19/11/2014

La grève "préventive" pour se faire entendre

« Vaut-il la peine de déclencher la guerre pour 5 millions annuels en faisant payer à la population son outrecuidance d’avoir souhaité des TPG moins chers, mais en aucun cas moins efficaces ? » Cette question je l’ai posée il y a deux semaines ici même suite à la décision de la commission des transports du Grand Conseil de voter en faveur d’un nouveau contrat de prestations des TPG de 4 ans dans lequel il manque cette somme par année pour maintenir les emplois et les prestations.

Mauvais perdants après que le peuple ait voté par deux fois en faveur de l’initiative de l’AVIVO, je précise que j’ai moi-même voté par deux fois NON à cette initiative, la majorité de droite n’a pas voulu comprendre le message de la population : les TPG sont trop chers.

La population n’a pas dit  « baissons les prix et par la même occasion les prestations en procédant à des licenciements » ! Et s’il fallait s’en convaincre, il suffit de prendre comme preuve le sondage du Département des transports qui plébiscitent…les transports publics ! Je ne vois donc pas en quoi c’est un paradoxe que le syndicat des transports SEV « combatte des réductions de prestations qui découlent directement du vote des Genevois » comme l’écrit le rédacteur en chef de la Tribune de Genève. A moins que M. Ruetschi ne soit le porte-parole de la droite, évidemment…

Entêtée, la droite, y compris le MCG qui a pourtant soutenu l’initiative !, a poussé aujourd’hui une grande partie des chauffeurs des TPG à faire une grève « préventive » pour se faire entendre avant que ce vote soit avalisé en séance plénière. Il n’y avait pas d’autre moyen de procéder, et on peut le regretter, mais les promesses, celles de M. Barthassat en l’occurrence, n’engagent que ceux qui y croient !

Le Conseil d’Etat, qui pourrait retirer son projet, et la majorité du Grand Conseil, qui pourrait le refuser s’il n’était pas retiré, auront-ils compris le message, apparemment soutenu par une majorité de la population ?  Rien n’est moins sûr. A suivre…

Commentaires

Comme souvent en pareille occasion, les victimes des coupes budgétaires sont injustement stigmatisées. Rappelons que, une fois voté, le budget n'est plus soumis à référendum. Il est intangible. La seule solution pour se faire entendre, quel que soit le moyen, c'est d'agir avant le vote du budget...
Ça semble évident, mais les médias et le magistrat en place continuent à parler de "grève préventive" ce qui est un non sens.

Écrit par : Julien Nicolet | 19/11/2014

"A moins que M. Ruetschi ne soit le porte-parole de la droite, évidemment…"

Une évidence bien sûr. Comme mabut du reste. Je trouve son commentaire très mauvais perdant.

A noter que le "service minimum" est un déni du droit de grève. Mon père me dit qu'avant on appelait ceux qui cassaient la grève des "jaunes".

Et maintenant au tour des gardiens de prison. Quand s'ajoutera la police et les enseignants, la droite fera quoi? Surtout que la police par la grève des amendes et les enseignants par la grève des notes peuvent faire payer très cher la politique lamentable de ce gouvernement incompétent, sans qu'il leur en coûte bonbon.

Écrit par : Johann | 20/11/2014

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