10/11/2013

Confronter les slogans du MCG à la réalité

Les élections de ce dimanche ont confirmé le vote du 6 octobre en mettant au gouvernement des candidats des trois « blocs ». La grande nouveauté est bien évidemment l’arrivée d’un MCG au sein de ce gouvernement. En terme de représentativité, c’est pour le moins normal vu le poids de ce parti au Grand Conseil. Mais il est vrai que les deux ne sont pas forcément liés, comme l’élection des deux candidats du PDC le prouve.

J’aurais préféré l’élection de Thierry Apothéloz, qui aurait sans soute fait un très bon conseiller d’Etat, à celle de Mauro Poggia. Mais je ne vais pas en faire une maladie…à condition qu’il se retrouve à la tête d’un département où le « y’en a marre » du MCG s’est fortement exprimé durant la campagne et sur les bancs du Grand Conseil lors de la dernière législature, à savoir principalement sur les problèmes de mobilité et d’emploi.

La population a voulu un conseiller d’Etat MCG et donner un peu plus de pouvoir à ce parti. Soit. Il faut donc lui donner la possibilité d’agir là où les slogans pourront être confrontés à la réalité. En désignant Mauro Poggia à la tête d’un département qui ne concernerait pas les combats de prédilection du MCG, cela ne respecterait pas de mon point de vue la volonté populaire.

Les autres candidats élus ce dimanche, dont une seule femme ce qui est bien regrettable en terme d’égalité, tiendront-ils le même raisonnement ? Réponse très attendue ces prochains jours !
 


 

Commentaires

avez-vous vu les commentaires à chaud des candidats élus? sur Leman bleu au micro de Pascal Decaillet: où Poggia est le seul des derniers (303 voix, limite du recomptage par la chancellerie) candidats
à n'avoir

- ni remercié son parti ni parlé de ses colistiers perdants (E Stauffer appréciera)

- ni parlé d'objectif citoyens ni ni.
sauf dire que: c'est le MCG qui a été écouté.

Tout ça à chaud, l'expression verbale des élus est ce qu'elle est. Mais je retiens que tous à l'exception de MPoggia ont remercié: les électeurs et leur parti, ont parlé des citoyens, leurs problèmes et du boulot qui les attend.

Tous, sauf Mauro Poggia, secundo italien reniant une fois sa nationalité pour obtenir celle de la suisse,
reprenant sa nationalité italienne pour obtenir le titre de sénateur à Rome, battu en Italie revenant à Genève pour obtenir un poste de pouvoir politique sur base de populisme, grâce au MCG.
MCG dont il aura bien profité.

Tant pis pour les secundos qui l'ont porté au pinâcle: M Poggia est maintenant rattrapé par le principe de Peter.




les cris du coeur, les commentaires sortis

Écrit par : pierre à feu | 10/11/2013

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