29/11/2013

Le sapin au ruban rouge

1462963_10152072173421282_614073053_n.jpgL’illumination d’un sapin avec le ruban rouge, symbole de la lutte contre le sida, est en passe de devenir une tradition. Ce message de solidarité, de responsabilité sociale, de fraternité et de sensibilisation est cette année porté par la commune de Meyrin qui succède à celles de Vernier, de Carouge et du Grand-Saconnex. Le sapin a été inauguré en fin de matinée en présence bien évidemment des autorités communales de Meyrin, mais aussi de celles de Vernier et de Carouge, et cantonales avec la présence du 1er vice-président du Grand Conseil.

Par ce geste, la commune de Meyrin adresse un message à ses habitantes et habitants, mais également à ceux de tout le canton. Un message qui rappelle que le rejet et l’exclusion sont des facteurs de propagation de l’épidémie : ils empêchent les personnes porteuses du VIH ou les plus vulnérables au virus d’en parler ouvertement, d’aller chercher de l’information ou du matériel de prévention auprès des associations. Ils les découragent d’aller faire un test de dépistage, de consulter un médecin et de demander de l’aide. Les attitudes et discours stigmatisants et culpabilisants sont autant d’obstacles à la prévention et au traitement, c’est-à-dire au combat contre l’épidémie.

A l’approche du 1er décembre, journée mondiale de la lutte contre le sida, la lumière du ruban rouge est là pour rappeler que malgré les énormes avancées de ses 30 dernières années le combat continue, car le sida est malheureusement toujours d’actualité.

27/11/2013

Une répartition intelligente et constructive

Le Conseil d’Etat élu a donc procédé à la répartition des départements. Répartition qui,  à chaud, semble plutôt bien pensée et tient compte des compétences des un(e)s et des autres. Le futur Collège gouvernemental a de plus fait preuve d’intelligence.

En effet, en confiant un département imposant à Mauro Poggia, comprenant de plus un thème cher au MCG, l’emploi, il démontre ainsi qu’il entend donner une place pleine et entière au  seul représentant de « la nouvelle force ».  Cela est la preuve que les sept élu(e)s ont entendu, que cela plaise ou non, la volonté exprimée dans les urnes par une partie de la population qui a clairement dit qu’elle voulait des changements. 

A présent que le futur Conseil d’Etat a donné un signal constructif, il n’y a plus qu’à espérer que le Grand Conseil saura à son tour privilégier, au moins dans un premier temps, histoire de voir ce dont ce nouveau gouvernement est capable, l’intérêt général aux intérêts partisans. A suivre.

P.S. Anja Wyden, la chancelière, ne subira pas le sort de Mmes Künzler et Rochat puisqu’elle reste en place. Une bonne décision qui ne plaira toutefois pas à certains commentateurs qui se sont acharné sur elle, comme sur Mmes Künzler et Rochat d’ailleurs, au cours de la législature qui vient de se terminer…

25/11/2013

Sepp Blatter botte en touche

Le président de la FIFA a donné une interview à l’AFP (1) où il répond, entre autres, aux critiques sur les conditions de travail sur les sites de la Coupe du monde de football 2022. Evénement planétaire qui, rappelons-le, a été attribué au Qatar où il fait 50 degrés en été, ce qui, comme tout le monde le sait, est idéal pour la pratique de ce sport…

Mais là n’est pas le plus important pour l’instant, puisqu’avant que les joueurs prennent des insolations, il faut d’abord construire des stades. Et à en croire la presse (notamment un article paru dans La Tribune de Genève du 8 octobre), les conditions de travail sont dignes de l’esclavage. Il y a chaque jour des morts et, à ce rythme, on arriverait à 4000 décès au moment du match d’ouverture.

Que répond le patron de la FIFA à ce constat d'un autre âge ? Que c’est la faute de la France et de l’Allemagne qui ont fait pression pour organiser la Coupe du Monde au Qatar et que c’est par conséquent "trop facile après de dire que toute la responsabilité est sur la FIFA".

C’est ce qu’on appelle, en rugby, botter en touche. C’est la FIFA, via ses délégués, qui a attribué l’organisation de la Coupe du Monde au Qatar. Elle a donc bel et bien la responsabilité de s’assurer que le pays hôte respecte un minimum les droits humains.

Et si cela paraît une tâche trop lourde pour le président de la FIFA, il est peut-être temps de lui distribuer un carton rouge et de lui montrer le chemin des vestiaires puisqu’il déclare, également dans cette interview, qu’il « n’a pas l’énergie pour se retirer»…

 

(1) Tribune de Genève des 23 et 24 novembre 2013