04/12/2014

La liberté d'expression à géométrie variable selon l'UDC

Que l’UDC genevoise, mauvaise perdante suite au rejet massif de son initiative pour une traversée de la rade d’un autre temps, veuille museler le Conseil d’Etat dès que le matériel de vote est envoyé aux citoyens, on peut encore comprendre qu’il y ait un débat sur cette question. Mais que ce parti demande également dans le même projet de loi à ce que les cadres de l’administration n’expriment pas leur opinion sur les réseaux sociaux ou tout autre support de campagne, on croit rêver !

A vrai dire en lisant cette nouvelle dans le Courrier de mercredi, je me suis demandé si ce n’était pas le 1er avril ! Et la liberté d’expression ? Est-ce que l’UDC sait que c’est un droit fondamental de notre démocratie qui n’est pas à géométrie variable ? Qu’un cadre de l’administration ne s’exprime pas publiquement sur un sujet de votation cantonale qui le concerne très directement, cela peut se discuter. Mais cela est de toute façon déjà le cas au nom du devoir de réserve.

Et puis, qu’entend-on par « publiquement » ? Est-ce que Facebook est concerné à partir du moment que c’est celui qui détient le compte qui décide avec qui il a des échanges ? Ce qui signifie que tout le monde ne peut pas avoir accès aux publications, en tout cas de manière directe, contrairement, par exemple, à un blog.

Mais inutile d’aller plus loin dans cette réflexion, tant cette partie liberticide du projet de loi de l’UDC mérite le même sort que son initiative sur la traversée de la rade : les profondeurs du lac !

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