30/01/2018

Du grand au petit écran : « Fatima », César 2016 du meilleur film

IMG_1438.jpgLe film raconte l’histoire de Fatima, une femme de ménage d’origine algérienne vivant en France, qui élève seule ses deux filles. La première est âgée de 15 ans et est en pleine révolte, notamment parce que sa mère est au service des autres et se plie en quatre pour que sa deuxième fille, âgée de 18 ans, puisse commencer des études de médecine. C’est pour Fatima à la fois une fierté, mais également une difficulté, parce que ça la renvoie à ses frustrations, notamment le fait qu’elle maîtrise mal le français oral, qu’elle ne l’écrit et ne le lit pas ou encore qu’elle est mal considérée par ceux qui l’emploient, voire son voisinage.

Cette thématique, certes intéressante dans une France qui se pose beaucoup de questions sur sa manière d’intégrer les étrangers, a suffi à l’Académie des César pour le couronner comme le meilleur film français sorti en 2015. Que le film ressemble plus à un documentaire qu’à une œuvre de fiction, qu’il ne fasse preuve d’aucune originalité sur le plan cinématographique ou que certains acteurs jouent très mal n’a apparemment eu aucune importance aux yeux de la majorité des votants qui s’est réfugiée derrière le politiquement correct. Incompréhensible.

Pour une fois, on ne regrettera donc pas l’heure tardive de diffusion de ce film.

1 étoile. « Fatima ». RTS UN, jeudi 1er février, 23h35.

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

 

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28/01/2018

Coupes budgétaires : une votation encore utile ?

Le 5 juin 2016, les électrices et électeurs de la Ville de Genève disaient un NON très clair à la droite du Conseil municipal qui avait opéré 7 millions de coupes dans le budget 2016 alors que les comptes municipaux de 2015 dégageaient un bénéfice de 40 millions !

Sourde à ce message, pourtant fort limpide, cette même droite remettait le couvert lors du vote du budget 2017 avec cette fois-ci des coupes pour 2,5 millions touchant la culture, l’allocation de rentrée scolaire, la solidarité internationale et les dépenses générales des départements avec des conséquences, notamment, sur la sécurité incendie, l’entretien des parcs, des places de jeux, des bâtiments scolaires et l’organisation de manifestations populaires. Nouveau référendum et nouvelle votation en septembre 2017 finalement annulée à cause de la brochure jugée trop partiale.

Il faut donc revoter le 4 mars prochain. Mais est-ce bien utile alors que l’année 2017 est terminée et qu’en cas de victoire des référendaires (1), l’autorisation d’augmenter les dépenses ne pourra de toute façon pas être appliquée ?

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26/01/2018

« Downsizing »: un petit film (et 7 autres films à l’affiche)

IMG_1411.jpgL’affiche du film met en exergue, en jouant sur la signification du titre, que « Downsizing » est le premier grand film de 2018. Si tel était le cas, tous les films qui sortiront durant cette année seront alors des chefs d’œuvre. En effet, si le film est plutôt plaisant au début avec des personnages et des effets spéciaux qui amusent, son intérêt se…réduit au fur et à mesure que les minutes passent jusqu’à devenir franchement ennuyeux dans sa seconde partie et à rendre confus le message qu’il voulait délivrer.

 

 

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23/01/2018

« God’s Own Country » : une magnifique histoire d’amour

IMG_0773.jpgFils d’un fermier handicapé suite à une attaque, Johnny se retrouve à devoir gérer seul le domaine familial situé dans le Yorkshire où les conditions climatiques peuvent être fort rudes. Frustré par cette vie très dure, Johnny se saoule tous les soirs au pub du village et connaît des aventures sans lendemain avec des inconnus. Mais quand Georghe, un saisonnier roumain, débarque à la ferme pour donner un coup de main, Johnny va alors éprouver des sentiments jamais ressentis auparavant. Saura-t-il les apprivoiser pour ouvrir son cœur et son esprit à la tendresse et à l’amour que lui offre Georghe et l’assumer dans un milieu peu favorable pour vivre son homosexualité?

Le réalisateur a choisi de tourner le film dans cette région parce qu’il y a grandi et qu’il s’est demandé ce qu’il se serait passé pour lui s’il y était resté et qu’il y avait rencontré quelqu’un. Ce vécu se voit particulièrement bien à l’écran, le paysage étant le troisième personnage principal du film et servant souvent de miroir à la relation des deux hommes qui se construit petit à petit dans cet environnement plutôt hostile. Francis Lee a d’ailleurs tourné le film de façon linéaire et chronologique pour laisser chaque scène influer sur la suivante du point de vue des sentiments, comme s’il construisait l’histoire pierre à pierre à l’image de ces murs impressionnants qui séparent les propriétés du Yorkshire et qui jouent un rôle tout sauf innocent dans l’histoire de Johnny et Georghe.

« God’s Own Country » invite le spectateur à partager l’univers des deux hommes grâce à une caméra qui est, selon le vœu du réalisateur, toujours installée entre les personnages pour qu’ils ne puissent jamais se soustraire au regard de celui-ci. Pari totalement réussi grâce à deux acteurs bouleversants de vérité et à une photographie et un son qui mettent en valeur avec une rare authenticité les paysages du Yorshire. Au final, une magnifique histoire d’amour, dont le seul bémol se résume à quelques petites longueurs dans la seconde partie, que les amateurs du genre ne manqueront pas d’aller voir. (4 étoiles)

5 étoiles : à voir absolument, 4 étoiles : chaudement recommandé, 3 étoiles : ça vaut la peine, 2 étoiles : pas indispensable, 1 étoile : il y a mieux à faire

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21/01/2018

Du grand au petit écran: « Money Monster »

IMG_1408.jpgCouverture de la semaine du GuideTV, « Money Monster » de Jodie Foster, avec Julia Roberts et George Clooney, vaut-il la peine d’y consacrer sa soirée TV de lundi soir?

Lee Gates est un présentateur de télévision qui anime une émission sur la bourse et donne des conseils pour placer son argent. Il a tendance à n’en faire qu’à sa tête, au plus grand désespoir de sa productrice, et est du genre arrogant. Un jour, il est pris en otage en direct sur le plateau par Kyle, un téléspectateur qui a perdu tout son argent en suivant ses conseils. Commence alors une course contre la montre pour tenter de faire renoncer Kyle de tout faire sauter en appuyant sur le détonateur qui déclenchera la ceinture explosive qu’il a mise sur Lee.

Pour tenir en haleine le spectateur, le scénario ne manque pas de rebondissements. Certains ne surprennent guère, mais d’autres sont très réussis et même jouissifs. Mais il n’est pas non plus exempt de défauts, car en voulant dénoncer les dérives du capitalisme, les profiteurs du système ou encore le cynisme de la télé réalité en emballant le tout dans un film qui oscille sans cesse entre le thriller, la satire et la comédie, « Money Monster » reste superficiel. Il n’en demeure pas moins que le film de Jodie Foster est un agréable divertissement. Et ce n’est déjà pas si mal.

3 étoiles. « Money Monster ». RTS UN, lundi 22 janvier, 20h40.

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