07/01/2018

Du grand au petit écran : « Still Alice » avec une bouleversante Julianne Moore

IMG_1331.jpgProfesseur de linguistique réputée, mariée, mère de trois grands enfants, épanouie, Alice Howard présente les premiers signes de la maladie d’Alzheimer alors qu’elle vient de fêter ses 50 ans. Cette nouvelle va bien évidemment bouleverser sa vie et celle de son entourage. Luttant avec toute son énergie, son intelligence, le soutien plus ou moins efficace des siens et également la technologie moderne, Alice va mener ce combat, perdu d’avance, avec une grande dignité pour qu’on n’oublie pas qu’au-delà de sa perte de mémoire, elle demeure une personne à part entière.

Le film ne réserve guère de surprises dans son déroulement. Il est classique dans sa forme et les seconds rôles, le mari et les trois enfants, ne sont pas suffisamment développés. Mais il a une immense qualité qui vaut à elle seule la peine de le voir : Julianne Moore. Fort justement récompensée par l’Oscar de la meilleure actrice, elle est bouleversante de bout en bout. Voir à l’écran son regard s’éteindre petit à petit au fur et à mesure que la mémoire la quitte est du très grand art. Une performance qui vous scotche sur votre fauteuil au moment du générique de fin et qui fera sans nul doute date dans l’Histoire du cinéma.

3 étoiles. « Still Alice ». RTS UN, lundi 8 janvier, 20h40.

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Jusqu’où Andrew acceptera-t-il d’être rabaissé et humilié par son professeur pour réaliser son rêve de devenir un musicien d’exception ? Le film est porté par deux acteurs remarquables, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard et un montage tiré au cordeau. Le face à face entre le professeur et son élève atteint par moment des sommets d’intensité incroyables avec en particulier un dernier quart d’heure qui vous laisse scotché sur votre fauteuil au moment du générique de fin. Le film de Damien Chazelle, le réalisateur de « La La Land », vaut le détour.

5 étoiles. « Whiplash ». France 4, dimanche 7 janvier, 22h55.

Vacances familiales dans les Alpes, pause déjeuner sur la terrasse du restaurant et tout à coup une avalanche qui s’approche dangereusement. Panique à bord. Tomas, le père, s’enfuit alors que la mère se retrouve seule pour protéger ses deux enfants. Plus de peur que de mal, l’avalanche s’est arrêtée au pied du restaurant. Mais elle a tout de même fait de gros dégâts au sein de la famille : le père a failli dans sa mission de protecteur et a perdu la confiance de son épouse et de ses enfants. « Snow Therapy » est une comédie grinçante – la marque de fabrique de Ruben Ostlund, également réalisateur du décevant « The Square », Palme d’or 2017 – par moment jouissive par son côté cruel, qui s’attaque aux clichés de la famille « idéale », mais aussi au rôle de l’homme dans notre société occidentale. « Snow Therapy » est un film qui dérange. Il ne s’oublie pas une fois qu’il est terminé quand bien même on regrettera une fin ratée.

3 étoiles. « Snow Therapy ». RTS UN, jeudi 11 janvier, 23h25

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

 

00:27 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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