06/03/2016

Exclusion de Mme Meissner, l'UDC a eu raison

S'engager dans un parti, c'est renoncer à une part d'indépendance. C'est donc accepter, sauf si c'est en accord avec lui, de suivre le mouvement majoritaire du parti auquel on a adhéré en toute liberté. Si à un moment ou à un autre, la ligne suivie est trop éloignée de ses convictions, alors on démissionne.

Mme Meissner a accepté son élection au bureau du Grand Conseil, ce qui était tout à fait son droit, puisque cela a été fait démocratiquement, mais contre l'avis de l'UDC qui avait désigné quelqu'un d'autre. Elle aurait par conséquent dû démissionner, car c'est un cas évident d'opposition à son parti, et ne pas attendre de se faire exclure.

L'UDC n'avait pas d'autres choix, sa crédibilité était en jeu.

C'est une question de principe et le fait qu'elle soit une femme n'a rien à voir avec cette décision. On peut parier que l'UDC aurait agi de la même manière avec un homme. Et puis, franchement, quand on adhère à l'UDC, il ne faut pas s'attendre à être mise en avant en tant que femme, sinon on choisit un autre parti! Ce que pourrait d'ailleurs bien faire Mme Meissner prochainement, l'UDC lui ayant au bout du compte rendu un sacré service en la "libérant" d'un parti qui ne la mérite sans doute pas...

Commentaires

Cher Monsieur,

J'ai lu votre propos avec attention.

J'ai toutefois eu de la peine à suivre votre raisonnement :

Si je vous comprends bien, quand on est élu sur la liste d'un parti, il convient de suivre les règles de ce parti, dont vous n'êtes qu'un représentant, en charge de transmettre et soutenir ses idées.

Jusque là, je vous suis.

Je m'interroge en revanche sur votre proposition de démissionner du parti. Ainsi, à vous suivre, en cas de désaccord avec les idées/décisions du parti sur la liste duquel vous avez été élu, il suffit de démissionner du groupe, tout en gardant votre mandat de député.

Dans un scrutin à la proportionnelle, c'est les idées (du parti) qui sont mises en avant, pas votre personnalité.

Quand vos idées ne sont plus en adéquations avec celles du parti, l'honnêteté devrait conduire le député à démissionner, non pas seulement du parti, mais surtout du Grand Conseil, laissant ainsi la place à un des "viennent ensuite" de représenter les idées que vous ne représentez plus mais qui vous ont permis d'être élu.

En d'autres termes, en tant que simple électeur, j'ai beaucoup de peine à admettre que des députés, élus pour défendre des idées (scrutin proportionnel) siègent hors parti, plutôt que de laisser la place à ceux qui défendent vraiment les idées pour lesquels ils ont été élus.

On voudrait garder des privilèges (avec la liberté de choix en plus) qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Le beurre, l'argent du beurre, et le sourire de la crémière...

Je me réjouis de vous lire.

Yves Cogne

Écrit par : Yves Cogne | 07/03/2016

Sur ce sujet, Monsieur Bonny en connaît un bout....! Souvenirs souvenirs...

Écrit par : Duval | 07/03/2016

Je comprends votre raisonnement, toutefois les personnes sont aussi élues par les voix extérieures à leur parti, il y a donc aussi une légitimité à vouloir siéger en indépendant. C'est en tout cas le choix que j'avais fait en 2013.

Écrit par : didier bonny | 07/03/2016

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