03/06/2018

Du grand au petit écran : « Démolition »

IMG_2775.jpg« Démolition » traite du thème, très souvent porté à l’écran, de la rédemption ou comment toucher le fond pour mieux rebondir. Pas d’une originalité folle a priori. Si ce n’est que la reconstruction de Davis Mitchell va passer par une phase de démolition réelle de ce qu’il a construit les dernières années. Tout y passe, y compris la maison, symbole de ce foyer qui n’a plus de sens et qu’il n’a pas autant investi qu’il l’avait imaginé. Le décès accidentel de son épouse va petit à petit lui permettre d’en prendre conscience, sa réaction à ce drame étant inhabituelle. La rencontre d’une femme et de son fils adolescent, qui va comme par effet de miroir chercher à se faire démolir pour savoir qui il est réellement, vont l’aider à repartir sur de nouvelles bases.

« Démolition » est porté par une excellente distribution, à commencer par Jake Gyllenhall qui joue à la perfection son rôle de veuf borderline. La première partie du film est originale et peu conventionnelle dans sa manière d’aborder le deuil. Les accès de destruction massive de Davis Mitchell ont quelque chose de jubilatoires, même s’ils finissent par lasser par leurs répétitions excessives. La rencontre avec l’adolescent, bien que pas assez développée, est bien trouvée, mieux que celle avec sa mère (touchante Naomi Watts) plutôt convenue. Malheureusement, dans le dernier tiers du film, la douce folie qui fait indéniablement le charme de « Démolition » disparaît petit à petit pour s’achever avec une fin qu’on aurait aimée plus osée. Dommage. A quoi bon en effet tout démolir si c’est pour reconstruire à peu près la même chose ?

3 étoiles. « Démolition ». RTS UN, lundi 4 juin, 20h40

18:40 Publié dans Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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