29/04/2015

Des (mauvaises) nouvelles en direct du Burundi

10537440_789866017721062_2993584170299178217_n.jpgPour être le plus heureux, il faut habiter en Suisse. Pour être le plus malheureux, il faut habiter au Burundi ou au Togo. C’est ce qu’a révélé une enquête la semaine dernière. L’annonce, samedi dernier, de la candidature du Président burundais Nkurunziza aux élections présidentielles de juin pour un troisième mandat, alors que la Constitution n’en autorise que deux, ne va pas arranger ce constat.

En effet, cette nouvelle a suscité des soulèvements dans plusieurs quartiers de la capitale. Il y a eu plusieurs affrontements entre la police et les manifestants avec, souvent, une interposition de l’armée pour ramener le calme. Dans certains quartiers, les affrontements se passent aussi entre les manifestants et les milices du parti au pouvoir. C’est à eux que l’on doit la majorité des cinq victimes des affrontements de ces derniers jours.

La situation est donc très  tendue dans un pays qui a connu la guerre civile au début des années 90 et c’est à peine si la presse d’ici en parle.

Grâce aux liens que j’ai développés dans le cadre de mon investissement au sein de Coalition Plus, association internationale de lutte contre le sida qui compte 13 membres parmi lesquels le Groupe sida Genève et l’ANSS, l’association burundaise, je me suis rendu au Burundi en 2013 et 2014. J’ai eu l’occasion d’en parler ici, et plus particulièrement de la Maison de la Joie qui accueille des orphelins  infectés par le VIH et pour laquelle j’ai trouvé des donateurs, dont le Groupe sida Genève, permettant à ces enfants d’avoir une vie un peu meilleure dans un pays très pauvre.

Or, aujourd’hui, en raison de la situation qui prévaut à Bujumbura, la capitale, la situation de ces enfants, mais bien évidemment également celles des Burundais en général, est très délicate d’après les informations que j’ai pu recevoir aujourd’hui en provenance du Burundi. La Maison de la Joie se situe dans une zone à risques et tout est fait  pour évacuer les enfants dans un lieu plus sûr.

La population qui habite dans les quartiers « chaud » et ne fuit pas vers des quartiers et des provinces plus sûrs, hors de la capitale ou encore dans les pays limitrophes, peut difficilement se déplacer. La situation est très tendue et chaotique par le manque d’informations qui ne laisse que les rumeurs au sein d’une population déjà choquée.

La fermeture des médias explique en majorité ce fait. Les radios privées n’émettent plus que dans la capitale et la Radio Pubique Africaine, la station la plus écoutée au Burundi, a tout simplement cessé d’émettre. Les réseaux sociaux tels que Whatsapp et Facebook ont été bloqués sur les connections mobiles. Bientôt, les gens ne pourront même plus communiquer, car ils ne pourront plus recharger le crédit de leur téléphone.

L’accès aux services et marchandises est logiquement fort difficiles dans ce climat. Un magasin sur dix est ouvert et cela uniquement en ville. Dans les quartiers, peu de boutiques sont ouvertes et leurs stocks sont vides et il en est de même pour les marchés. La pénurie s’installe. Et on ne parle même pas de l’accès aux soins, notamment pour les personnes vivant avec le VIH qui voient leur traitement mis en danger, et donc leur vie...

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27/04/2015

Marre de se faire prendre pour un pigeon!

imagesCA0N7TSJ.jpgIl y a bien évidemment des scandales plus graves que celui-ci et il faut savoir raison garder, comme on dit. Mais payer sa revue le double de ce qu’elle est vendue en France, faut quand même pas pousser.

De passage à Paris ce week-end, j’ai comparé le prix de trois mensuels. Le premier est vendu 3 euros contre 6 francs suisses, le deuxième 3 euros 90 contre 7 francs 80 et le dernier 5 euros contre 10 francs, soit une augmentation de quasi 100% avec le taux change actuel.

Mais de qui se moque-t-on ? Je veux bien, et c’est la réalité, que tout soit plus cher en Suisse, mais pas à ce point-là. La Coop a d’ailleurs réagi en boycottant la vente de plusieurs revues dans ses magasins. Si tous les diffuseurs en faisaient de même, il est certain que les prix baisseraient rapidement.

En attendant cette hypothétique issue, il ne reste plus qu’aux amateurs de revues à ne plus les acheter ou à se rendre de l’autre côté de la frontière, car se faire prendre pour un pigeon par les maisons d’édition françaises a ses limites !

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25/04/2015

Actes homophobes punis par la loi: on y est presque!

Lors de sa séance d'hier, la commission juridique du Conseil des États s'est à nouveau penchée sur deux objets qui visent à lutter contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. 

En effet, suite au double vote positif du Conseil national en mars dernier pour donner suite à l’initiative déposée par le canton de Genève demandant de modifier le Code pénal, mais aussi la Constitution en y ajoutant l’orientation sexuelle dans la liste des discriminations, et à l’initiative parlementaire de Mathias Reynard, qui demande quant à elle uniquement de compléter la disposition existante du Code pénal luttant contre la discrimination raciale, afin de l'étendre à la discrimination basée sur l'orientation sexuelle, le Conseil des Etats a dû reprendre ses travaux sur la question.

