26/09/2014

"De toute façon, ils font ce qu'ils veulent!"

Qui n’a pas au moins une fois prononcé cette phrase à l’adresse des politiciennes et politiciens qui ne suivent pas, ou que très partiellement, des décisions prises lors de votations populaires ? Cette réaction étant bien évidemment à géométrie variable, le non suivi d’une décision pouvant tout à fait « arranger » celles et ceux qui s’étaient trouvés dans le camp des perdants…

Il est vrai que les exemples sont légions et que cela n’encourage pas forcément les citoyennes et citoyens à se rendre aux urnes en toute confiance. Le dernier en date concerne l’initiative de Franz Weber visant à enrayer la construction massive des résidences secondaires et que le peuple a votée de justesse. A force de voter dérogations  sur dérogations, l’initiative sera bientôt vidée de son sens, comme l’ont montré les votes du Conseils des Etats hier.

Alors, « font-ils vraiment ce qu’ils veulent ? » Oui et non, car il faut bien reconnaître que parfois l’application de certaines initiatives relève du casse-tête chinois, voire de l’impossibilité comme cela serait le cas si le peuple genevois acceptait celle de la traversée de la rade dimanche !

 

Commentaires

Le référendum en France, annulé par Jacques Chirac en est un des multiples preuves en faveur de cette affirmation.

En effet, peu importe le vote des Suisses, nous voyons le Conseil National élire ceux qu'ils veulent ... exemple ... Christoph Blocher, mais pas seulement ... combien de candidats socialistes ont été refusés ?

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 26/09/2014

De deux choses l'une : ou bien le peuple a toujours raison et l'on s'y tient ou bien il faut abandonner d'urgence le recours à l'initiative qui ne servirait qu'à endormir le bon peuple en le laissant croire qu'il peut changer quelque chose.

Ce qui vient de se produire avec l'initiative Franz Weber démontre parfaitement ce que le Parlement est capable de faire d'une initiative populaire : s'asseoir dessus, sans même y mettre un coussin !

Malheureusement, ce n'est pas le première fois et l'on peut affirmer, sans trop de risques de se tromper, que ce ne sera pas la dernière.

Le peuple a toujours raison, mais parfois un peu moins que le Parlement.
Belle leçon de démocratie.

Écrit par : Michel Sommer | 26/09/2014

on sait très bien qu'une fois nommé le politicien sera enchainé à un lobby quelconque du moins c'est ce qui se prétend depuis longtemps
Par contre ce que l'on sait aussi c'est que ces période fort agitées qui précédent des votations ou des élections sont portes ouvertes aux sectes ou églises non reconnues qui profitent du tsunami pour récolter des membres
Toutes n'attendent que ces périodes qui sont pain béni car l'électorat harcelé de toutes parts signe on le sait presque n'importe quoi pourvu qu'on lui fiche la paix

Écrit par : lovsmeralda | 26/09/2014

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