19/10/2016

"Théo et Hugo dans le même bateau": pudibonderie romande?

FullSizeRender.jpgLa scène d’ouverture très explicite d’une vingtaine de minutes filmée en temps réel dans un sex-club pour les hommes qui aiment les hommes explique sans doute la raison pour laquelle « Théo et Hugo dans le même bateau » n’a pas trouvé de distributeur en Suisse romande. Dommage, car « Théo et Hugo dans le même bateau » est un très bon film qui va bien au-delà de sa scène inaugurale qui n’a rien de gratuit. Pudibonderie romande alors que le film a trouvé un distributeur en Suisse alémanique ? Sans doute.

Heureusement que le festival Everybody’s perfect qui se déroule actuellement à Genève est passé par là et que le film aura le droit à une deuxième projection au Grütli ce samedi 22 octobre à 20h15.

Le film d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau, qui en sont à leur huitième réalisation, est sorti en France le 26 avril dernier avec d’excellentes critiques. Il raconte l’histoire de Théo et Hugo qui suite à leur rencontre enflammée dans un sex-club vont très vite devoir faire face à la réalité quand Hugo, séropositif, prendra conscience que Théo ne s’est pas protégé pendant leur rapport.

Filmé en temps quasi réel dans les rues de Paris entre la fin de la nuit et l’aube, « Hugo et Théo dans le même bateau » suit, au sens propre et figuré, la caméra n’étant jamais bien loin des protagonistes, ces deux jeunes hommes confrontés à la problématique du sida, dont on ne parle plus guère au cinéma. C’est fait avec finesse, tendresse, optimisme et les deux acteurs sont confondants de naturel.

Un film émouvant qui aurait incontestablement mérité une sortie sur les grands écrans de Suisse romande, comme ce fut le cas pour « L’inconnu du lac », également très bon, qui comportait pourtant également des scènes de sexe entre hommes explicites. Comme quoi, c’est possible.

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