ni la prise en charge de leurs responsabilités.

reste à savoir si cette mode du suisse-allemand nouvellement recherché dans les jobs à Genève finira par aider les latinos résidents à aussi accepter cette capacité de travail d'équipe.

Écrit par : pierre à feu | 18/09/2013

Didier Bonny: vous censurez mon commentaire? dans ce cas, vous restez redevable à l'hôte et aux lecteurs de ces blogs, de vous en expliquez.

Écrit par : pierre à feu | 18/09/2013

bizarre.. mon commentaire est censuré? pourquoi donc?

Écrit par : pierre à feu | 18/09/2013

parti Pirate, nouveau parti: soit. vous censurez mon commentaire à votre sujet, soit.

sauf qu'à force de nous censurer, les suisses de souche que nous sommes, minorité restante pour Genève... je vote GE+autre canton. on est 2 CH électeurs à la maison.

Écrit par : pierre à feu | 18/09/2013

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