17/12/2015

Vouloir se substituer à la justice

Laisser entendre que les « dirlos » (quel manque de respect de la part d’un ancien enseignant qui était censé inculquer cette valeur essentielle à ses élèves) de l’enseignement primaire mentent, est indigne même sur ce site des blogs de la Tribune de Genève qui sert à certains de défouloir à leurs frustrations.

Indigne parce que c’est faire fi du droit de chaque citoyen de faire recours à la justice, indigne parce que c’est vouloir se substituer à elle. C’est un fait que l’association genevoise des directeurs d’établissement du primaire (AGDEP) n’a pas été entendue dans le cadre du vote de l’article 59 de la nouvelle loi du DIP. Et c’est à la Cour constitutionnelle de décider si l’audition qui a été faite dans le cadre des travaux de la motion 2100 peut palier ce vide.

Et à personne d’autre.

Ceci dit, le pourfendeur patenté et obsessionnel des directeurs d’établissement du primaire, oublie, à dessein évidemment, que le recours de l’AGDEP porte également sur le fait qu’en ajoutant cet article 59 dans la loi, « les directeurs consacrent une partie de leur temps à l’enseignement », le Grand Conseil a modifié le cahier des charges des directeurs, ce que le Parlement n’avait jamais fait auparavant pour aucune autre fonction à l’Etat.

Il ne s’agit donc en aucun cas de « sauver leurs privilèges », critique toujours amusante de la part de quelqu’un qui a pu bénéficier de conditions d’une autre époque pour prendre une retraite à 55 ans avec un PLEND sur 5 ans et un doublement de son dernier salaire alors qu’aujourd’hui il faut attendre d’avoir 60 ans pour obtenir un PLEND de 3 ans et qu’il n’y a plus de doublement du dernier salaire, mais d’interpeller la justice au nom de la séparation des pouvoirs.

Jusqu’à preuve du contraire, nous vivons dans un Etat de droit et c’est à la Cour constitutionnelle de trancher si ce recours est recevable ou non. N’en déplaise à ceux qui voudraient imposer leur loi.

Commentaires

Monsieur le très respectable Directeur,
Votre association a eu l'occasion de présenter son point de vue sur le sujet lors de son audition dans le cadre des travaux de la motion 2100. Il n'y a aucune raison pour que les propos tenus alors par vos représentants n'aient changé lors d'une deuxième audition, dans le cadre cette fois d'un amendement, puisque le sujet reste le même: consacrer une partie de votre temps à enseigner. Pourquoi les députés perdraient-ils leur précieux temps à réécouter les mêmes sornettes. Ceci d'autant plus qu'ils n'ont, à ma connaissance, aucune obligation légale d'auditionner tout le monde et qu'ils peuvent prendre des décisions "sur le siège". Encore heureux! Quelle pagaille s'ils devaient chaque fois refaire toutes les auditions pour toute proposition d'amendement à une loi.
Alors, oui, vous "mentez" lorsque vous dites ne pas avoir été auditionnés. Certes, c'était dans le cadre de la motion. Et vous tentez naïvement de biaiser en prétextant que ce n'était pas sur l'amendement (article 59) alors que, je le répète, votre audition a bel et bien porté sur le même sujet...
En ce qui concerne la modification de votre cahier des charges, il n'est jamais trop tard pour bien faire. Depuis quand est-il interdit de faire qqch sous prétexte que ça n'a jamais été fait! Rien n'est inscrit dans le marbre.
Par ailleurs, je ne vois pas en quoi cela vous permet d'avancer qu' "il ne s’agit donc en aucun cas de « sauver leurs privilèges »...? Rien dans votre billet d'ailleurs ne le démontre. Rien qui pourrait nous faire penser le contraire.
Je ne reviendrai pas sur vos attaques à propos de ma retraite (j'y ai déjà répondu) comme je ne commenterai pas le fait que vous travaillez à temps partiel et que cela semble vous en laisser beaucoup pour jouer au critique de cinéma...
Enfin, je vous suis sur le fait que dorénavant c’est à la Cour constitutionnelle de trancher si ce recours est recevable ou non. Et surtout s'il vous donnera raison.
Respectueusement...

