25/03/2015

Emotion différente pour les victimes des airs et de la route

1.jpgA chaque fois qu’un avion s’écrase, enfin plus spécialement quand il s’écrase pas trop loin de chez nous et/ou avec beaucoup de passagers européens, l’émotion est vive. Et cela se comprend parfaitement.

Plusieurs dizaines, voire centaines, de morts d’un seul coup, cela a de quoi marquer les esprits. Surtout que chacun ou presque prend l’avion et qu’il peut facilement s’identifier. Ce qui est évidemment moins le cas avec un bateau pneumatique qui va couler au milieu de la Méditerranée rempli de centaines de personnes cherchant à fuir la guerre, l’oppression ou une situation économique désastreuse. C’est humain.

L’émotion suscitée par les victimes des airs est inversement proportionnelle à celle suscitée par les victimes de la route, à l’exception là également des accidents de car qui font malheureusement souvent également beaucoup de morts.

Et pourtant, 70 personnes ont  trouvé chaque jour  la mort sur les routes de l’Union européenne en 2014, soit plus de 25 000 personnes. C’est comme si 167 Airbus de la compagnie Germanwings avec 150 passagers à bord, soit un tous les deux jours, s’étaient écrasés !

Une vraie catastrophe qu’on a pourtant trop souvent tendance à oublier quand bien même la plupart d’entre nous prend bien plus souvent la voiture que l’avion…

Commentaires

hé oui, c'est ce que je me dis à chaque accident d'avion.....combien de morts sur la route pendant leurs beaux discours....
On vit une curieuse époque dans laquelle l'inconscient collectif hiérarchise les morts....

Écrit par : bb | 25/03/2015

...et les bateaux de migrants....pas de grands discours pour les familles non plus...pas de cellule d'aide psychologique

Écrit par : bb | 25/03/2015

Mais vous avez vu tous les oiseaux qui s'agglutinent autour des cadavres toutes affaires cessantes?
Certains n'existent plus que pour ce genre de "cérémonies".

Il y a des morts plus précieuses que d'autres.
Manipulations des émotions.

Écrit par : Johann | 25/03/2015

A propos du crash dans les Alpes de Haute Provence comment comprendre que les passagers qui sans aucun doute possédaient des portables n'ont pas appelés leurs parents ou leurs proches?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 26/03/2015

On en sait un peu plus... en attendant la conférence de presse pour ce midi mais toujours pas pourquoi les passagers possesseurs de portables n'ont pas jugé bon ou été en mesure, soit "empêchés" d'appeler chez eux!

S'il y avait selon le programme annoncé des djihadistes des séries d'attentats "semer la terreur en France et en Europe", les chefs de nos gouvernements jugeraient-ils bon de nous le faire savoir (risque de psychose et pertes de gains pour l'ensemble des services concernés "de l'aviation au tourisme" pour n'en pas dire plus)?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 26/03/2015

Il y a aussi le côté massif, abrupt, et un sentiment de totale impuissance, qui alimentent un émotionnel souvent déjà avide de drames, ou sidéré devant l'inimaginable. Pour ceux qui restent, imaginer tomber en avion est plus stupéfiant qu'imaginer un accident de voiture.

Écrit par : hommelibre | 28/03/2015

En voiture, on ne vit jamais huit minutes en attendant la mort, ou plus comme ces passagers d'un vol des Japan airlines auxquels on a appris que l'avion ayant perdu son empennage, il était ingouvernable...

Écrit par : Géo | 28/03/2015

Les commentaires sont fermés.