14/12/2016

Plus facile de se plaindre que d'agir

La majorité de droite de la Ville de Genève n’a pas réussi à voter le budget samedi dernier. Elle n’y est pour rien à en croire le PLR. C’est tout de la faute de la Conseillère administrative en charge des finances, Sandrine Salerno, qui refuse obstinément de faire des coupes dans un budget équilibré pour faire plaisir à cette même droite qui, en passant, ne rechigne pas à augmenter les charges en créant de nouveaux postes ou en diminuant les tarifs des crèches.

Un peu facile de mettre la faute sur l’autre quand on détient les moyens d’imposer ses vues. Mais encore faut-il en avoir le courage et être prêt à affronter le peuple, comme ce fut le cas au moins de juin dernier avec la cuisante défaite qui s’en est suivie pour l’Entente et la Nouvelle Force.

Apparemment, le PLR n’a pas ce courage et/ou n’arrive pas à convaincre le MCG, l’UDC et le PDC, qui a des responsabilités gouvernementales avec un élu au Conseil administratif, de suivre sa politique.

Alors, pour enfumer ses électrices et électeurs fort déçus que le plus grand parti au Conseil municipal se comporte comme un parti membre de la minorité, il tente de faire diversion en voulant mettre Sandrine Salerno sous tutelle. On croit rêver !

Le PLR, au lieu de s’adonner à des manœuvres qui sont de la pure gesticulation politico-politicienne qui n’intéressent personne, ferait mieux de prendre ses responsabilités et de mettre en œuvre le programme pour lequel il a été élu.

Mais c’est apparemment plus difficile à faire que de se plaindre de l’Exécutif de la Ville de Genève…

Commentaires

Les PLR en ville de Genève vont d'échec en échec sans enthousiasme.

Écrit par : Loveto | 14/12/2016

Et à part se plaindre continuellement que la droite municipale n'est pas sympa, que fait Mme Salerno? Pourquoi ne fait-elle pas comme David Hiler en son temps, soit négocier et construire une majorité?

Le PLR est de droite. Mme Salerno de gauche. Dans ce genre de situation, on forge des compromis. C'est là qu'on voit la différence entre un David Hiler ou un Antonio Hodgers par rapport à une Sandrine Salerno. Soit la capacité à convaincre et à travailler avec l'autre bord politique, chose dont elle est incapable.

Écrit par : Jack | 15/12/2016

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