26/03/2014

Un chèque en blanc de 3 milliards

carte_danniversaire_de_cheque_en_blanc-r70f745ded1c34027bbea6fbb75729464_xvuak_8byvr_512.jpgEn lisant dans la presse du jour les déclarations d’Ueli Maurer suite à sa visite sur la base aérienne de Payerne pour promouvoir l’achat des Gripen, on est en droit de se demander si notre ministre de la défense fait preuve de beaucoup de sérieux.

Pas de certitudes sur une meilleure sécurité avec ce nouvel avion de combat (!), ni sur le fait de pouvoir tirer sur une cible au besoin, mais pour le Conseiller fédéral UDC « le système fonctionne quand on est prêt à intervenir. » Pas sûr de comprendre…

Le stationnement des Gripen et des emplois liés ? Pas de réponse, un concept sera élaboré une fois l’achat de l’avion de combat voté.

Les retombées, les fameuses affaires compensatoires, dont la Romandie devrait bénéficier à 30% ? Actuellement, seuls 18% des contrats signés concernent la Suisse Romande. Mais Ueli Maurer ne voit pas où est le problème, « nous y arriverons d’ici 2024. »

En résumé,  Ueli Maurer demande au peuple suisse de lui voter un chèque en blanc et de lui faire confiance pour la suite. Un peu gros le chèque de plus de 3 milliards pour faire confiance aveuglément, non ?
 

23/03/2014

Le PDC à la merci du PLR

imagesAN4NBDZ3.jpgLes intentions du nouveau président du PDC de ne pas faire d’alliance avec le MCG et l’UDC résisteront-elles à la réalité du terrain ? C’est le PLR qui a la réponse à cette question.

En effet, si le PLR décide de son côté de faire des alliances avec le MCG et l’UDC, il ne restera alors plus qu’au PDC à se soumettre à ce choix ou à se démettre de l’Entente. Ce scénario n’est pas à exclure, une frange importante des membres du PLR souhaitant faire alliance avec l’UDC et le MCG pour mettre fin « à la droite la plus bête du monde et à la machine à perdre ».

Dans les deux cas, soumission ou démission, le PDC y perdra des plumes, mais pas de la même manière. En rejoignant une alliance de droite élargie, il maintiendra probablement ses forces électorales, mais au prix de vendre  une partie de son âme au diable.

En choisissant l’option « seul, mais libre », il perdra assurément plusieurs sièges dans les Exécutifs, à commencer par celui de la Ville de Genève. Sans parler d’un éventuel siège au Conseil des Etats (Pierre-François Unger ?) qui  resterait à tout jamais un rêve.

Autant dire que si le PLR prenait l’option d’un rapprochement avec l’UDC et le MCG, il aurait probablement beaucoup à gagner de cette alliance, les intentions du nouveau président du PDC risqueraient bien de voler rapidement en éclats.

16/03/2014

Interpeller les élus, scandaleux?

logo_gapp.jpgLe Courrier nous apprend dans son édition du week-end que le Groupement des associations de parents d’élèves du primaire (GAPP) soutient publiquement la fonction de directeur d’établissement du primaire telle qu’elle existe aujourd’hui, c’est-à-dire sans qu’une partie du temps de travail soit consacré à l’enseignement.

C’est, en effet, ce que demande une motion qui, sans remettre en cause la fonction, souhaite que les directeurs enseignent également. Ce texte a trouvé une majorité en commission et sera débattu ces prochains mois au Grand Conseil.

Pour le GAPP, la mise en place des directions d’établissement de proximité a permis « une amélioration significative des relations et de la communication avec l’Institution scolaire. » Et de citer, entre autres, dans sa prise de position, les relations avec les parents, la gestion du personnel enseignant et son évaluation, l’organisation des rentrées scolaires, le suivi des élèves à besoins spécifiques, la gestion de situation critique qui ont été facilités par « la présence de cet interlocuteur clairement identifié dans une fonction dirigeante et d’autorité. »

Pour le GAPP, « la mission du directeur d’établissement primaire requiert un engagement qui va au-delà d’un poste partagé entre enseignement et direction. » Il pense que « la gestion de certains moments-clés de l’année scolaire serait péjorée si les directeurs devaient enseigner et diriger. »

Le GAPP a fait parvenir cette prise de position à tous les députés, ce qui est une pratique fort habituelle. Durant mes mandats comme conseiller municipal et comme député, j’en ai reçu un nombre incalculable. Il n’y a donc rien de scandaleux à ce que le représentant de 3100 familles fasse connaître aux élus l’avis de ceux qui sont les plus directement en lien avec la réalité scolaire : les parents d’élèves.