14/04/2016

Oiseaux de mauvais augure

_Corbaque_m.jpgUne fois de plus, les comptes de la Ville de Genève sont bouclés avec un excédent dépassant largement les prévisions budgétaires au grand damne de la majorité du Conseil municipal qui se trouve bien empruntée pour justifier les coupes qu’elle a votées lors du vote du budget 2016.

Au lieu de se réjouir de cette bonne nouvelle, qui permet à la Ville de Genève d’autofinancer ses investissements à 95%, et donc de ne pas creuser la dette, les représentants de la droite s’empressent de dire que la Ville a eu beaucoup de chance ou encore qu’on ne peut pas dépenser l’argent que l’on n’a pas. Raisonnement pour le moins étonnant après un exercice largement bénéficiaire…

Mais il est facile de comprendre que la majorité UDC-MCG-PLR-PDC cherche par tous les moyens à minimiser cet excellent résultat des comptes 2015. En effet, le 5 juin les citoyennes et citoyens de la Ville de Genève sont appelés à se prononcer sur les coupes de 7 millions que la majorité du Conseil municipal a votées en décembre et qui touchent aux prestations et aux subventions des associations culturelles et sociales.

Difficile de justifier de telles économies à moins de peindre le diable sur la muraille et de jouer les oiseaux de mauvais augure. C’est ce que la droite tente de faire en anticipant la baisse des revenus que devrait entraîner la réforme de la fiscalité des entreprises. C’est comme si on se privait de manger à l’avance en prévision d’une éventuelle crise alimentaire !

Faire en sorte de ne pas trop grossir pour éviter par la suite un régime minceur contraignant, cela peut se comprendre. Mais maigrir, alors qu’’aucune urgence ne le commande, dépasse largement ce principe de précaution.

Qu’en pensent les électrices et électeurs de la Ville de Genève ? Réponse le 5 juin.

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