17/05/2016

Trop souvent un combat de tous les jours

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17 mai 1990 – 17 mai 2016. Il y a 26 ans l’OMS retirait l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Et depuis 11 ans, le 17 mai est la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie afin de commémorer cette avancée pour les droits humains, mais aussi pour se rappeler qu’aujourd’hui encore 74 Etats condamnent l’homosexualité et 7 la punissent de mort.

De nombreuses et nombreux homosexuel-le-s et transgenres sont victimes dans le monde d’actes d’une violence inouïe pouvant conduire jusqu’à la mort et cela même dans des pays où les droits pour les personnes LGBT (lesbienne, gay, bi, trans) sont reconnus. C'est par exemple le cas au Brésil où plus de 200 meurtres sont commis chaque année à l'encontre de personnes LGBT.

L’évolution des mentalités est souvent lente et avec des retours en arrière qui ne sont jamais à exclure, comme le débat sur « le mariage pour tous » en France n'a malheureusement pas fini de le démontrer.

L’égalité des droits est une lutte de tous les jours, y compris dans notre pays qui a encore bien du chemin à faire pour se hisser parmi les pays européens les plus avancés dans ce domaine.

Le taux de suicide chez les jeunes homosexuel-le-s suisses est deux à cinq fois plus élevé que chez les jeunes hétérosexuel-le-s, mais cela n'intéresse pas un politicien comme M. Freysinger, pourtant à la tête d'un département qui s'occupe de la jeunesse.

Et c’est inacceptable.

C'est pourquoi la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie est une nécessité. Elle est là pour rappeler qu’être homosexuel-le ou transgenre est trop souvent un combat de tous les jours pour être soi-même, parfois même au risque de sa vie.

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