01/01/2015

Mes dix films préférés de 2014

Bien qu’ayant vu une soixantaine de films au cinéma en 2014, je n’ai bien évidemment pas une vision aussi large qu’un critique professionnel sur les films qui sont sortis en 2014. Mon palmarès est donc forcément partiel, mais il témoigne de dix excellents moments que j’ai passés dans les salles. Il y en a bien évidemment d’autres, mais il fallait faire un choix. Vive le cinéma et toutes les émotions qu’il procure !

FullSizeRender.jpg« Mommy » : L’histoire de cette mère qui fait ce qu’elle peut face à son ado de fils au comportement pour le moins explosif est un tourbillon d’émotions qui vous secoue pendant plus de deux heures. Le choix du cadrage carré fait que les acteurs, excellents, sont constamment filmés en gros plan et donne ainsi au spectateur une impression géniale de proximité avec les personnages. Tour à tour on rit, on rit jaune, on pleure, on adhère, on rejette, à l’image du comportement des trois personnages principaux : la magie du cinéma ! (toujours à l'affiche)

« Deux jours, une nuit » : Sandra, Marion Cotillard bouleversante, a deux jours et une nuit pour convaincre la majorité de ses 16 collègues de renoncer à leur prime de 1000 euros pour qu’elle ne soit pas licenciée. Entre espoir et désespoir, le film tient en haleine le spectateur tout en l’interpellant à chaque fois que l’héroïne rencontre un-e de ses collègues. A noter une fin à la hauteur de ce film vraiment excellent !

« Whiplash » : Jusqu’où Andrew acceptera-t-il d’être rabaissé et humilié par son professeur pour réaliser son rêve de devenir un musicien d’exception ? Le film est porté par deux acteurs exceptionnels, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard et un montage tiré au cordeau. Le face à face entre le professeur et son élève atteint par moment des sommets d’intensité incroyables avec en particulier un dernier quart d’heure qui vous laisse scotché sur votre fauteuil au moment du générique de fin ! (toujours à l'affiche)

« Eastern boys » : le film n’a pas été distribué en Suisse après n’avoir pas rencontré son public à sa sortie en France. Il a été toutefois projeté dans le cadre du festival « Everybody’s perfect » où il a obtenu de façon méritée le prix du jury. Ce film qui commence par un épisode de drague dans une gare parisienne et qui se termine comme un thriller est magnifiquement filmé et tient en haleine le spectateur du début à la fin grâce à de nombreux rebondissements et beaucoup d’humanité. A découvrir en DVD.

« Pride » : L’histoire vraie d’un groupe militant de gays et lesbiennes qui en 1984, sous l’ère Thatcher, décide de soutenir les mineurs en grève au pays de Galles où quand les minorités s’entraident. Le film raconte cette rencontre improbable, alternant les moments drôles et douloureux, faisant la part belle aux émotions. Magnifiquement interprété, « Pride » démontre que l’engagement collectif peut soulever des montagnes et faire évoluer positivement les mentalités. Et ça fait du bien ! (toujours à l'affiche)

 «Timbuktu »: Envahie par les djihadistes, Timbuktu va devoir renoncer à sa tranquillité, mais pas sans une certaine résistance. Face à la terreur imposée par une loi soi-disant divine, des femmes, principales victimes de cet ordre nouveau, vont trouver la force de s’y opposer quitte à y risquer leur vie. Il y a des moments très durs dans « Timbuktu », mais aussi des scènes d’une beauté et d’une poésie extraordinaires. (toujours à l'affiche) 

« Une nouvelle amie » : David est veuf et père d’une fillette de quelques mois. Claire est inconsolable d’avoir perdu sa meilleure amie d’enfance disparue si jeune. David et Claire vont se rapprocher l’un de l’autre au moment où cette dernière va découvrir que David aime se travestir en femme. Le dernier film de François Ozon interpelle le spectateur sur la question du genre, de la différence et de la confusion des sentiments. Il est parfois drôle, mais jamais caricatural, et souvent émouvant. (toujours à l'affiche)

«Gone Girl» : Nick Dunne a-t-il tué sa femme qui a mystérieusement disparue ? Les preuves s’accumulent contre lui, mais finalement peut-être pas tant que ça…Et si finalement, Nick était plutôt la victime que le bourreau ? Tenu en haleine jusqu’au milieu du film par cette question, le spectateur manipulé de main de maître par le réalisateur David Fincher découvre alors la réponse qui l’emmène dans une deuxième partie encore plus excitante que la première ! (toujours à l'affiche)

« On a failli être amies » : l’histoire de Maïté, formatrice pour adulte sans véritable but, et de Carole, patronne d’un restaurant qui ne sait plus trop où elle en est,  qui vont se lier d’amitié, enfin pas vraiment ! Karin Viard et Emmanuelle Devos sont parfaites, les dialogues sont excellents, les personnages creusés. On rit parfois à gorge déployée et parfois jaune. Un très bon moment.

« Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? » : le succès populaire de l’année manie avec bonheur, c’était pourtant casse-gueule, les pires clichés sur les Noirs, les Juifs, les Arabes, les Asiatiques et les Français petits bourgeois ? On y rit de bon cœur.

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