06/10/2017

Non aux deux-roues motorisés sur les trottoirs !

Luc Barthassat, qui prône le pragmatisme pour lutter contre l’incessante guerre des transports qui sévit à Genève, a pourtant mis de l’huile sur le feu cet été avec une nouvelle brochure réalisée par son département  à destination des usagers de deux-roues motorisés.  On peut y lire que le parking de ces véhicules sur les trottoirs est toléré, moyennant un passage de 1m50 pour les piétons.

Réaction immédiate de l’Association Transports et Environnement (ATE) qui dénonce une mesure qui met en danger les piétons, entrave leur circulation et qui ne respecte pas le droit suisse qui réserve cette possibilité aux vélos (ordonnance sur la circulation routière, article 41). Dans la foulée,  l’ATE a lancé une pétition, qui peut être signée en cliquant sur le lien suivant : https://www.change.org/p/pour-la-s%C3%A9curit%C3%A9-des-p....

Le procureur général Olivier Jornot a de son côté rappelé à l’ordre Luc Barthassat en dénonçant l’illégalité de cette tolérance.

Et comme il fallait, hélas, s’y attendre, les milieux qui soutiennent une politique de la motorisation à outrance, en l’occurrence le TCS,  ont lancé une contre-pétition.  Le TCS  soutient la mesure du Conseiller d’Etat qui  « s’impose comme une évidence et une mesure de bon sens élémentaire » étant donné le manque de places pour les deux-roues motorisés.

Est-ce une raison suffisante pour envahir les trottoirs de motos et de scooters au détriment des piétons ? Evidemment que non. La solution est à trouver dans les parkings souterrains qui regorgent de places inoccupées en supprimant, d’une part, en surface des places de parking pour les voitures en faveur des deux roues, motorisés ou non, et, d’autre part, en favorisant le parking des deux roues également en sous-sol.

L’idéal étant bien sûr de recourir le plus possible à la marche, aux transports publics et au vélo, électrique ou non, qui, pour reprendre les termes de la pétition du TCS, occupent moins d’espace sur la voirie et diminuent les bouchons journaliers considérables existants.

Commentaires

Si c'est illégal, est-il nécessaire de lancer des pétitions ? A moins qu'à Genève le respect de la loi soit optionnel...

Écrit par : Question | 06/10/2017

Si les scooters et autres deux-roues pétaradants se sont tellement multipliés a Geneve depuis 10-15 ans, c`est parce`que un urbanisme centré sur la bagnole a transformé la ville en un gros producteur de bouchons malodorants. Comme tout le monde ne peut pas se permettre de faire chaque jour 10-20 km a vélo pour aller au turbin, reste donc le scooter. La solution n`est pas de rendre la vie impossible a ces derniers mais de reprendre la ville aux voitures en les excluant au maximum du centre-ville et en développant au maximum les transports publics, ne croyez-vous pas?

Écrit par : J.S. | 07/10/2017

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