13/01/2017

Chat échaudé craint l'eau froide

pIXAEE2OA_uTG3ce7KV2XacriuM.jpgA entendre les défenseurs de la RIE III, un NON le 12 février coûterait plus cher qu’un OUI. Vraiment ? Il est de fait très difficile de savoir qui dit vrai sur cet objet de votation fort complexe. A gauche, on prétend que cette réforme va coûter près de 4 milliards de francs et à droite on affirme que 5 milliards de recettes sont en jeu. Qui croire ?

Comment se faire une opinion autrement qu’en suivant le mot d’ordre du parti dont on se sent proche ? Et encore ! Un électeur ou une électrice de l’UDC doit-il voter OUI, comme le parti le recommande, alors que cette réforme de l’imposition des entreprises est la conséquence de pressions de l’Union européenne tant honnie par celles et ceux qui votent UDC ? Que penser à ce titre de Céline Amaudruz qui déclare qu’ « avec cette réforme, la Suisse préserve ses intérêts au niveau international » ? Plutôt contradictoire…

Comment croire que l’argent économisé par les entreprises sera réinvesti pour la relance alors que le canton de Lucerne qui connaît la fiscalité des entreprises la plus basse connaît d’énormes problèmes budgétaires ? Ne doit-on pas plutôt s’attendre à une forte diminution des prestations et/ou une augmentation des impôts afin de combler le manque à gagner ?

Enfin, que faut-il penser des conséquences de la réforme précédente, RIE II, votée de justesse en 2008 et qui avait coûté finalement 7 fois plus que les 900 millions annoncés faussement au « bon peuple » ? En sera-t-il de même avec RIE III ? Faut-il prendre le risque de se faire avoir une deuxième fois ?

Chat échaudé craint l’eau froide !

 

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