30/09/2015

Politiques LGBT: où veut aller la Suisse?

 

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En vue des élections fédérales, la Fédération genevoise des associations LGBT (lesbienne, gay, bisexuel.le et trans*) a envoyé un questionnaire à tous et toutes les candidat.e.s genevois.e.s afin qu’ils et elles s'expriment sur plusieurs thèmes touchant la communauté LGBT.

Le débat « Politiques LGBT : où veut aller la Suisse ? » aura lieu ce soir mercredi 30 septembre à Uni Mail de 19h15 à 20h45 en partenariat avec l’Institut des Etudes Genre de l’Université de Genève. Animé par Lorena Parini, co-présidente de la Fédération genevoise des associations LGBT et Maître d’enseignement et de recherche à l’Institut des Etudes Genre, le débat réunira:

• Marjorie Blanchet, candidate pour Ensemble à Gauche
• Jérôme Fontana, candidat pour les Vert'libéraux
• Esther Hartmann, candidate pour les Verts
• Anthony Jaria, candidat pour le Parti Bourgeois Démocratique
• Louise Morand, candidate pour le Parti Libéral Radical
• Véronique Schmied, candidate pour le Parti Démocrate Chrétien
• Manuel Tornare, conseiller national, candidat pour le Parti Socialiste

Les représentant.e.s des sections genevoises des partis politiques qui ont répondu à l’invitation de la Fédération, ce qui n’a malheureusement pas été le cas de l’UDC et du MCG, débattront des thématiques abordées par le questionnaire: ouverture du mariage civil aux couples de même sexe ; lois anti-discriminatoires ; droits des familles arc-en-ciel, des personnes trans* et des réfugié.e.s LGBT. Les principaux résultats du questionnaire seront présentés lors du débat.

Une soirée à ne pas manquer pour dégager les tendances de la prochaine législature sous la coupole fédérale en matière d’égalité des droits !


 

28/09/2015

UDC et PLR se moquent de notre avenir environnemental

Les partis qui se préoccupent le plus de laisser le moins de dettes possibles aux générations futures sont aussi ceux qui respectent le moins l’environnement. Une belle contradiction, car quel est l’intérêt de n’avoir pas de dettes si le monde dans lequel on vit est…invivable ?

C’est pourtant la politique menée par l’UDC et le PLR à en croire l’enquête menée par des associations environnementales, dont fait partie l’ATE qui publie les résultats dans l’édition de son magazine du mois de septembre (1).

Cette enquête prend en compte 48 votes au Conseil national de ces quatre dernières années en lien avec les domaines du climat, de l’énergie, d’une mobilité respectueuse de l’environnement et des espaces naturels auxquels s’ajoute un questionnaire auprès de 1000 candidat-e-s aux deux chambres sur 26 thèmes environnementaux.

Résultat des courses, l’UDC arrive bonne dernière avec un « ecorating » proche de zéro (8%) ! Elle est suivie par le PLR (28%), le PDC (50%) et le PBD (57%). Ces quatre partis sont largement devancés par quatre autres qui sont proches du sans faute, à savoir le PEV avec 94% (bien plus « écolo » que son allié du PDC), les Verts libéraux avec 96% (comme quoi on peut être à droite et soucieux de l’environnement) et enfin les socialistes et les Verts avec 98%.

Il n’y a donc pas photo entre les partis qui défendent une politique environnementale responsable pour le futur et ceux qui s’en moquent. Et pourtant, d’après les derniers sondages parus ce week-end, ce sont les plus mauvais élèves, l’UDC et le PLR, qui devraient le plus progresser aux prochaines élections nationales, ou comment scier la branche sur laquelle on est assis…

(1) www. ecorating.ch

25/09/2015

"Everest" n'atteint pas des sommets (et 6 autres films à l'affiche)

FullSizeRender.jpgAdapté de l’ouvrage autobiographique de Jon Krakauer, « Everest » raconte l’histoire d’une expédition tragique sur le toit du monde au printemps 1996.

Film catastrophe, « Everest » en emprunte les codes, à commencer par une exposition des différents personnages qui vont se retrouver pris dans la tourmente, au sens propre et figuré. Ce n’est pas vraiment passionnant, mais à moins d’avoir lu le livre auparavant, difficile de se faire une idée sur ce qu’il va advenir des différents personnages, ce qui est un bon point pour le suspense.

Après cette mise en place, l’ascension peut commencer et avec elle un nombre impressionnant d’obstacles qui vont se dresser devant les alpinistes. Si le film n’était pas basé sur une histoire vraie, on serait tenté de dire que c’est presque trop ou quand la réalité dépasse la fiction.

« Everest »  se laisse voir : les images sont magnifiques (visionner le film en  version IMAX 3D est un régal pour les yeux et…les oreilles), la majorité des scènes ont réellement été tournées au Népal, mais c’est le moins que l’on puisse attendre d’un film qui se déroule dans ce décor magnifique. Les acteurs sont tous à la hauteur, c’est le cas de le dire, et certaines scènes sont poignantes.

Mais au final, on reste un peu sur sa faim, l’émotion n’étant pas suffisamment au rendez-vous, comme si les éléments naturels finissaient par vous rattraper et vous glacer le sang (2 étoiles).

