12/03/2016

Dégueulasse!

Il n'y a pas d'autre mot pour qualifier la manière dont ce réfugié érythréen a été expulsé hier, si l'on en croit l'article paru dans la Tribune de Genève de ce week-end.

Comment est-ce possible d'en arriver là?

Comment peut-on faire preuve d'aussi peu d'humanité?

Comment nos autorités peuvent-elles appliquer la loi avec une étroitesse d'esprit pareille?

C'est incompréhensible et révoltant.

Pourquoi le Conseiller d'Etat Pierre Maudet, pourtant père de trois enfants, n'est-il pas intervenu pour empêcher ce renvoi de la honte?

Par peur qu'il soit vu comme quelqu'un de laxiste?

Faire preuve d'humanité n'a pourtant rien à voir avec du laxisme, c'est au contraire savoir exercer son pouvoir avec discernement, ce que l'on est en droit d'attendre de personnes qui ont été élues à la plus haute fonction de l'Etat.

Commentaires

où comment utiliser le temps d'attente, dans l'espoir d'obtenir le statut de réfugié :

- droit d'asile ou statut de réfugié, dont l'octroi reste du pouvoir de décision par l'Etat d'accueil en zone Schengen,

- n'est pas un droit systématique

en faisant des enfants sur place: les Droits de l'Hommistes accordant tous droits aux enfants & leurs moms,
payés par les contribuables bien sûr (qui d'autre?)

La Suisse a réduit le temps d'attente dans l'administration de ces droits, sur sol CH
Mais reste dépendante de Schengen : et cet érythréen, de son enregistrement en Italie

Ici, la Suisse est coupable d'octroyer un pack d'ensemble de soutiens financiers (logement + allocations jr + assurances + cours + agréments loisirs) à des migrants sans statuts

et de retards de +9 mois dans les demandes d'asile

Écrit par : divergente | 12/03/2016

Pourrait-on connaître le motif de ce renvoi?

Écrit par : Bernie | 12/03/2016

Un pas de plus dans l'indignité. Protectionnisme humain, xénophobie, racisme, moutons multicolores, frontaliers. La peur, toujours elle, de se voir ravir son travail, son train-train, sa vie finalement. La colère de ses propres problèmes que l'on reporte sur l'étranger, le coupable toujours lui. Ce glissement vers des réflexions encore inaudibles il y a quelques années, nous rapprochent des années 30: protectionnisme, patriotisme et droiture, jusqu'à en avoir la nausée. Les exemples des recettes proposées par le passé et que l'on nous ressert avec un détachement qui, je vous rejoins, dégoûte, n'ont pas vraiment mené le monde vers des jours meilleurs. Que certains aient courbé les cours d'histoire, passe encore, mais que des hommes politiques oublient dans quelles valeurs s'inscrivent les actions d'une démocratie, ça me laisse sans voix. Il faut se lever contre ces actes; la chaîne de décision ne peut se dédouaner sur des lois ou règles; d'autres s'y sont essayés autrefois, en rassemblant lors de rafles, femmes et enfants dans des stades, avant un voyage en train.....Il convient de retrouver la dignité de notre démocratie, qui semble chanceler gravement ....

Écrit par : Sarah | 12/03/2016

Il y a CHANTAGE de la femme et ABUS au droit d'asile du demandeur, enregistré selon lois Shengen en Italie.

il y a abus de sa femme, tombée enceinte ou venue enceinte en CH, histoire de réclamer & profiter d'un éventuel droit d'asile

OR: TOUS ETATS de l'UE RESTENT MAITRES DANS l'octroi au droit d'asile
Idem la Suisse

Ici, l'érythréen met sa femme et ses enfants en avant, pour avec tous abuser de nos lois:
Cette famille a voulu BLUFFER nos systèmes démocratiques

C'est la famille ENTIERE qui DOIT respecter les lois appliquées à tous, et RETOURNER à leur point de demande d'asile: en Italie.

Écrit par : divergente | 12/03/2016

@Bernie

Cas Dublin. Il n'a pas été renvoyé vers l’Érythrée mais vers l'Italie ou sa demande d'asile a été acceptée. Par ailleurs sa femme beneficie d'une admission provisoire, et après recours en bonne et due forme, TAF a jugé que le regroupement familial devait se faire en Italie. Ils ont eux la possibilité d'un départ volontaire dans la dignité, mais n'en on pas voulu.

@Sarah

Votre comparaisons est ignoble. Les victimes des camps de concentration auraient certainement beaucoup apprécié d'avoir la possibilité d'un "départ volontaire", vous croyez bien faire mais par ces parallèles vous récupérez abusivement leur martyr et salissez leur mémoire. Honte a vous.

Écrit par : Eastwood | 12/03/2016

Entièrement d'accord avec Sarah.

Écrit par : Machin | 12/03/2016

"Faire preuve d'humanité" C'est quoi la limite ? Les gens qui utilisent cette formule sont bien protégés par des lois qui garantissent leur sécurité, leur droit d'expression, leur droit à s'orienté sexuellement comme bon leur semble, l’assurance d'être pris en charge médicalement, leur droit à manifester contre le pouvoir en place etc. etc. et se sont les premiers à remettre en cause les lois, les autres, celles qui ne leur plaisent pas comme l'interdiction de résider et de vivre aux frais de la société sans y être autorisées. Les lois c'est pas "à la carte" Monsieur Bonny.

Écrit par : norbert maendly | 13/03/2016

@Eastwood: donc, si je comprends bien, ils pourraient obtenir l'asile en Italie, mais sont venus en Suisse...... ? Parce que l'aide sociale est plus généreuse?

Alors qui est dégueulasse dans cette affaire?

Qu'est devenu Ayop, celui qui est pris en charge parce qu'il a été blessé dans un incendie aux Tattes?

Écrit par : Bernie | 13/03/2016

@Eastwood: Culpabiliser autrui pour se décharger de ses propres peurs, ressemble justement aux processus qui ont, avec systématique, conduit aux pires travers de l'histoire. Ce ne sont pas des événements qui sont apparus soudainement du jour au lendemain. C'est de manière larvée, avec des micros événements "dégueulasses", comme le qualifie M. Bonny, qui rongent petit à petit la dignité des uns et déshumanise les actes des autres. Dans les conditions rapportées, arracher un père à ses enfants ne se justifie pas et participe à l'inquiétude de ceux qui réfléchissent au-delà des seuls peurs stériles véhiculées depuis la nuit des temps. Alors, oui, je me lèverai toujours pour dénoncer des processus qui ont conduit aux pires horreurs. Il ne s'agit point de finalité ou de la finitude des processus. C'est bien comme cela que tout a commencé, en perdant le respect de la dignité des autres. Sarah

Écrit par : Sarah | 15/03/2016

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