01/10/2014

La loi doit protéger tout le monde!

images.jpgEn mai 2008, une résolution demandait au Grand Conseil genevois d’utiliser son droit d’initiative auprès de l’Assemblée fédérale pour modifier la Constitution fédérale et le Code pénal suisses pour que l’homophobie soit punissable au même titre que le racisme. Cette résolution, dont je suis le co-auteur, a été votée à la quasi unanimité par le Grand Conseil en…2013 et discutée au Conseil des Etats la semaine dernière. Six ans et demi d’attente pour que finalement le Conseil des Etats refuse d’entrer en matière par 22 voix contre 13. La proposition doit encore être étudiée par le Conseil national.

La Fédération genevoise des associations LGBT a déploré ce vote des députés. Dans un communiqué de presse, elle a mis en évidence que « les législations actuelles suisses réprimant l’homophobie ou la transphobie ne sont pas suffisantes alors même que les actes et discriminations homophobes et transphobes sont monnaie courante en Suisse. Le code pénal actuel ne permet pas de prendre en considération le caractère homophobe ou transphobe d'une infraction commise. Aucune circonstance aggravante en raison d'homophobie ou de transphobie n'est mentionnée dans la législation pénale, contrairement à de nombreux codes pénaux européens. »

Et de citer comme exemple les propos clairement homophobes du Conseiller national  UDC, Toni Bortoluzzi qui a récemment déclaré publiquement et en toute impunité que les personnes homosexuelles avaient « le cerveau à l’envers », les accusant de « comportements non naturels » et « déviants ».

Espérons que les Conseillères nationales et Conseillers nationaux réserveront un meilleur sort à l’initiative genevoise pour adapter la législation suisse afin qu’elle punisse explicitement l’homophobie et la transphobie qui peuvent avoir des conséquences désastreuses sur les personnes qui en sont victimes. Faut-il rappeler que le taux de suicide est deux à cinq fois plus élevé parmi elles ?

La loi ne devrait-elle par protéger toutes les citoyennes et tous les citoyens, indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre ? Poser la question, c’est y répondre !

 

 

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