30/11/2015

Le sida ne fait plus la Une

FullSizeRender 2.jpgEt pourtant, après avoir déjà tué 34 millions de personnes, il continue de faire des ravages. La journée mondiale du 1er décembre contre le sida est là pour le rappeler une fois encore. En 2014, 1, 2 million de personnes en sont mortes, 2 millions de nouveaux cas d’infections par le VIH ont été déclarés et 37 millions de personnes vivent avec le VIH soit de plus en plus,  ce qui est paradoxalement une bonne nouvelle, puisque cela signifie qu’on en meurt moins grâce à l’efficacité des traitements et au nombre croissant de personnes qui en bénéficient.

C’est l’Afrique subsaharienne qui est la région la plus touchée avec 25 millions de personnes séropositives et 70% des nouvelles infections. En Suisse, 25 000 personnes vivent avec le VIH, et depuis plusieurs années les nouveaux cas, entre 500 et 600 par an, et les décès, une dizaine par an, sont stables.

Ces chiffres impressionnants, certes en diminution depuis 2000 avec 35% de baisse pour les infections et 25% pour les décès, démontrent néanmoins que l’épidémie est encore loin d’être arrivée à son terme.

Ce serait pourtant possible d’y mettre fin à l’horizon 2030 à condition que 90% des personnes qui vivent avec le VIH connaissent leur statut sérologique (environ une sur deux aujourd’hui), que 90% de ces personnes soient sous traitement antirétroviral et que 90% des personnes sous traitement antirétroviral aient une virémie indétectable, c’est-à-dire qu’elles ne puissent plus transmettre le virus.

Pour atteindre ces objectifs élevés fixés par l’OMS,  il est indispensable d’augmenter le nombre de dépistages et son accessibilité, de mettre sous traitement antirétroviral les personnes infectées rapidement après le diagnostic et de proposer aux personnes à risques la prophylaxie préexposition (PrEP) qui consiste à prendre à titre préventif un traitement antirétroviral qui a récemment démontré sa grande efficacité. Mais bien évidemment, tout cela a un coût qui est estimé à 30 milliards de dollars pour les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Enfin, il faut toujours et encore lutter contre la stigmatisation dont sont victimes, plus de 30 ans après le début de l’épidémie, les personnes séropositives. Cette discrimination les pousse à se cacher et à ne pas se faire soigner, raison de la recrudescence, par exemple, des infections en Russie ces dernières années, sans parler de nombreux pays d’Afrique, mais ils ne sont pas les seuls, qui se voilent la face sur les personnes à risques telles que les usagers de drogues, les hommes qui ont du sexe avec des hommes, les personnes trans ou encore les travailleurs et travailleuses du sexe.

Il y a donc encore un long chemin à parcourir avant d’éradiquer le VIH/sida, mais grâce aux progrès de la médecine et à toutes les personnes, professionnelles ou bénévoles, qui, jour après jour, luttent contre le sida, c’est à présent possible. Et c’est une bonne nouvelle.

En y ajoutant de la solidarité, à l’image de la fantastique mosaïque de 25 000 éclairs en chocolat réalisée par Gilles Desplanches sur un dessin de Zep à la gare de Genève dimanche passé, il est dorénavant envisageable d’imaginer un monde sans sida. Un bel espoir !

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27/11/2015

L'initiative discriminatoire du PDC attaquée de l'intérieur

Les nuages noirs s’amoncellent dans le ciel orange du PDC. Son initiative « Pour le couple et la famille - Non à la pénalisation du mariage » a reçu une fin de non-recevoir du groupe de travail LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuel-le-s, trans et intersexes) du PDC. Rappelons que sous couvert d’égalité fiscale, cette initiative vise également à rendre impossible l’ouverture du mariage civil aux couples de personnes de même sexe.

Dans un communiqué de presse, ce groupe de travail interne au PDC explique son rejet en raison « du passage très débattu de l'initiative qui veut inscrire le mariage comme institution entre un homme et une femme dans la constitution. Le groupe ne veut et ne peut pas soutenir cette définition qui va à l'encontre de ses intentions et de ses convictions. »

Après les jeunes démocrates-chrétiens de Zürich (1), c’est donc une nouvelle pierre qui est jetée de l’intérieur dans le jardin de l’initiative du PDC. Gageons qu’il y en aura encore d’autres, car l’égalité des droits pour toutes et tous est un objectif bien plus important que celui de vouloir mettre à égalité sur le plan fiscal "seulement" 80 000 couples.

En ne respectant pas dans son initiative l’unité de la matière, le PDC s’est très probablement crucifié lui-même. Reste plus qu’à enfoncer le clou, « Pro Aequalitate » (2) et ses alliés ne manqueront pas de le faire jusqu’au 28 février 2016, date de la votation.

