30/10/2013

L'initiative du PDC sur la famille est discriminatoire...

…et le Conseil fédéral lui emboîte le pas ! Il a en effet recommandé d’accepter l’initiative du PDC contre la pénalisation du mariage. Cette initiative veut supprimer  les désavantages du mariage par rapport à d’autres modes de vie, les couples mariés ne devant plus être pénalisés par rapport aux couples concubins. Soit.

Mais là où le bât blesse, c’est la définition que donne cette initiative du couple marié : « Le mariage est l’union durable et réglementée par la loi d’un homme et d’une femme. » Cette initiative comporte donc deux objets différents : un aspect lié à la fiscalité et un autre lié à ce que l’on entend par mariage. Totalement inacceptable ! Comment le Conseil fédéral peut-il dans ces conditions recommander d’accepter cette initiative ?

Incompréhensible ! 

Sauf bien sûr s’il veut confisquer le débat sur le mariage pour tous qui serait alors remis aux calendes grecques en cas d’acceptation de cette initiative et sans que l’on sache si les citoyennes et citoyens suisses ont voté pour le côté fiscal de l’initiative, le côté « mariage homme-femme » ou les deux !

Il est donc évident que cette initiative ne respecte pas l’unité de la matière et doit être rejetée en l’état. Espérons que le Parlement, contrairement au Conseil fédéral, fera son travail et proposera un contre-projet supprimant la définition discriminatoire du mariage que contient cette initiative.

 

27/10/2013

Mauro Poggia et la distance avec la réalité

Mauro Poggia commence ainsi son dernier texte en date sur son blog : « que l’on prenne quelque distance avec la réalité pour soutenir une thèse, c’est malheureusement monnaie courante en politique. » Je me suis précipité pour cliquer sur le lien pour lire le reste m’attendant à découvrir une suite de la critique sur les méthodes du MCG entamée par le candidat MCG au Conseil d’Etat il y a deux semaines sur la question des frontaliers. Déception, il n’en est rien. 

Mauro Poggia règle en fait ses comptes avec le PDC en réponse à des propos tenus par la présidente actuelle du PDC dans le Courrier. Il donne sa version des motivations qui l’ont conduit à quitter le PDC pour rejoindre le MCG. Il est d’ailleurs très surprenant que la raison qui circulait à l’époque à l’interne du PDC sur le pourquoi de sa non-présence sur la liste au Grand Conseil en 2009 ne soit jamais évoquée, ni par la présidence du PDC ni par l’intéressé.

Cette raison aurait été la suivante : Mauro Poggia étant l’avocat des anti-CEVA et le PDC soutenant clairement sa construction, il y aurait donc eu un risque évident de brouiller son image pour le PDC à ce sujet en ayant Mauro Poggia sur sa liste. Ca paraissait une explication plausible et pas plus compliquée que cela. Mauro Poggia en aurait alors tiré les conséquences en préférant quitter le PDC pour rejoindre les rangs du MCG. Fin de l’histoire…ou presque.

Presque, parce que quand Mauro Poggia écrit qu’il « ne regrette pas une seconde d’être allé dans un parti où l’on est encore libre de s’exprimer sans avoir à craindre les foudres du régiment », il y a de quoi être grandement étonné ! Comment peut-on en effet écrire une phrase pareille quand l’on sait le sort qui a été réservé à Dominique Rolle, députée MCG, débarquée (il n’y a pas d’autres mots) par son parti en juin dernier pour avoir osé le critiquer ?

Le septième siège au Conseil d’Etat pourrait se jouer entre Mauro Poggia et Luc Barthassat, mais est-ce une raison suffisante pour prendre une telle « distance avec la réalité pour soutenir une thèse, même si c’est malheureusement monnaie courante en politique » ?

 

23/10/2013

La magie de l'image

"Gravity" m'a-t-il envoyé ce soir au septième ciel comme le titrait la Tribune de Genève du jour? Ce film qui raconte l'histoire d'une mission spatiale chaotique avec deux acteurs seulement, est donc sorti sur les écrans aujourd'hui. J'ai déjà eu l'occasion de le voir ce soir. Impressions à chaud.

D'un point de vue cinématographique, "Gravity" en met plein la vue et la 3D est ici un plus indéniable. Les images sont superbes, la technique incroyable, l'ambiance étouffante, on s'y croirait! Les deux acteurs, Sandra Bullock et George Clooney, sont crédibles dans leur rôle.

Alors? Que demander de plus? Et bien une histoire qui soit un peu moins cousue de fil blanc, un peu moins "américaine". On ne s'ennuie certes pas durant le film, qui dure moins d'une heure trente, et ce n'était pas gagné d'avance. Le sujet est spectaculaire, mais il est traité de manière, si j'ose dire, intimiste, ce qui pouvait représenter un risque de longueurs. Il n'en est rien, mais il s'en faut de peu. Les rebondissements ne manquent pas, mais ils sont malheureusement pour la plupart prévisibles, comme la fin d'ailleurs.

Mais l'intérêt du film est ailleurs: la magie de l'image qui, dans ce film, atteint des sommets! Vive le septième art!