06/10/2015

Revue 2015: retour gagnant de Naftule & Cie

Le retour de Pierre Naftule après six ans d'absence à la tête de la Revue, avec Laurent Nicolet et Antony Mettler, était très attendu. Le moins que l'on puisse dire est qu'à entendre les rires et les applaudissements lors de la première de lundi soir, ce retour apparaît gagnant.

Reprenant la recette qui a fait son succès sous la houlette de Pierre Naftule lors de douze éditions précédentes, à savoir un rythme d'enfer dans la mise en scène, des gags toutes les quinze secondes, voire plus, des chorégraphies et des chants parfaitement exécutés, des costumes, des décors et des éclairages recherchés, une distribution sans faille, avec en plus en guest star Marie-Thérèse Porchet, la Revue 2015 se laisse manger avec gourmandise.

La première partie, souvent à pleurer de rire, est particulièrement réussie et féroce à l'égard du MCG et de "ses alliés" GHI et Pascal Décaillet, qui en prend toutefois un peu trop pour son grade. Elle n'épargne pas non plus Céline Amaudruz "la seule politicienne qui est capable de se couper la parole à elle-même". Au cours de cette première partie on y découvre également un jeune comédien prometteur, Thomas Wiesel, qui fait une revue de l'actualité vue par un Lausannois, très drôle.

C'est aussi avant l'entracte que l'on apprécie le meilleur sketch de cette cuvée 2015 sur la FIFA avec un Sepp Blatter, excellent Joseph Gorgoni, qui utilise des métaphores avec des fruits pour éviter de parler d'argent et qui se fait appeler "papi" par sa filleule pour éviter "parrain". Le pastiche de "the voice" rebaptisé "the choice" pour désigner le nouvel hymne national est aussi très réussi. 

Après la pause, on retrouve les deux fils rouges du spectacle, à savoir un François Longchamp qui traque le moindre ruban à couper et finit par devenir fou à force de n'avoir rien à faire et Solar Impulse dont le sketch n'avance pas en raison des nombreux reports. Il y est aussi question de la dangerosité des CFF, de la Poste dont on ne voudrait "quand même pas faire un service public", de Rémi Pagani et de Sandrine Salerno dans une scène sado-masochiste qui n'est pas la meilleure, du rétropédalage de Barthassat ou encore de la Genève de 2030 qui a des allures de Grèce d'aujourd'hui et qui sera sauvée par son ennemi juré, le canton de Vaud.

La Revue 2015 intitulée "cette année j'y retourne", une pique parmi d'autres à l'encontre des auteurs de la revue des six dernières années, est indiscutablement une bonne cuvée à déguster sans modération jusqu'à la fin de l'année.

 

Commentaires

....ne pas oublier Pascal Bernheim parmi les auteurs.

En 2009, au théâtre de l'Espérance on avait déjà pas mal astiqué le maïeuticien des caniches et du salon des arts politiques de la Praille. Si Naftule & Co en remettent une couche ça ne peut être que drôle, cher Didi, non ?
cordial salut.

p.losio

Écrit par : pierre losio | 06/10/2015

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