09/01/2017

Donald Trump le revanchard

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On pourrait s’attendre de la part de celui qui va devenir dans une dizaine de jours le président des Etats-Unis qu’il prenne de la hauteur et arrête de se comporter comme un candidat. Mais c’est sans doute trop demander à Donald Trump plus préoccupé à régler ses comptes que d’endosser le costume, sans doute trop grand pour lui, de futur président de la plus grande puissance du monde.

La preuve ?

Il n’a pas pu s’empêcher de tweeter, son péché mignon, à propos de Meryl Streep qu’elle était « une des actrices les plus surcotées d’Hollywood ». Celles et ceux qui considèrent, et ils sont nombreux, Meryl Streep comme la plus grande comédienne américaine de tous les temps apprécieront le sens cinématographique de Donal Trump qui n’a sans doute jamais vu, entre autres, « Le choix de Sophie », « Kramer contre Kramer », « La maîtresse du lieutenant français », « Sur la route de Madison », « Out of Africa », « The hours », « Le diable s’habille en Prada », « Mamma Mia ! » ou encore la « Dame de fer », films dans lesquels elle est exceptionnelle.

La « faute » de Meryl Streep pour s’attirer les foudres de Donald Trump ?

Avoir osé ironiser, lors de la cérémonie des Golden Globes du 8 janvier, sur l’imitation qu’avait faite Donald Trump, sans pour autant le nommer, en novembre 2015 d’un journaliste handicapé, ce dont il se défend, bien entendu.

Mais surtout, Meryl Streep était une fervente supportrice d’Hillary Clinton, ne manquant pas de se moquer du candidat républicain (photo). Il a donc profité de cette occasion pour la traiter de « larbin » de son ex-rivale montrant par cette réaction que le futur président des Etats-Unis était incapable de se mettre au-dessus de la mêlée et qu’il n’était qu’un revanchard.

Voilà qui en dit long sur le personnage, mais il est vrai qu’il n’y a là rien de bien nouveau…

Commentaires

Et transformer les goldens globes en meeting politique revenchard et antidemocratique, c'est ok ?

Trump a simplement raison: Meryl est une larbine, la larbine de Hillary malgré qu'elle ne soit plus rien, et la larbine de la bienpensance qui lui fait perdre tout discernement.

Écrit par : Eastwood | 09/01/2017

Trump est simplement un narcissique, et donc ne peut accepter la critique. L'intervention contre Schwarzy est symptomatique.

Et comme tout narcissique, il est instable, colérique, et pour un président, potentiellement dangereux.

On peut s'attendre que durant son mandat, il scrutera les médias pour répondre à toutes critiques, au lieu de faire son job de président.

Ce n'est pas son conservatisme que je critique, le choix des américains ne me concerne pas. Mais ce personnage est potentiellement inquiétant.

Avec Trump, c'est un nouveau chapitre du livre " Les malades qui nous gouvernent" qui s'écrit.

Revanchard non, malade oui.

Écrit par : motus | 10/01/2017

D'accord avec Eastwood. Elle ne fait que représenter cette classe démocrate Hollywoodienne/Californienne d'acteurs qui pensent qu'ils représentent le bien et M. Trump le mal. Ils sont a des années lumière de la population américaine....

Cela n'enlève rien à sa magnifique carrière d'actrice, je suis un grand fan d'elle, mais elle ferait mieux de ne pas faire de politique....

Écrit par : jacphil | 10/01/2017

Vous avez raisons de citer quelques films, bien "démocrates"... sauf que "Sur la route de Madison" est le chef d'oeuvre du SEUL grand cinéaste-acteur-réalisateur ayant apporté son soutien à D. Trump.

Ça doit lui être largement suffisant.

Écrit par : petard | 10/01/2017

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