12/03/2017

La politique des coups (très) bas

Dégoûté en découvrant sur Facebook comment Christine Bussat, égérie de la Marche Blanche et dorénavant UDC, salit Stéphane Rossini afin de tenter de sauver le siège branlant d’Oskar Freysinger au Conseil d’Etat valaisan.

Voilà ce qu’elle a posté sur son mur Facebook (avant de le retirer quelques heures plus tard) :

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Christine Bussat fait référence au vote de Stéphane Rossini en 2013 qui s’était opposé - avec une très forte minorité d’autres parlementaires, puisque seules 3 voix avaient fait la différence – à l’initiative de la Marche Blanche interdisant aux pédophiles condamnés de travailler à nouveau avec des mineurs. Soumis au peuple, le texte avait été confortablement accepté par 63% de la population en mai 2014.

On se souvient que les opposants combattaient l’automatisme interdisant définitivement aux pédophiles de travailler avec des enfants, indépendamment de la gravité, et que cela était, pour eux, contraire au principe légal de proportionnalité. Un jeune de 19 ans ayant eu des rapports sexuels avec sa petite amie de 15 ans (plus de trois ans d’écart entre les deux partenaires ce qui est interdit par la loi), et donc concerné par le texte de l’initiative, avait été donné en exemple par les opposants. Cet argument n’avait pas été entendu par la majorité du peuple, mais il était défendable dans un Etat de droits comme le nôtre. D’ailleurs, 37% des votants l’avaient entendu.

Cela fait-il d’eux des personnes prêtes à laisser leur enfant proche d’un pédophile récidiviste ? Bien sûr que non ! C’est une insulte non seulement à l’encontre de Stéphane Rossini, mais également à l’égard de celles et ceux qui ont refusé l’initiative. Mais ce qu’il y a d’encore plus gênant dans tout cela, c’est que Christine Bussat crée volontairement un amalgame entre le candidat socialiste au Conseil d’Etat valaisan et pédophilie. Abject.

Une politique des coups (très) bas, une habitude bien connue de l’UDC, qu’il faut dénoncer vigoureusement en soutenant les candidat-e-s au Conseil d’Etat valaisan qui s’en démarquent et la condamnent.

Commentaires

Madame Bussat est une femme courageuse ...

Écrit par : srg | 15/03/2017

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