 

(1) http://independance.blog.tdg.ch/archive/2015/11/06/jeunes...

(2) L’association Pro Aequalitate (http://proaequalitate.ch/) a été fondée le 29 août 2015 à Berne. Elle s’engage en faveur de l'égalité pour les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI) dans le cadre de référendums, d’initiatives et de votations populaires. Plus de 20 associations LGBT sont à ce jour membres de Pro Aequalitate.

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25/11/2015

Etat protecteur ou Etat flic?

FullSizeRender.jpgC’est la question, volontairement réductrice et provocatrice, que le peuple suisse pourrait être amené à trancher si le référendum en cours contre la loi sur le renseignement (LRens) devait aboutir d’ici au 14 janvier 2016. Ce débat, qu’il est hautement souhaitable d’avoir dans le cadre d’une votation populaire, car trop important pour le laisser dans les seules mains des parlementaires, est d’une actualité brûlante après les attentats de Paris.

Faut-il sacrifier nos libertés pour une illusion de protection, comme le prétendent les adversaires de la loi, ou alors moderniser le service des renseignements (SRC) pour qu’il soit en adéquation avec les risques et les menaces d’aujourd’hui, comme le mettent en avant ses partisans ?

Les défenseurs de la loi affirment que le risque d’une surveillance généralisée des citoyennes et citoyens n’est pas réel, car seules les communications de suspects seront surveillées après l’aval du Tribunal administratif fédéral, puis du Conseiller fédéral en charge du département de la défense (pas vraiment rassurant quand on sait qui est sa tête actuellement…).

Ils oublient toutefois d’ajouter qu’en cas d’urgence (comment définit-on l’urgence ?) le feu vert pourra être demandé a posteriori (et s’il est refusé ?) et surtout que le SRC pourra se passer de l'autorisation d’un juge pour observer et enregistrer des événements dans des lieux publics comme dans la sphère privée.

Quant aux référendaires, ils rappellent à celles et ceux qui l’auraient oublié, ou qui sont trop jeunes pour l’avoir connu, le scandale des fiches, et soulignent que cette loi représente une attaque contre les droits fondamentaux tels que la protection de la sphère privée et la liberté d’expression. Quant à la question de savoir si les attentats de Paris ne plaident pas justement en faveur de la LRens, ils répondent que c’est exactement le contraire, puisque cela ne les a pas empêchés.

A ce titre, la NSA (que n’a-t-on pas entendu sur le service de renseignements américain après les révélations d’Edward Snowden, certain-e-s ont la mémoire très courte) récolte mensuellement plus de 500 milliards d’informations dans le monde et cela n’a effectivement pas permis de déjouer les attentats de Boston ou de Paris.

D’où la question de savoir s’il faut voter une loi qui ne résoudra rien en matière de terrorisme, mais qui, par contre, diminuera la liberté de celles et ceux, croyant sans doute bien faire, l’adopteront. Bel autogoal qu’il y a fort à parier, compte tenu du contexte actuel, le peuple suisse ne manquera pas de se marquer suite à la campagne basée sur la peur que feront ses partisans.

A condition bien entendu que le référendum aboutisse (LRens-3.pdf), ce qui est indispensable pour que ce débat fondamental sur « jusqu’où sommes-nous prêts à sacrifier nos libertés au nom de la sécurité » puisse avoir lieu.

15:52 Publié dans Verts | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | |

22/11/2015

Mon blog objet d'une question urgente au Conseil d'Etat!

Inutile d’avoir une nouvelle loi sur le renseignement avec un député comme Jean Romain Putallaz. On est bien surveillé. C’est ce que j’ai découvert par hasard en faisant une recherche dans le mémorial du Grand Conseil la semaine dernière. Quelle n’a pas été ma surprise, en effet, de découvrir qu’un texte paru sur mon blog avait fait l’objet d’une question écrite urgente (!) du député PLR en décembre de l’année dernière.

J’avais « osé » y reproduire un communiqué de presse du GAPP (groupement des associations des parents du primaire), de la SPG (société pédagogique genevoise) et de l’AGDEP (association genevoise des directeurs de l’enseignement primaire, dont je suis par ailleurs membre…). Je n’y avais apporté aucun commentaire, ce qui n’a pas empêché ledit député d’y percevoir un appel de ma part « à inciter mes subordonnées à faire grève » ! Tendancieux.

Vous trouverez ci-dessous tous les détails de cette sombre affaire de la plus haute importance et urgence pour notre République et la réponse du Conseil d’Etat qui remet, heureusement, l’église au milieu du village.

A mon tour d’avoir une interrogation : chaque question que pose un député a un coût, n’y avait-il pas mieux à faire dans ce cas en matière de dépenses publiques ?

