28/07/2014

Le PLR et le PDC complices de l'UDC

"Cette poussée de fièvre de l'UDC étonne dans la mesure où le parti a déjà obtenu, avec le soutien du PDC et de PLR, un durcissement de la loi sur l'asile", peut-on lire dans la Tribune de Genève de lundi à propos de la nouvelle proposition de ce parti de n'autoriser que les requérants d'asile arrivés par la voie aérienne de déposer une demande.

Mais bien au contraire, il n'y a rien d'étonnant à cela! Quand vous mettez le doigt dans l'engrenage, il faut s'attendre ensuite à donner la main, puis le bras. L'UDC s'est sentie renforcée dans son idéal de fermer hermétiquement les frontières de la Suisse aux étrangers, quels qu'ils soient, et ose à présent tout et n'importe quoi! Le PLR et le PDC portent une responsabilité dans cette course effrénée de l'UDC à vouloir construire un mur de Berlin autour de notre pays. Ils sont complices. Ils ont donné leur caution morale au parti de Blocher et ainsi légitimé le vote de milliers de Suisses en faveur des durcissements successifs des lois sur les étrangers.

Si ces deux partis pensent que l'UDC va cette fois vraiment trop loin, il est urgent que leurs présidents nationaux le fassent savoir avec force dès maintenant. La toute proche fête nationale est une excellente opportunité!

25/07/2014

Retour à Paléo avec Elton John

photo.JPGLa dernière fois que je suis allé à Paléo, c’était il y a 12 ans, un sacré bail ! Je pensais à vrai dire ne plus jamais remettre les pieds sur le terrain de l’Asse après l’avoir pourtant foulé régulièrement jusqu’en 2002. La course aux billets vendus en quelques minutes avait fini par me lasser, sans parler du temps qui passe et qui insidieusement vous fait croire, à tort, qu’il y a des endroits qui ne sont plus pour vous !

Et puis, cette année, la venue d’Elton John, de Julien Doré et de James Blunt m’a redonné l’envie d’avoir envie, comme dirait Johnny !  Restait plus qu’à obtenir les billets pour ces deux soirées…ce qui fut fait avec beaucoup de chance !

Jeudi, le jour du retour est arrivé ! Première question : comment se rendre à Paléo avec cette météo capricieuse ? Le train semble s’imposer. Oui, mais j’ai des souvenirs lointain, et pas très agréables, de m’être senti comme une sardine dans un wagon…Et puis, la boue, pas franchement excitant ! Faut-il mettre des bottes (que je n’ai pas d’ailleurs…) ? Furtivement, la question du bien fondé d’avoir pris des billets me traverse l’esprit…Allez, ce sera en train et avec des vieilles baskets.

Bon choix ! Train rempli, mais pas trop, et terrain sec ! Accueil chaleureux par les bénévoles et quelques rayons de soleil. Tour du propriétaire. Il me semble qu’en 12 ans la surface s’est bien agrandie. Malgré le monde, les déplacements et l’accès aux différents stands sont aisés. Après avoir assisté au concert de Grand Corps Malade, quel charisme et quel poète magnifique !, il est temps de se rendre devant la Grande Scène pour voir la star de la soirée, Elton John.

Chaussé de lunettes bleues et portant une veste également bleue à paillettes, Elton John est à la hauteur de sa réputation et enchaine à un rythme effréné pendant plus d’une heure et demie la plupart de ses tubes avec une voix assurée et des mains merveilleusement collées sur les touches de son piano. Pas de fioritures ou de bavardages inutiles (Zaz qui lui succédait -  voix très intéressante et belle énergie - devrait s’en inspirer…), un vrai show. Quel plaisir, à peine atténué par les smartphones  qui vous bouchent de temps en temps la vue ou les joints qui vous polluent les narines, c’est aussi ça Paléo !

Le retour s’est aussi bien passé que l’aller, de quoi se réjouir d’y retourner samedi !

20/07/2014

"Locke", un film sur le fil du rasoir

photo.PNGTourner un film qui se déroule uniquement dans une voiture, de nuit, avec un seul personnage « visible » et des coups de fil pour rythmer l’intrigue, c’est le pari du réalisateur Steven Knight. Pari réussi ou perdu ?

Ivan Locke a tout pour être heureux, apparemment. Un coup de fil va remettre en question ce bel équilibre. L’action du film se déroule en temps réel et entièrement dans la voiture dans laquelle est enfermé (le personnage ne s’appelle pas « Locke » par hasard) le héros joué avec brio par Tom Hardy qui réalise une performance d’acteur remarquable. Sa voix, comme la musique du film d’ailleurs, est envoutante ! Il le fallait pour maintenir l’intérêt du spectateur dans ce film sur le fil du rasoir ! Au gré des nombreux coups de fil (un peu trop, le film pourrait faire 10 minutes de moins sans qu’il en souffre), on en apprend toujours un peu plus sur le personnage qui durant le trajet va régler ses comptes avec le passé tout en mettant en danger son présent et son futur. Brillant ! Voilà qui mérite bien 4 étoiles !

Toujours à l’affiche :

5 étoiles : « Deux jours, une nuit » : l’histoire de Sandra, Marion Cotillard bouleversante, qui a deux jours et une nuit pour convaincre la majorité de ses 16 collègues de renoncer à leur prime de 1000 euros pour qu’elle ne soit pas licenciée. Entre espoir et désespoir, le film tient en haleine le spectateur tout en l’interpellant à chaque fois que l’héroïne rencontre un-e de ses collègues. A noter une fin à la hauteur de ce film vraiment excellent !

4 étoiles : « On a failli être amies » : l’histoire de Maïté, formatrice pour adulte sans véritable but, et de Carole, patronne d’un restaurant qui ne sait plus trop où elle en est,  qui vont se lier d’amitié, enfin pas vraiment ! Karin Viard et Emmanuelle Devos sont parfaites, les dialogues sont excellents, les personnages creusés. On rit parfois à gorge déployée (le fauconnier, irrésistible !) et parfois jaune. Un très bon moment.

4 étoiles : « Qu’est qu’on a fait au Bon Dieu ? » : qui n’a pas encore vu ce film (bientôt 11 millions d’entrée en France !) qui  manie avec bonheur, c’était pourtant casse-gueule, les pires clichés sur les Noirs, les Juifs, les Arabes, les Asiatiques et les Français petits bourgeois ? On y rit franchement de bon cœur et ça fait du bien. Une suite serait en préparation…

3 étoiles : « Jersey Boys » : l’adaptation cinématographique par Clint Eastwood de la comédie musicale qui raconte l’histoire des « Four seasons », un groupe américain de quatre garçons, pas tous irréprochables, qui a connu le succès dans les années 60. C’est visuellement très beau, agréable pour les oreilles et le plus souvent plaisant malgré quelques longueurs dues au fait que le film court un peu trop de lièvres à la fois.

3 étoiles : « The Grand Budapest Hotel » : l’histoire rocambolesque d’un concierge d’un grand hôtel dans l’Europe de l’entre deux-guerres. C’est kitsch à souhait, inventif, plein de personnages, très bien joués par de grands acteurs, plus dingues les uns que les autres et on n’y s’ennuie pas une seconde. Un plaisir instantané, car on oublie le film dès la sortie du cinéma, ou presque.

2 étoiles : « La chambre bleue » : l’adaptation d’un roman de Simenon qui raconte une passion amoureuse sur fond de meurtres.  C’est très bien joué, mais le choix des allers et retours entre le présent et le passé casse le rythme du film qui en devient petit à petit inintéressant. Et puis la fin laisse le spectateur sur sa faim.