19/12/2015

Coupes en Ville de Genève: une bombe à retardement

Un référendum sera lancé prochainement contre les coupes que la majorité du Conseil municipal de la Ville de Genève a opérées lundi dernier lors du vote du budget 2016. La  Fédération genevoise des associations lesbiennes, gay, bisexuelles et trans* (360, Dialogai, Lestime, Parents d’homos et Think Out) a attiré l’attention cette semaine de la population par un communiqué de presse sur l’importance d’avoir un tissu associatif fort que les coupes de 2% dans les subventions met en danger. 

En ce qui concerne son champ de compétence, la Fédération rappelle qu’à cause de l’homophobie, de la biphobie et de la transphobie, les jeunes LGBT souffrent souvent d’exclusion familiale ou sociale, ne trouvant pas de soutien à l’école, dans leur famille ou auprès de leurs ami.e.s. Projet de la Fédération, le groupe Totem offre un espace de soutien, d’écoute et de rencontre aux jeunes LGBT ou à celles et ceux qui se questionnent sur leur orientation sexuelle et/ou leur identité de genre.

L’association 360 par l’entremise de ses différents groupes - Homoparents, Trans, Bi et Tamalou (aîné.e.s LGBT) – et de son service juridique offrent aux personnes LGBT, aux familles arc-en-ciel et à leurs enfants des espaces de suivi individuel ou en groupe, de soutien, de solidarité et de rencontre. Une permanence d’accueil est également proposée. Elle est de plus en plus sollicitée depuis 2012 une montée de la précarité et de la solitude d’une partie de la population LGBT, et plus particulièrement de la population trans*, étant observée.

L’association Lestime offre un espace de rencontre, de soutien, de conseils et de solidarité pour les femmes lesbiennes ou bisexuelles qui souffrent d’une double peine, sexisme et homophobie, et ont besoin d’un espace privilégié pour se retrouver. Elle propose également des projets culturels qui permettent que la mémoire des combats passés demeure et que des expressions nouvelles de ces vies puissent prendre place dans le monde actuel.

La Fédération et ses associations donnent en outre régulièrement des sensibilisations et des formations auprès des établissements scolaires et des institutions publiques, auprès de professionnel.le.s de la santé ou travaillant avec les familles et la jeunesse qui sont souvent démuni.e.s face à l’homophobie, la biphobie et la transphobie.

Ces coupes menacent les projets de la Fédération et de ses membres et, par extension, les jeunes, les enfants, les familles et toutes les personnes qui viennent chercher auprès d’eux du soutien et des conseils parce qu’elles souffrent encore trop souvent d’exclusion sociale ou familiale ou sont dans la précarité à cause de leur orientation sexuelle et/ou de leur identité de genre.

Ces coupes ne sont pas indolores puisqu’elles mettent tout simplement en danger le bien-vivre ensemble et la solidarité qui sont essentiels à une société qui veut inclure et non exclure.

Faire des économies dans ce domaine est assurément une bombe à retardement.

 

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