Secrétariat du Grand Conseil

Date de dépôt : 14 janvier 2015

QUE 294-A

Réponse du Conseil d’Etat à la question écrite urgente de M. Jean Romain : Un directeur du primaire, cadre du département de l’instruction publique n’a-t-il pas un devoir de réserve ?

Mesdames et Messieurs les députés,

En date du 19 décembre 2014, le Grand Conseil a renvoyé au Conseil d’Etat une question écrite urgente qui a la teneur suivante :

Voici textuellement le blog de la Tribune de Genève de M. Didier Bonny, paru en date du 13 décembre 2014 :

Unis pour défendre l’école primaire

« Parents, enseignants et directeurs d’établissements unis pour le maintien des prestations dans l’enseignement primaire. » C’est avec ce préambule que le Groupement genevois des associations de parents d’élèves du primaire (GAPP), la Société pédagogique genevoise (SPG) et l’Association genevoise des directeurs du primaire (AGDEP) se sont présentés devant la presse vendredi.

Voici leur communiqué de presse :

« Les coupes budgétaires impactant l’école primaire ne sont pas nouvelles et se répètent. A terme, la qualité d’enseignement, le suivi, l’aide et les appuis pédagogiques notamment pour les élèves les plus fragilisés sont remis en cause.

La proposition de diminution du budget du DIP remet en cause les moyens alloués pour le mercredi matin (150 postes) qui ont été votés par le Grand Conseil en 2013. Ces moyens servent à couvrir l’augmentation globale des heures d’enseignement avec l’introduction de la demi-journée supplémentaire et à renforcer la lecture au cycle élémentaire. Une diminution à ce stade remettrait en cause ces prestations. Est-ce là la volonté politique ?

La motion demandant que les directeurs enseignent à 50% et votée par le Grand Conseil est vécue comme une provocation et souligne la méconnaissance du rôle des directeurs. Ceux-ci assurent l’accompagnement des enseignants, ils sont des forces d’encadrement du système nécessaires pour tous les acteurs, jouent un rôle indispensable dans le développement des actions pédagogiques, permettent d’assurer le suivi et l’orientation des élèves et sont des interlocuteurs indispensables pour les parents.

Les directeurs auraient plutôt besoin d’aide pour assumer l’ensemble de la charge administrative d’un établissement à l’image de ce qui est en place et qui fonctionne dans les autres ordres d’enseignement. A ce titre, nos associations ne comprennent pas que le Parlement s’en prenne aussi aux maîtres adjoints qui assurent une partie de cette charge. Ce système a été voulu pour moderniser et rendre efficace la gestion des 168 écoles, de plus de 2 000 enseignants et des quelque 33 000 élèves. Il ne coûte pas plus cher, il est efficient et rencontre l’adhésion des parents, des enseignants et des communes.

En outre, d’importantes réformes et projets ont été mis en place ces dernières années, leur suivi et leur bon fonctionnement est à garantir (harmonisation scolaire, temps d’enseignement supplémentaire, nouveaux moyens d’enseignement). D’autres chantiers sont attendus en particulier celui de l’école inclusive (en lien avec la LIJBEP).

La mise en place indispensable de « l’école inclusive » implique des modifications importantes dans la prise en charge des élèves concernés et des projets pédagogiques. Diverses tentatives ont déjà été en partie réalisées au primaire, sans moyens additionnels. Des intégrations sont menées sans  aucune aide supplémentaire, si l’on excepte les AIS (assistants à l’intégration scolaire) et cela n’est pas digne de l’enseignement genevois.

Les attentes de la population et du politique sont de plus en plus fortes envers l’enseignement primaire. Les missions qui lui sont confiées se diversifient, les actions de prévention (routière, nutritionnelle, santé globale, monde numérique, etc.) se multiplient. Si elles peuvent sembler nécessaires, elles ne peuvent se faire sans les ressources adéquates.

Nous sommes convaincus qu’investir dans l’école primaire, c’est mettre les élèves dans de bonnes conditions pour la suite de leur parcours, c’est leur permettre de trouver leur place dans la société, d’avoir une vie équilibrée et un projet de formation qui se construit sur des bases solides.Mais pour accompagner les élèves dans leur scolarité, les acteurs ont besoin d’un cadre de travail stabilisé et les enseignants doivent être soutenus hiérarchiquement.

Nos associations se sont unies aujourd’hui pour affirmer qu’en coupant dans les ressources de l’enseignement primaire et plus particulièrement dans les postes d’enseignants, les élèves les plus faibles ne pourront pas recevoir l’appui dont ils ont besoin et auquel ils ont droit. De plus, ces coupes créeraient immanquablement de nouveaux changements de fonctionnement dont les acteurs n’ont vraiment pas besoin.