Rappelons que le Conseil des Etats s’était déjà prononcé sur l’initiative genevoise en septembre dernier et l’avait refusée par 22 voix contre 13 et que l’initiative parlementaire de Mathias Reynard avait été également refusée, mais en commission uniquement, et de justesse, par 4 non, 3 oui, et 3 abstentions. 

Or hier, toujours en commission, si les sénateurs ont malheureusement confirmé leur vote sur l'initiative genevoise à une écrasante majorité, ils ont de manière tout aussi nette accepté l'initiative Reynard (11 oui, 0 non et 1 abstention). C'est un préavis favorable qui conduira avec une quasi certitude le Conseil des Etats a accepté cette initiative en juin! 

On ne peut donc que se réjouir que très probablement prochainement les actes homophobes soient punis par la loi protégeant ainsi les citoyennes et les citoyens, indépendamment de leur orientation sexuelle, ce qui est juste normal dans un Etat de droit !

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20/04/2015

Trop d'horreurs tuent l'horreur

images.jpgQue dire, qu’écrire, que faire devant le énième drame qui s’est déroulé dans la nuit de samedi à dimanche avec le naufrage d’un chalutier qui transportait au moins 700 migrants ? En tant qu’individu, nous nous sentons tellement impuissants devant de tels drames que nous avons tendance, pour nous protéger, de ne pas trop y penser. Et puis, aussi, contrairement aux événements de Paris, par exemple, c’est bien loin de notre réalité. D’ailleurs, pas ou peu de blogs en parlent, c’est un signe qui ne trompe pas.

Mais cela n’empêche pas toutefois de se demander comment l’Europe a pu attendre une catastrophe pareille pour décider, enfin, par l’intermédiaire de ses ministres des Affaires étrangères de se saisir de la question aujourd’hui. Il y a pourtant eu bien d’autres naufrages meurtriers avant celui-ci depuis que l’opération européenne Triton a succédé au début de l’année à Mare Nostrum. Cette opération, uniquement italienne, de sauvetage avait fait ses preuves, mais coûtait trop chère à l’Italie (114 millions par année) qui ne voulait plus l’assumer seule, et on peut le comprendre. Sans compter bien évidemment toute la difficulté que cela représente d’accueillir tous ces migrants sur son territoire.

Mais contrairement à Mare Nostrum, dont la mission s’étendait jusque vers les côtes libyennes, Triton « se contente » de surveiller les frontières. Les navires restent dans une zone de 50 km des côtes italiennes. Et cela coûte évidemment bien moins cher : 3 millions par mois. De plus, seuls huit pays ont mis à disposition des moyens : la France, l'Espagne, la Finlande, le Portugal, l'Islande, les Pays-Bas, la Lituanie et Malte. La Suisse a mis à disposition…une personne pour le débriefing des migrants, encore faut-il bien évidemment qu’ils arrivent jusqu’au débriefing !

Notre pays, un des plus riches du monde, ne peut-il pas faire plus ?!

La question de la migration, étroitement liée dans ce cas à celle des passeurs qui ne pensent qu’à leur profit, est bien évidemment fort complexe, à commencer par celle de la place, au sens propre et figuré, que l’on peut accorder aux migrants.

C’est à tous les gouvernements européens de se saisir de ce problème, qui ne concerne pas que principalement l’Italie et la Grèce, et de trouver des solutions. A moins bien évidemment qu’ils décident, de manière cynique, que trop d’horreurs tuant l’horreur, il suffit d’attendre que ce point de non-retour soit atteint…

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17/04/2015

A quand les motos sur les pistes cyclables?

Or donc, le Conseiller d’Etat en charge de la mobilité a décidé, sans aucune concertation, qu’un essai serait fait en 2016 pour que les deux-roues motorisés  puissent circuler sur les voies de bus.

En tant que cycliste, je m’insurge contre cette mesure qui est un danger supplémentaire pour celles et ceux qui sont déjà très exposés aux accidents selon les statistiques.

2.jpgDéjà qu’il faut constamment se frayer un chemin entre les motos qui ne se gênent pas pour occuper l’emplacement réservé aux vélos en tête des feux ou qui se collent aux épingles de stationnement rendant ainsi impossible d’y attacher son vélo, il faudra encore maintenant se méfier des deux-roues motorisés sur les voies de bus !

Et on ne parle même pas de l’initiative 144 sur la mobilité douce dont on attend toujours qu’elle soit appliquée, au moins un peu…

Alors qu’aujourd’hui la sédentarité est devenu une vraie préoccupation de santé publique, on crée un obstacle supplémentaire pour celles et ceux qui se déplacent sans polluer, sans engorger la circulation et qui prennent soin de leur santé ! Belle politique !

M. Barthassat, pendant qu’on y est, à quand un essai pour que les motos puissent aussi circuler sur les pistes cyclables ?

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