17/12/2013

Genève étouffe, on s'en fout!

La valeur limite de la pollution aux particules fines a été régulièrement dépassée ces derniers jours. La faute au brouillard persistant  qui les retient  dans l’air et que nos poumons absorbent bien malgré eux.

Que font nos autorités pour lutter contre cette pollution ? Rien ! Pourtant, une valeur limite journalière d’émission de ces particules fines a été fixée par la Confédération (50 microgrammes par mètre cube). Elle ne devrait pas être dépassée plus…d’une fois par année !

A Genève, mais pas seulement, on commence à s’inquiéter un (tout) petit peu quand cette valeur atteint 75 microgrammes, qu’elle est dépassée 3 jours de suite dans 3 stations de mesures et dans deux cantons différents !  Et comme seule Genève subit en Romandie ce brouillard tenace, rien ne se passe. Aucune information officielle n’est donnée à la population qui continue ainsi de respirer un air vicié sans même qu’on lui dise, au moins, les précautions à prendre ou d’être attentive à certains symptômes, comme une toux irritative, par exemple. Il faut attendre que la valeur limite atteigne 100 microgrammes pour que les premières vraies mesures soient prises : limitation de la vitesse à 80km/h sur l’autoroute et interdiction des feux de plein air. Mesures qui ne changeront rien, ou presque.

Avec une population en constante augmentation et le nombre de véhicules qui va avec, la situation n’est pas prête de s’arranger ces prochaines années. Des autorités soucieuses du bien-être de leurs concitoyennes et concitoyens ne devraient-elles pas réfléchir à des solutions beaucoup plus contraignantes comme, par exemple, la circulation alternée des véhicules en fonction des plaques minéralogiques, couplée avec la gratuité des transports publics pour celles et ceux qui sont privés de leur véhicule ce jour-là ?

Il y a peu de chance que cette réflexion se fasse à court terme, il faudrait pour cela que le brouillard s’installe pendant des semaines plusieurs années de suite. Et comme la pluie est annoncée dès jeudi, cet épisode de pollution rejoindra les autres dans l’oubli, mais en ayant laissé des traces dans nos organismes…

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Commentaires

"Des autorités soucieuses du bien-être de leurs concitoyennes et concitoyens ne devraient-elles pas réfléchir à des solutions beaucoup plus contraignantes comme, par exemple, la circulation alternée des véhicules en fonction des plaques minéralogiques, couplée avec la gratuité des transports publics pour celles et ceux qui sont privés de leur véhicule ce jour-là ?"

Un pansement sur une jambe de plâtre, ca...

Des "autorités soucieuses du bien-être de leurs concitoyennes et concitoyens" devraient d'abords songer à leur permettre de LOGER à proximité de leur emploi, rendant quasi de facto inutile le recours à la voiture. Et réduisant d'autant les émission

Ces mêmes autorités songeraient aussi à stopper leur dogmatique lutte anti-bagnole. Fluidifier le traffic, en virant chiacnes inutiles, remttant les odnes vertes etc = moins de voitures qui font du surplace moteur allumé, donc moins d'émissions de particules fines et autres.

Ces mêmes autorité travailleraient intelligemment sur le dveloppement des pistes cyclables, au lieu de betement faire du chiffre (X km de plus en 2013, ouhou... sauf que rien n'est relié ensemble ou presque, la plupart des pistes se terminent sur.. la route ou nulle part, etc...)

Ces mêmes autorités faciliteraient le contournement de Genève (traversée, 3e voies autoroute de contournement, CEVA, etc...)

Ces mêmes autorités feraient le nécessaire pour mettre au normes ses propres batiments et imposer la memes choses des autres (les immeubles de mon ex-quartier, par exemple, attendent toujours ne serait-ce que les double vitrages, le changement de la chaudière plus vieille que ma grand-mère et l'installation de nouveau regulateur sur les radiateurs...).
Afin de réduire les émissions dûes au chauffage (qui sont bien plus importantes et problématique que celle des voitures d'ailleurs!)

etc...

Écrit par : Pierre Roche | 17/12/2013

Genève et le brouillard, ça pue.
L'autoroute et le brouillard, ça congestionne.

Solution : faire comme certaines villes d'Europe et des restes du monde qui interdisent formellement les véhicules à moteur diésel en ville.

Oui, le diésel rejette moins de C02 que l'essence, mais les autres cochonneries qu'il rejette sont pires ! Les particules fines (et là, tout le débat devient très intéressant, car le diésel est un carburant fiscalement et trompeusement avantagé pour promouvoir une économie automobile. Un moteur diésel moderne dans une voiture rejette infiniment plus de poison - même s'il consomme moins de litres - qu'un moteur essence).

Vous avez le droit de savoir que le cycle parfait du moteur diésel est celui du moteur dit "marine", qui fonctionne à 200 tours minutes. Le combustible a la possibilité d'être entièrement brûlé.

Dans un moteur moderne actuel diésel, le filtre à particules aggrave la problématique sanitaire. Entre les gros rejets bien puants des vieux diésels, ceux qui salissent les façades de nos boulevards et de nos avenues - et les minuscules rejets des diésels modernes, ceux qui descendent bien profondément dans nos poumons et dans ceux de nos enfants, il y a toute une explication.

Mettez des cailloux au fond d'un pot de fleur, l'eau pourra circuler.
Mettes du sable fin au fond d'un pot de fleur, l'eau ne pourra plus circuler.

Vous faut-il encore une autre image?

Écrit par : Denise Park | 18/12/2013

"Vous faut-il encore une autre image?"

Genevouais, quand je te vouais, je vouais le diable devant mouai!

Schengen!

La prochaine votation du 9 février pour commencer à contrôler votre déferlement de voitures françaises majoritairement en diesel, ça devrait vous parler!

Écrit par : Corélande | 19/12/2013

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