Indépendamment de toute appartenance politique, nos organisations veulent faire entendre les voix des parents, des enseignants et des directeurs qui s’engagent chaque jour auprès des enfants, des élèves et des jeunes de ce canton.

L’Etat doit au minimum garantir les prestations existantes et devrait pouvoir investir dans la formation des citoyens de demain, pas seulement en fonction de leur nombre grandissant, mais en visant la qualité, le respect de tous et même l’excellence. »

Ma question est la suivante :

Un directeur, payé en classe 24, cadre du département, peut-il sur son blog et en marge de toute action syndicale prendre pareillement position, et inciter par là ses subordonnés à faire la grève, sans déroger à son devoir de réserve ?

Que le Conseil d’Etat soit vivement remercié par avance de la réponse  qu’il apportera à la présente question écrite urgente.

RÉPONSE DU CONSEIL D’ÉTAT

Les membres de la fonction publique sont soumis au devoir de réserve, facette du devoir de fidélité. S'ils jouissent bien évidemment des droits fondamentaux, et en particulier des libertés fondamentales dont la liberté d'expression et les droits politiques, ils doivent cependant, en vertu des rapports de droit spéciaux qui les lient à l'Etat employeur, respecter certaines limites qui vont de pair avec l'exercice de leur fonction. Ces règles s'inscrivent dans le chapitre afférent aux devoirs du personnel.

Le département de l'instruction publique, de la culture et du sport rappelle régulièrement à ses membres (personnel administratif et technique et personnel enseignant) et aux cadres du département les principes susmentionnés.

Dans le cas présent, à la lecture de l'article « Unis pour défendre l'école primaire » sur le blog de Monsieur Bonny, celui-ci n'intervient pas en tant que directeur d'établissement, il ne signe pas son « article » en précisant cela et indique en préambule qu'il livre le communiqué de presse du GAPP, de la SPG et de l'AGDEP sans effectuer aucun commentaire sur ledit communiqué de presse. Il ne critique pas une politique menée et approuvée par l'exécutif, (il s'agit là d'une motion votée par le Grand Conseil), n'attaque pas de valeurs fondamentales de l'Etat et ne porte pas atteinte à la dignité ou la crédibilité d'un fonctionnaire. Enfin, il ne ressort pas de cet article que Monsieur Bonny inciterait ses subordonnés à faire grève. Dans ces conditions, il n'apparait pas que Monsieur Bonny aurait violé son devoir de réserve.

Au bénéfice de ces explications, le Conseil d’Etat vous invite, Mesdames et Messieurs les Députés, à prendre acte de la présente réponse.

AU NOM DU CONSEIL D'ÉTAT

La chancelière :              Le président :
Anja WYDEN GUELPA      François LONGCHAMP

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19/11/2015

Combattre le sida en douceur

Eclair ZEP.png

Le dimanche 29 novembre 2015 dans le hall historique de la gare Cornavin, un record sera battu : une mosaïque géante entièrement composée d’éclairs de toutes les couleurs sera réalisée en quelques heures et prendra la forme d’un dessin préparé par Zep. Un juge du Guinness World Records sera présent pour homologuer ce record.

Après avoir battu celui du plus long mille-feuille du monde en 2012, le groupe Gilles Desplanches se lance donc un nouveau défi, toujours en douceur et pour la bonne cause, en compagnie de ses partenaires. A l’issue de cet événement, 22 500 éclairs de cette mosaïque exceptionnelle seront vendus et livrés aux personnes, entreprises, groupements, restaurants, etc. qui en passeraient commande.

L’intégralité du chiffre d’affaires sera reversée au Groupe sida Genève qui depuis 28 ans travaille sur le terrain pour renforcer et développer des projets de lutte contre le sida dans les quatre domaines d’action suivants: la prévention de nouvelles infections, le soutien aux personnes touchées, la lutte contre les discriminations et la diffusion d’informations sur le VIH/sida et les autres infections sexuellement transmissibles (IST).

En Suisse, on estime que 25’000 à 30’000 personnes vivent avec le VIH. Depuis le début de l’épidémie, plus de 7’000 personnes sont mortes du sida dans notre pays et, chaque semaine, 10 nouvelles personnes apprennent leur séropositivité. A Genève, canton le plus touché de Suisse, 1 personne sur 100 vit avec le VIH. Et depuis les années 1980, on estime à plus de 700 le nombre de personnes décédées du sida à Genève.

Il est donc possible dès aujourd’hui de pré-réserver des boîtes de ces fameux éclairs afin de combattre le sida en douceur: ce serait dommage de s’en priver !

Pour tous les détails de l’opération et faire sa commande :

http://www.onefm.ch/une/2015/10/08/participez-a-la-plus-g...

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