04/04/2016

Pas d'enfants dans des bunkers, svp!

Les abris PC devaient être réservés aux seuls hommes. Ils vont maintenant également accueillir des femmes. Et peut-être bientôt des familles, et donc des enfants. Il est déjà difficile pour des adultes de "vivre" dans ces lieux, alors pour des enfants, c'est inacceptable!

Et je sais de quoi je parle, car j'ai dormi trois semaines de suite lors d’un cours de répétition dans un de ces abris. C’était il y a trente ans et pourtant mes souvenirs sont encore très présents.

Je me souviens de ce sentiment d’être pris au piège.

Je me souviens de la promiscuité renforcée par l’absence de fenêtres.

Je me souviens de la lumière blafarde des néons.

Je me souviens de l'odeur de renfermé.

Je me souviens du ronronnement obsédant de la ventilation.

Je me souviens de la gorge sèche au réveil à cause d’elle, justement.

Je me souviens de la joie de voir la lumière du jour chaque matin.

Je me souviens de l’angoisse de me terrer comme un rat chaque soir.

Et ce ne fut « que » pendant trois semaines en connaissant la date de début et celle de fin. Que ressent-on quand on ne connaît pas cette date de fin? Inimaginable.

Le recours aux abris de la PC ne peut qu'être une solution d'extrême urgence, pour un temps très limité, et en aucun cas pour des enfants.

Le Conseil d’Etat doit trouver des alternatives, c'est une question de dignité humaine, tout simplement.

Commentaires

Table ronde demain soir "Sortir de l'impasse pour retrouver la surface" au théâtre Galpon, Petit Lancy, réservation conseillée : 022 321 21 76. Début avec film "Bunkers" à 18h, discussion avec responsables du logement des requérants d'asile à la suite.

Écrit par : Carol Scheller | 05/04/2016

Et alors... vous n'êtes pas un cas isolé
J'ai sussi fait mon service militaire, comme beaucoup
d'autres j'ai aussi vécu, pas trop mal 3 semaines dans un bunker. C'est aussi vrai que le réveil sonnaît très tôt, donc à l'air libre dès l'aurore. Je
ne suis pas mort pour autant.
Au fait, Vous voulez les loger où tous ces migrants, dans des hôtels ? ou chez vous peut-être ?.
N'avons nous pas en Suisse d'autres préoccupations majeures que d'entretenir des gens.qui ont librement choisi de quitter leur pays, quelles qu'en soient les raisons.
Et vous en voulez encore beaucoup plus ?
Pour moi le compte actuel est bon.

Écrit par : bidouille | 05/04/2016

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