Toujours à l’affiche

5 étoiles, « Le tout nouveau Testament ». Si Dieu est parfaitement abject (Benoît Poelvoorde sensationnel), mais tellement drôle, son épouse (Yolande Moreau géniale) et surtout sa fille Ea (Pili Groyne remarquable) font preuve de beaucoup…d’humanité ! C’est d’ailleurs en quittant le royaume des cieux pour échapper à son horrible père qu’Ea, après avoir semé la zizanie sur Terre en balançant par SMS les dates de décès de tout le monde pour se venger de son géniteur, va faire écrire un tout nouveau Testament, fruit de sa rencontre avec six personnages, les six nouveaux apôtres. Six évangiles qui sont surréalistes, et donc complètement déjantées, et portées par de formidables acteurs, dont Catherine Deneuve. Le film est truffé de gags très drôles qui tombent fort à propos quand son rythme menace de baisser. Les clins d’œil bibliques sont hilarants. La fin est à l’image du reste du film, très réussie. A ne pas manquer.

4 étoiles, « Ricki and the Flash ». Ricki Rendazzo a quitté son mari, remarié depuis, et ses trois enfants devenus adultes, il y a de nombreuses années pour poursuivre son rêve de devenir une rock star. Ricki est un jour appelée à l’aide par son ex-mari quand leur fille plonge dans une grave dépression après son divorce. Les retrouvailles avec cette « mauvaise » mère ne vont évidemment pas se faire facilement. Ce n’est pas l’originalité du scénario le point fort du film, mais le jeu des acteurs, tous excellents, et plusieurs scènes très réussies qui le composent. A commencer par celles qui mettent en scène le groupe « Ricki and the Flash » dans le bar avec une Meryl Streep qui s’en donne à cœur joie en chantant de manière très convaincante avec sa voie grave faite pour le rock. Un film au final sans grande surprise, mais qui donne une pêche d’enfer à l’image d’une Meryl Streep plus énergique que jamais et sur laquelle le temps ne semble pas avoir de prise !

4 étoiles, « Mission impossible : Rogue Nation». Un cinquième épisode qui, certes, ne fait pas preuve d’une folle originalité, mais qui ravira les amateurs de films d’action et bien entendu de la série. Pas un seul temps mort, un scénario qui comporte tous les ingrédients qui composent ce genre de film, une dose d’humour, un excellent casting avec un Tom Cruise au top de sa forme et le plaisir de retrouver une fois de plus les éléments qui ont fait le succès de la série télévisée : une équipe qui met les talents variés de ses membres au service du « bien », une longueur d’avance en matière de technologie, les fameux masques et, last but not least, la formidable musique de Lalo Schifrin qui 50 ans après sa création met les frissons aux fans dès la première note du générique. Vivement le sixième épisode !

4 étoiles, « Amy ». Documentaire sur la vie de la très talentueuse chanteuse anglaise Amy Winehouse qui connut une vie aussi brève que tumultueuse, le film du réalisateur Asif Kapadia vous prend à la gorge dès les premières images. Ill fait si bien revivre Amy Winehouse grâce à sa musique, à des images d’archives, des témoignages de ses proches et des interviews de la chanteuse que l’on espère jusqu’au bout qu’elle finira par s’en sortir. Mais il en est bien évidemment rien. Et le spectateur d’assister impuissant à cette descente aux enfers presque irréelle, tant elle est par moment ponctuée de scènes violentes et bouleversantes. Voyeurisme ? Plutôt un hommage brillant à une personnalité hors du commun qui n’avait pas les épaules assez larges pour assumer une célébrité qui l’a poussée vers un abîme dont l’origine remontait déjà à son enfance.

3 étoiles, « Dheepan ». Ancien soldat voulant fuir l’horreur de la guerre civile au Sri Lanka, Dheepan, pour augmenter ses chances de trouver l’asile en Europe, fait passer une jeune femme et une fillette, rencontrées dans un camp de réfugiés, pour des membres de sa famille. Arrivé en France, il trouve un emploi de gardien dans une cité glauque où des voyous règnent en maître. C’est dans cette atmosphère lourde que Dheepan et sa famille fictive vont tenter de se (re)construire et, pourquoi pas, former un vrai foyer. « Dheepan » est un film constamment sous tension, avec tout de même quelques longueurs, où peut surgir à chaque instant le pire comme le meilleur. Les personnages qui le composent sont des êtres écorchés vifs prêts à tout faire exploser si on les chatouille de trop prêts. Remarquablement bien joué, la Palme d’or 2015 est un film parfaitement maîtrisé aux allures de rédemption et de nouveau départ.

3 étoiles, « Une seconde mère ». Depuis plus de dix ans Val (excellente Regina Casé actrice renommée au Brésil) est au service d’une famille riche de Sao Paulo. L’irruption de sa fille Jessica, qu’elle n’a pas vue depuis des lustres, dans sa vie de bonne et dans celle de ses patrons va chambouler un équilibre familial qui est finalement, malgré les apparences, très fragile. Bousculant les conventions sociales par des actions qui n’ont pourtant rien d’extraordinaires, le passage de Jessica va déclencher une véritable tornade. A la fois tendre, drôle, mais aussi parfois cruel, « une seconde mère », après un début un peu trop en douceur, emmène avec lui le spectateur dans cette histoire qui remet en question les conventions sociales avec un côté lutte des classes par moment jubilatoire. C’est parfois sans grande surprise, notamment la fin, mais en sortant de la salle on est heureux d’avoir passé un bon moment.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire