23/01/2018

« God’s Own Country » : une magnifique histoire d’amour (et 6 autres films à l’affiche)

IMG_0773.jpgDiffusé en avant-première dans le cadre du Geneva International Film Festival (GIFF) en novembre dernier en présence du réalisateur Francis Lee, « God’s Own Country » (« Seule la terre ») sort sur les écrans genevois mercredi.

Fils d’un fermier handicapé suite à une attaque, Johnny se retrouve à devoir gérer seul le domaine familial situé dans le Yorkshire où les conditions climatiques peuvent être fort rudes. Frustré par cette vie très dure, Johnny se saoule tous les soirs au pub du village et connaît des aventures sans lendemain avec des inconnus. Mais quand Georghe, un saisonnier roumain, débarque à la ferme pour donner un coup de main, Johnny va alors éprouver des sentiments jamais ressentis auparavant. Saura-t-il les apprivoiser pour ouvrir son cœur et son esprit à la tendresse et à l’amour que lui offre Georghe et l’assumer dans un milieu peu favorable pour vivre son homosexualité?

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21/01/2018

Du grand au petit écran: « Money Monster »

IMG_1408.jpgCouverture de la semaine du GuideTV, « Money Monster » de Jodie Foster, avec Julia Roberts et George Clooney, vaut-il la peine d’y consacrer sa soirée TV de lundi soir?

Lee Gates est un présentateur de télévision qui anime une émission sur la bourse et donne des conseils pour placer son argent. Il a tendance à n’en faire qu’à sa tête, au plus grand désespoir de sa productrice, et est du genre arrogant. Un jour, il est pris en otage en direct sur le plateau par Kyle, un téléspectateur qui a perdu tout son argent en suivant ses conseils. Commence alors une course contre la montre pour tenter de faire renoncer Kyle de tout faire sauter en appuyant sur le détonateur qui déclenchera la ceinture explosive qu’il a mise sur Lee.

Pour tenir en haleine le spectateur, le scénario ne manque pas de rebondissements. Certains ne surprennent guère, mais d’autres sont très réussis et même jouissifs. Mais il n’est pas non plus exempt de défauts, car en voulant dénoncer les dérives du capitalisme, les profiteurs du système ou encore le cynisme de la télé réalité en emballant le tout dans un film qui oscille sans cesse entre le thriller, la satire et la comédie, « Money Monster » reste superficiel. Il n’en demeure pas moins que le film de Jodie Foster est un agréable divertissement. Et ce n’est déjà pas si mal.

3 étoiles. « Money Monster ». RTS UN, lundi 22 janvier, 20h40.

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19/01/2018

« 3 Billboards» : souvent jouissif (et 5 autres films à l’affiche)

IMG_1381.jpg« 3 Billboards » (en français « Les panneaux de la vengeance » alors qu’il n’est aucunement question de vengeance dans le film…) mêle à la fois tragédie et comédie, ce qui est souvent un pari risqué. En effet, si la sauce ne prend pas, le film peut vite devenir indigeste.

Autant le dire tout de suite, et à quelques détails près, le mélange des genres est réussi dans « 3 Billboards » grâce à un scénario inventif, une mise en scène qui ne laisse rien au hasard, des images magnifiques et une distribution exceptionnelle à la tête de laquelle on retrouve Frances McDormand, Sam Rockwell et Woody Harreslon, les deux premiers ayant tout récemment reçu le Golden Globe de meilleur actrice et meilleur acteur dans un second rôle. A noter encore que « 3 Billboards » a également été récompensé pour son scénario et a été désigné meilleur film dramatique, ce qui en fait un favori pour les Oscars.

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16/01/2018

Du grand au petit écran : Catherine Frot est une géniale « Marguerite »

IMG_1371.jpgParis, 1920. Marguerite Dumont se produit régulièrement devant un cercle d’habitués de la haute bourgeoisie pour donner des récitals. Elle chante tragiquement faux, mais personne n’a jamais osé le lui dire, et surtout pas son mari qui n’en peut plus. Tout cela ne serait pas si grave si un jour Marguerite, flattée par deux jeunes qui la manipulent, ne se mettait pas en tête de se produire devant un vrai public où la vérité pourrait bien alors lui sauter à la...gorge.

Le film se déroule en cinq actes et commence sous des airs de comédie et d’opéra (entendre chanter faux le fameux air de la Reine de la nuit de « La flûte enchantée » est drôle, mais tout de même éprouvant pour les oreilles) avec la découverte du personnage hors du commun qu’est Marguerite Dumont.

Mais au fur et à mesure que l’action évolue, le rire laisse la place à l’émotion et le spectateur s’attache de plus en plus au personnage de Marguerite. Il en est d’ailleurs de même pour son proche entourage, à commencer par son mari qui pourtant avec les années s’est éloignée d’elle, qui se laisse gagner par la douce folie de Marguerite et la soutient dans son rêve de se produire sur scène au risque qu’elle bascule alors complètement dans la folie.

« Marguerite » est un film soigné avec une superbe lumière. Les costumes et les décors sont somptueux. La distribution est excellente, sans doute tirée par le haut par une Catherine Frot, César 2016 mérité de la meilleure actrice pour ce rôle, merveilleusement émouvante en Marguerite. Librement inspirée de l’histoire de l’américaine Florence Foster Jenkins, dont la vie a été portée depuis lors à l’écran avec Meryl Streep et Hugh Grant, « Marguerite » est à l’image de la fleur qui porte son nom : on l’aime d’abord un peu, puis beaucoup et enfin passionnément.

4 étoiles. « Marguerite ». RTS DEUX, jeudi 18 janvier, 21h15.

 

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14/01/2018

Baisse des impôts: un jeu dangereux

Dans trois mois, la composition du nouveau Grand Conseil sera connue. Il est donc temps pour les partis de séduire leur électorat. Certains n’hésitent pas à sortir la grosse artillerie, comme les projets de loi du PLR sur des baisses d’impôts l’ont montré cette semaine. Et peu importe finalement que ces propositions ne soient pas chiffrées (augmentation significative de la déduction des frais de garde et doublement du montant maximum déductible pour le troisième pilier) ou carrément suicidaires pour les finances publiques en diminuant de 5% l’impôt direct sur les personnes physique, ce qui représenterait une perte de 125 millions dans les caisses cantonales.

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