13/10/2013

"Le MCG n'est pas un parti antifrontalier"

Mauro Poggia a donné dans l’édition du Matin du jour une interview surréaliste où il tente de gommer ce qui a fait en grande partie le succès du MCG : rendre les frontaliers responsables de tous les maux des Genevoises et Genevois, ou presque ! Morceaux choisis : «Le MCG n’est pas un parti antifrontalier (…). Ne nous traitez pas de parti antifrontalier (…). Aux frontaliers qui se sont sentis blessés, je leur présente les excuses du MCG.»

On croit rêver !

Mauro Poggia est certes en campagne et son bon score du premier tour l’autorise à envisager une élection au second à condition qu’il attire de nombreuses voix à l’extérieur de son parti. Il lui faut donc convaincre que l’étiquette politique qu’il porte, apparemment de plus en plus comme un fardeau,  est  « respectable ».

Mais cette tactique comporte un grand risque. Ce qu’il pourrait gagner d’un côté - mais les électrices et électeurs se laisseront-ils abuser aussi facilement par cet écran de fumée ? – il pourrait le perdre en partie de l’autre.

Pas sûr en effet que les partisans du MCG se sentent représentés par un candidat qui dit qu’ « on ne peut pas vivre sans frontaliers à Genève », même si c’est la pure vérité! Il a d'ailleurs, en homme averti, compris ce réel danger puisqu'il s'est fendu d'un texte sur son blog qui tente de justifier cette interview assurément à double tranchant...

 

 

 

 

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