31/05/2015

Fête de l'Espoir: un sacré exploit

Cela faisait très longtemps que je n’étais pas allé à la Fête de l’Espoir. Je ne l’ai pas regretté. Un programme musical qui ferait pâlir n’importe quel organisateur de festivals  avec des chanteurs qui, pour la plupart, n’ont pas besoin de cette tribune pour assurer leur notoriété (Benabar, Frero Delavega, Grégoire, Amaury Vassili, Philippe Lavil, Raphael, MC Solaar,…) et une organisation parfaite.  La maestria de l’équipe technique sur scène pour effectuer les changements entre chaque artiste est à cet égard impressionnante ! 

Les moments creux sont donc brefs et c’est tant mieux, car il faut bien dire que les intermèdes assurés par l’organisateur sont un peu lourds. Mais on ne saurait en vouloir à « PMI » d’inciter, entre autres, la foule à consommer, ne serait-ce qu’une seule boisson, afin de permettre à l’événement de boucler sur des chiffres noirs.  Le fait que de plus en plus de spectateurs viennent avec leurs propres victuailles pourrait en effet remettre en cause la pérennité de cette manifestation gratuite, un sacré exploit, qui en était hier soir à sa dix-septième édition.

FullSizeRender.jpgCôté artistes, les chanteurs confirmés que sont Benabar, Grégoire et Frero Delavega (photo) ont mis le feu à une salle surchauffée et pleine comme un œuf obligeant bon nombre de spectateurs à se replier sur l’écran géant à l’extérieur.  On relèvera également l’enthousiasme soulevé par Vianney et Imany, deux belles découvertes !

Des prestations qui, dans l’ensemble, vous laissent sur votre faim non pas en terme de qualité, mais de quantité. C’est le concept qui veut ça avec des artistes présents sur scène une vingtaine de minutes ce qui persuadera, peut-être, une partie des spectateurs d’aller les voir en concert le moment venu. Avec un billet d’entrée cette fois-ci !

28/05/2015

M. Medeiros premier citoyen de la Ville de Genève?!

Le premier citoyen de la commune où je réside, la Ville de Genève, pourrait bien être dès le 2 juin "un élu qui ne respecte pas les institutions et ses collègues qu’il n’hésite pas  à insulter, qui menace d’autres élus avec l’index sous sa gorge pour signifier « t’es mort », qui écrit des propos vulgaires sur Facebook ou encore qui est nostalgique de la dictature de Salazar."

Ce n’est pas moi qui le dis, je ne connais pas M. Medeiros puisque c’est de lui dont il s’agit, mais des élu-e-s qui siègent avec le représentant du MCG au sein du Conseil municipal de la Ville de Genève dans l’édition du Courrier de ce jour.

A la lecture de ces propos sur M. Medeiros, je me suis dit qu’il était évident qu’il ne pouvait pas me représenter en tant que premier citoyen de ma commune et que les autres partis allaient voter pour quelqu’un d’autre.

Et bien non !

Il semblerait en effet  que tel ne soit pas le cas, aucun parti ne voulant prendre la responsabilité de présenter une autre candidature pour des raisons de politique politicienne : respect du tournus, choix du candidat par son propre parti et… « c’est pas à nous de le faire, c’est à eux ». Le Grand Conseil n’a pas eu ces états d’âme lorsqu’il a fait élire à sa présidence un candidat PDC à la place d’Eric Stauffer. Pourquoi ne pas l’imiter ?

Espérons donc que d’ici mardi les partis politiques prendront leurs responsabilités et éliront comme premier citoyen de la Ville de Genève une personnalité dont le comportement est compatible avec ce que les habitantes et habitants de la Ville de Genève sont en droit d’attendre du président de leur Conseil municipal !

24/05/2015

"Mariage gay" est inapproprié

"Large victoire du mariage gay en Irlande". C'est bien connu pour avoir des chances d'être lu, il faut un titre accrocheur. Quoi de mieux pour ce faire que de mettre ensemble deux termes apparemment opposés comme "mariage" et "gay"? Succès assuré.

Or, parler de "mariage gay" est sans doute vendeur, mais réducteur, le terme "gay" définissant les homosexuels masculins. C'est d'ailleurs pour cette raison que la Pride romande, qui aura lieu cette année le 13 juin à Sion, ne s'appelle pas "Gay Pride" de telle manière à ne pas exclure les personnes lesbiennes, bisexuelles, trans et intersexes.

Les partisans de l'égalité des droits pour toutes et tous réclament par conséquent le droit au mariage civil pour toutes et tous et non pas le droit au "mariage gay". Cette distinction sémantique est importante, car elle définit bien l'objectif de celles et ceux qui ne veulent pas seulement avoir les mêmes devoirs, mais aussi les mêmes droits!

Le vote très clair des Irlandais, dans un pays à grande tradition catholique, est la preuve que ce but pourrait être également atteint en Suisse. Mais notre système démocratique est tellement lent, qu'il faudra, hélas, encore des années pour y parvenir.

On aura donc malheureusement encore bien longtemps l'occasion d'entendre et de lire le terme "mariage gay".