Écrit par : Duval | 17/12/2015

J'adoooooore! Je comprends bien l'agacement (colère?) de M. Bonny face à ces allégations perpétuelles de personnes (j'insiste) déconnectées, mais j'hallucine de voir avec quelle hargne et motivations diverses ces deux messieurs (l'un blogue - ou blague peut-être- et l'autre distille des bons mots d'une niaiserie affligeante posté par le premier). Imaginez : vous êtes à la retraites; le monde va mal, la Syrie, tout ça,…. les petits enfants, une vie pleine de pensées positives ou compatissantes, une vie reposante! Eh bien, NON. Les d i r e c t e u r s semblent être le centre du monde. Il faut absolument leur imposer l'aménagement de leur temps de travail ! C'est, avec un peu de recul, d'un ridicule!! J'insiste sur un élément cité plus haut : oui, ils n'y connaissent rien : on peut bien discuter de tas de sujets dans l'arène d'un parlement, mais cela reste un législatif qui légifère et qui n'intervient pas dans les aspects organisationnels des instances. On peut légiférer au sujet des EMS sans se soucier de l'aménagement du temps de l'infirmière chef; on peut discuter des programmes d'entraide sans devoir s'occuper du cahier des charges des personnels impliqués.
Allez, pour le dessert : que pensez-vous d'une motion qui demanderait aux enseignants du secondaire, désœuvrés avec leurs 22 heures pour un temps plein, d'aller enseigner au primaire pour 6 heures! Mieux, pour les enseignants du collège, de donner un peu de leur temps au mois de juin lors de leurs vacances anticipées ? (Faudrait penser à les occuper, maintenant qu'on stigmatise sur la fin de l'année scolaire dans l'enseignement obligatoire)

Écrit par : sarah | 17/12/2015

Merci Monsieur Bonny de mettre les choses au point!

Pour quelle obscure raison André Duval s'obstine-t-il depuis des années a vilipender non pas seulement la fonction de directeur, pourtant décidée en toute légalité, mais les directeurs eux-même, comme si d'occuper ce poste était en soi synonyme de mensonge, de planque dorée, de fainéantise organisée...?

Le fait qu'André Duval souffre d'une sorte de psychose ne fait guère de doutes, mais comme il distille ses mensonges, inexactitudes et vérités partielles à longueur de blog, certains finissent par le croire. Pour réussir à faire voter une loi obligeant les directeurs à enseigner, alors que certains ne sont, en toute légalité, PAS enseignants, il fallait oser.

On peut contester le bien fondé d'une fonction ou d'un poste, mais de là à envoyer des "dirlos" par-ci par-là avec des accusations en bloc, démontre le sérieux du prétendu combat d'André Duval.

Je ne suis pas directeur, et n'ai jamais eu l'intention de l'être. Mais si André Duval pense que ces postes ont été mal-conçus, qu'il attaque le poste dans la légalité. Mais de s'en prendre aux personnes de cette manière est juste inadmissible, immorale, et diffamatoire. Les directeurs ont été engagés avec un cahier des charges, et la loi leur demande de le respecter; si ce cahier des charges doit évoluer, que ce soit dans la légalité: nul besoin de manquer de respect aux personnes engagées à ce poste pour tenter de convaincre (pour quelque obscure raison personnelle de A.Duval) conseil d'état et population genevoise que "les dirlos sont des tire-au-flancs planqués et menteurs" qu'il faut mettre au pas.......

Bon courage mesdames et messieurs les directeurs....

Écrit par : Valdu | 19/12/2015

@Valdu le couard
Vous me faites trop d'honneur...à vous lire j'ai une influence incommensurable sur quantité de personnes, y compris les députés élus!
Pour le reste, je vous répondrai très volontiers lorsque vous aurez le courage de vous adresser à moi le visage découvert. Dans le cas contraire, face à votre lâcheté, je ne vous accorderai que mon mépris.

Écrit par : Duval | 19/12/2015

Monsieur Duval, heureusement que vous ne m'accordez que votre mépris, je me sentirais déshonoré de susciter votre estime.

Écrit par : Valdu | 19/12/2015

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